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cyclisme / bilan 2011

Bilan cyclisme 2011 (1) : Philippe Gilbert, roi des Belges

Philippe Gilbert, vainqueur de la Flèche Wallone, le 20 avril 2011.
Philippe Gilbert, vainqueur de la Flèche Wallone, le 20 avril 2011. Reuters
6 mn

L’année 2011 aura été marquée par l’hégémonie de Philippe Gilbert dans les classiques de printemps. De son côté, le coureur suisse Fabian Cancellara n'a pas réédité son exploit de 2010, enchaîner Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Quant à Alberto Contador, il s’est illustré une nouvelle fois dans le Giro avant de se présenter au Tour de France. 

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Comme souvent depuis des années, le cyclisme mondial aura balancé entre exploits, problèmes de dopage et surprises. Alors qu'Alberto Contador attend toujours le verdict du Tribunal arbitral du sport concernant l'affaire de dopage dans le Tour de France 2010, pour Philippe Gilbert, c’est la consécration. Le Belge réalise une année incroyable alors que le Suissse Fabian Cancellara ne réussit pas à rééditer son double exploit de l'an dernier dans le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

Philippe Gilbert, un vrai « cannibale »

Phillipe Gilbert aura franchement marqué de son empreinte la saison 2011. A son compteur, pas moins de 18 victoires dont quatre succès de prestige, à l'instar de son compatriote Eddy Merckx surnommé le "cannibale". Le héros de cette année aura rassemblé le temps d’une saison cycliste un pays divisé.

Philippe Gilbert, vainqueur de la Flèche Brabaçonne, le 13 avril 2011.
Philippe Gilbert, vainqueur de la Flèche Brabaçonne, le 13 avril 2011. Reuters / Yves Herman

Avant de remporter la Doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège, le champion de Belgique 2011 s’impose sur l’Amstel Gold Race et la Flèche Wallone. Il égale le record de Davide Rebellin qui était jusque-là le seul cycliste à avoir réussi le triplé dans les classiques ardennaises. Le coureur de la formation Omega Pharma-Lotto restera comme le plus explosif de la saison et aura tenu son rang de favori à chaque grand rendez-vous. En août, il remporte son dernier grand succès avec la Clasica San Sebastian.

Quant à Fabian Cancellara, il n’a pas écrasé les courses d’un jour. Contrairement à 2010, le Suisse n’a pas gagné cette année les deux monuments que sont le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Alors qu'une semaine auparavant, « Spartacus » (son surnom, ndlr) décrochait comme à son habitude, en solitaire, le Grand Prix E3, une semi-classique flandrienne, personne ne s'attendait à ce qu'il manque ses deux objectifs de ce début de saison: la « ronde » et « l’enfer du Nord ».

Nick Nuyens s'impose dans les Flandres, Vansummeren crée la surprise à Roubaix

Sylvain Chavanel (g) échoue de peu lors de l'arrivée du Tour des Flandres 2011.
Sylvain Chavanel (g) échoue de peu lors de l'arrivée du Tour des Flandres 2011. Reuters / Thierry Roge

Dans le Tour des Flandres, Cancellara fait la course en tête dans les vingt kilomètres qui précèdent le mur de Grammont, là où se décide la course. Mais sous l’impulsion de Philippe Gilbert (encore lui), le peloton revient. A la flamme rouge, ils sont trois à pouvoir prétendre à la victoire. Troisième de cette « ronde », le coureur de Leopard Trek est devancé par le Français Sylvain Chavanel, battu d’un boyau par Nick Nuyens. A 30 ans, ce dernier signe une victoire de prestige grâce a son accélération décisive.

Le Belge Johan Vansummeren s'impose dans l'édition de Paris-Roubaix 2011.
Le Belge Johan Vansummeren s'impose dans l'édition de Paris-Roubaix 2011. Reuters / Pascal Rossignol

A Roubaix, Cancellara est en revanche devancé par l'inconnu Johan Vansummeren. Alors qu’il avait fait le plus gros du travail pour revenir sur la tête de course en compagnie d’autres cadors (Hushovd, Ballan, Flecha), le Suisse coupe son effort. Il n’a pas l’intention d’emmener tout ce petit monde sur son porte-bagages. Cette lutte stérile entre leaders va faire la joie du Belge Vansummeren qui ne sera plus inquiété par le retour des stars du peloton. Il remporte donc la deuxième victoire de sa carrière professionnelle après une étape du Tour de Pologne en 2007. Un exploit.

Alberto Contador écrase le Giro

En mai, malgré ses problèmes avec le Tribunal arbitral du sport, Alberto Contador fait un passage très remarqué au Tour d'Italie. Un Giro qui coutera la vie à Wouter Weylandt, un coureur de l’équipe Leopard Trek. Le Belge trouvera la mort dans la descente du Passo Del Bocco. Cette journée endeuillée restera à jamais dans les annales du Tour d'Italie. A l'avenir, son dossard numéro 108, ne sera plus attribué.

Alberto Contador se voit aussi déchu de son deuxième Giro gagné en 2011.
Alberto Contador se voit aussi déchu de son deuxième Giro gagné en 2011. Reuters

Sur les pentes de l’Etna, lors de la 9e étape le 15 mai 2011, Contador construit sa deuxième victoire après 2008. Il prend 12 secondes de bonification et relègue son principal rival, Vicenzo Nibali à 50 secondes. Au classement général, l’Italien, annoncé comme principal favori par les tifosis accuse déjà un retard de 1' et 21'' sur le Madrilène. Ses autres principaux rivaux, Kreuziger et Scarponi, tenteront en vain de détrôner l’Espagnol.

Peine perdue. Sur ce Giro, « El Pistolero » est sur un nuage. Il va conforter son avance dans la traversée des Dolomites et dans le contre-la-montre en ascension lors de la 16e étape entre Belluno et Nevegal (12,7 km). Contador gardera treize jours le maillot rose. Il gagne le Giro avec plus de 6 minutes d’avance sur Scarponi. La Grande Boucle arrive, il fait désormais figure d’épouvantail.

Lire la deuxième partie : Cadel Evans, la vie en jaune

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