Hand: Brest, un nouveau statut à défendre en Ligue des champions

Paris (AFP) –

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Après une première historique, la confirmation? Finalistes de la Ligue des champions de handball la saison passée, les Brestoises repartent à la conquête du Graal ce week-end aux côtés de leurs rivales messines qui rêvent de les imiter.

Mais la saison n'a pas bien commencé pour Brest. Le champion de France a chuté dès la reprise en D1 mercredi à Bourg-de-Péage (37-31). Pas idéal avant de retrouver la C1 samedi (16h00) avec un déplacement hautement plus périlleux sur le territoire de Rostov, un des cadors du continent où évoluent Grâce Zaadi et Béatrice Edwige, médaillées d'or lors des Jeux de Tokyo en août avec les Bleues.

Les Messines débuteront elles dimanche (16h00) avec la réception d'une autre puissance russe, le CSKA Moscou, emmené par plusieurs vice-championnes olympiques slaves et renforcé avec l'arrivée d'une ex-buteuse en série de Brest et Metz, l'arrière droite slovène Ana Gros.

Les "Dragonnes", leur surnom, abordent toutefois cette rencontre avec plus de confiance que les Bretonnes, ayant commencé la saison par un succès net contre Besançon (33-24).

Les vice-championnes de France ont aussi soif de reconquête après une saison sans un seul titre à se mettre sous la dent. C'est simple, dans toutes les compétitions, que ce soit en Ligue féminine (finale), en Coupe de France (demi-finales) ou en C1 (quart de finale), une seule et même équipe leur a barré la route: Brest.

La saison 2020-2021 s'est révélée grandiose pour les "Rebelles". Avec leur fort contingent de championnes olympiques françaises (Darleux, Lassource, Coatanea, Foppa, Niakaté), elles ont non seulement réalisé le doublé Coupe-Championnat mais se sont donc aussi hissées jusqu'en finale de la Ligue des champions, chose inédite pour un club français. Les Norvégiennes de Kristiansand avaient remporté le trophée à Budapest (34-28).

Un parcours qui renforce l'appétit des Messines. En 2019, ces dernières avait goûté au dernier carré, mais s'étaient arrêtées dès les demies, battues par Rostov.

La Messine Orlane Kanor (c.), lors de la demi-finale de Ligue des champions féminine de hand entre Metz et Rostov, le 11 mai 2019 à Budapest.
La Messine Orlane Kanor (c.), lors de la demi-finale de Ligue des champions féminine de hand entre Metz et Rostov, le 11 mai 2019 à Budapest. ATTILA KISBENEDEK AFP

- Rostov sans Viakhireva -

"Gagner la Ligue des champions, c'est un rêve. Mais c'est déjà un long chemin plein d'embûches pour arriver jusqu'au Final Four. On a un groupe jeune cette saison. Plusieurs joueuses du centre de formation nous ont rejointes. Elles vont découvrir la compétition. Cela va nous faire grandir en tant que groupe", souligne la demi-centre des Bleues Méline Nocandy, "déçue" de ne pas pouvoir jouer dimanche dans la salle habituelle. En raison du Moselle Open de tennis, organisés aux Arènes de Metz, le match est délocalisé à Nancy.

Les Brestoises, elles, ont dû effectuer 18 heures de voyages pour rallier Rostov où leur dernier déplacement, en 2019 en phase de poules, avait été douloureux (défaite 30-24). Mais Anna Viakhireva, auteure alors de 7 buts, ne sera pas là pour les malmener. L'arrière polyvalente de 26 ans a décidé de faire une pause après les JO.

Avec leur statut de vice-championnes d'Europe, les "Rebelles" seront attendues de pied ferme partout. Pour terminer dans les deux premières places de leur groupe, synonymes d'accession directe aux quarts de finale, elles devront faire mieux que les Monténégrines de Buducnost, titrées en 2015, que l'outsider Bucarest ou les Danoises d'Esbjerg.

"C'est une nouvelle page à écrire pour un club qui veut s'installer dans la durée avec une histoire et de l'ambition", souligne leur nouveau coach, Pablo Morel, successeur de Laurent Bezeau.

La Brestoise Pauline Coatanéa pendant la demi-finale de Ligue des champions entre le Gyori Audi ETO KC et le Brest Bretagne Handball, à la Papp Laszlo Arena de Budapest, le 29 mai 2021.
La Brestoise Pauline Coatanéa pendant la demi-finale de Ligue des champions entre le Gyori Audi ETO KC et le Brest Bretagne Handball, à la Papp Laszlo Arena de Budapest, le 29 mai 2021. Attila KISBENEDEK AFP

Les Messines ont elles hérité de l'autre poule avec, outre le CSKA, Kristiansand et l'ogre hongrois de Györ, quintuple lauréat de la compétition. Vaste programme!