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Euro-2012 / Pologne

Euro-2012 : la Pologne est fin prête

L'équipe du Portugal lors de son arrivée en Pologne à Poznan.
L'équipe du Portugal lors de son arrivée en Pologne à Poznan. Reuters / Bartosz Jankowski
6 mn

Vendredi 8 juin 2012, tous les regards vont se porter vers la Pologne qui s’apprête à faire l’ouverture de l’Euro-2012 contre la Grèce. Pays co-organisateur avec l’Ukraine, c’est un coup de projecteur unique sur ce pays qui est sorti il y a plus de 20 ans du communisme et qui peine à changer son image.

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La Pologne, co-organisatrice de l'Euro-2012 avec l’Ukraine, s'apprête à affronter la Grèce dans le nouveau Stade national de Varsovie le 8 juin en match d'ouverture. L’Euro-2012 est la première compétition internationale d'envergure organisée depuis la chute du régime communiste.

L'Euro-2012 devrait doper le tourisme

La Pologne attend environ un million de visiteurs et cela devrait profiter à l’économie du pays avec des retombées substantielles évaluées autour de 7 milliards d’euros. Mais le pays compte bien surfer sur la vague football pour devenir une destination "à la mode" et attirer de nouveaux touristes après la fin de l’Euro. Sa campagne publicitaire clame : « La Pologne change son image ! Move Your Imagination »; placée sous le signe de l’innovation, loin des clichés, elle s'efforce de présenter un pays ouvert, moderne et délibérément tourné vers l’Europe.

La Pologne est actuellement le seul pays de l’espace européen à ne pas avoir connu de crise économique. Elle tourne actuellement avec un taux de croissance d’environ 4% quand une grande partie du continent est enlisé dans la récession; elle se présente désormais comme un pays « intrigant, intéressant, qui stimule l’imagination et ne laisse personne indifférent ». Ainsi, Varsovie -qui est à seulement 2h30 de Paris- souhaiterait à l'instar d’autres villes du pays attirer la jeunesse européenne, assoifée de découverte. Les infrastructures développées pendant la préparation de cette Euro seront la clef de cette victoire.

Des infrastructures à la hauteur de l’événement

Dès l’annonce de l’attribution de cette compétition, le 18 avril 2007 à Cardiff au Pays de Galles, le pays s’est mis tout de suite à l’œuvre pour combler un déficit en infrastructures autoroutières. Au moment de l’attribution, par l’UEFA, la Pologne n'avait pas de structure routière suffisante pour un tel évènement.

Le nouveau stade de Gdansk.
Le nouveau stade de Gdansk. REUTERS / Kacper Pempel

Côté stade, quatre enceintes vont accueillir les matches. Le nouveau stade Polonais de Poznan, d'une capacité de 43.000 places, a été premier à être terminé. Son inauguration a eu lieu à l'automne 2010. Lors de la phase de groupe, les Italiens, les Irlandais et les Croates fouleront sa pelouse.

Situé dans la ville portuaire de Gdansk, l’Arena quant à lui accueillera 40 000 fans de ballon rond. Inauguré en juillet 2011, ce complexe abritera également un hôtel.

Le Stade national de Varsovie est un symbole polonais à lui tout seul, avec son enceinte aux couleurs blanche et rouge, celles du drapeau du pays. Dernier inauguré, en janvier 2012, le stade a été spécialement construit pour accueillir la phase finale de l'Euro-2012, qui sera suivie à chaque match par quelque 50 000 spectateurs. L'équipe nationale, ainsi que les Grecs et les Russes utiliseront son terrain pour la phase de groupe.

Enfin, le stade Wroclaw accueillera pour sa part 40 000 spectateurs. Construit à l'occasion de l'Euro, il est prêt depuis septembre 2011. La Pologne a réussi en temps et en heure ce formidable défi et le président de l’UEFA , Michel Platini, a déclaré : « Je suis un président heureux car nous avons de très beaux stades. » Et d’ajouter : « On a eu des moments de haut et de bas mais jamais en Pologne », faisant allusion aux problèmes rencontrés avec l’autre pays organisateur, l’Ukraine.

Seule ombre au tableau : les hooligans

Malgré ce parcours plus qu’honorable depuis l’attribution de l’Euro par l’UEFA, la Pologne doit tout de même faire face à la menace des hooligans (*). Le spectre de supporteurs polonais violents avait déjà été agité lors du Mondial 2006 en Allemagne ou de l'Euro-2008 en Autriche, même si peu d'incidents furent à déplorer. Aujourd’hui les inquiétudes sont différentes : 5 000 hooligans résident en Pologne.

Longtemps accusée de laxisme, la Pologne s'est enfin décidée à agir. La loi autorise désormais des procédures judiciaires express à l'intérieur même des stades et le placement sous surveillance électronique d'individus interdits de stade. « Ce qui nous préoccupe le plus, c'est le comportement des supporters dans les lieux publics, notamment les fans zones », estime cependant un officiel du ministère de l'Intérieur, Jacek Zalewski. Ces dernières semaines, des dizaines de personnes ont été arrêtées, accusées d'avoir participé à des « ustawki », ces bagarres arrangées entre hooligans de clubs rivaux qui ont coûté la vie à plusieurs personnes les années passées.

Que ce soit du côté de la mer Baltique (Gdansk) ou dans la capitale, Varsovie, la Pologne voudra montrer le visage d’un pays résolument moderne et tourné vers l’avenir. Au vu du travail accompli jusqu’à présent, le pari est en passe d’être gagné. Place au football.

hooligans (*): Qui se livre au vandalisme et use de violence.

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