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Livre / Euro-2012 / Equipe de France

«Les Miscellanées des Bleus», l’histoire du football français

La grève de Knysna en Afrique du Sud lors du Mondial 2010 restera comme la page la plus sombre de l'histoire du football français.
La grève de Knysna en Afrique du Sud lors du Mondial 2010 restera comme la page la plus sombre de l'histoire du football français. Reuters
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Dans un ouvrage intitulé Les Miscellanées des Bleus édité chez Hugo Sport en juin 2012, Ronan Boscher et Thomas Pitrel s'attachent à décrire plus de cent ans de la vie des Bleus à travers des récits et des anecdotes. Les deux journalistes ont écumé les archives pour écrire un ouvrage qui peut se lire de bout en bout ou encore mieux, se picorer.

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L’histoire des Bleus regorge de récits et d’anecdotes depuis plus de cent ans. Comme ce premier match de l’équipe de France 100% « frenchy » qui a eu lieu le 20 octobre 1900 dans le cadre du tournoi organisé pour l’exposition universelle et les Jeux Olympiques de Paris. Voilà tout le travail de Ronan Boscher et Thomas Pitrel qui ont fait dans un premier temps appel à leur mémoire et qui ont surtout plongé dans les archives de la Bibliothèque nationale de France pour en tirer un ouvrage croustillant qui nous éclaire sur les Bleus.

L'amateurisme des années 1930

éd. Hugo Sport

« C’est un livre qui se picore de temps en temps et j’aime bien ce concept », avoue Thomas Pitrel. Pendant plus d’un mois, les deux journalistes ont accumulé une documentation importante glanée dans des biographies, des journaux et des magazines. Même en fin connaisseur du football, Ronan Boscher admet : « J’ai découvert beaucoup de choses sur ce qui s’est passé avant la Seconde Guerre mondiale, ensuite c’était plus des anecdotes liées aux relations médiatiques de l’équipe de France. »

Selon les deux auteurs, sur une centaine d’années, ce qui aurait changé le plus pour l’équipe de France, c’est le rapport à la presse. Jusqu’à la moitié du 20e siècle, les articles étaient rédigés par des dirigeants de club voire des footballeurs. A partir de l’après-guerre, la presse sportive se professionnalise et les matches sont décrits d’une manière différente. D’autre part, le côté amateur est flagrant dans les 50 premières années de l’équipe nationale. « Quand ils partent à la Coupe du monde en 1930 en Uruguay, on a vraiment l’impression que pour eux, ce sont presque des vacances », témoigne Thomas Pitrel. Pour se rendre en Amérique du Sud, les joueurs passent deux semaines sur un bateau « à boire du Pastis et à jouer aux cartes », et la plupart d’entre eux doivent demander des congés à leur employeur. Depuis, les choses ont beaucoup changé et l’amateurisme à fait place au professionnalisme, aux voyages en « business class » et aux hôtels plus que confortables.

Les années 1980 modifient la donne

C’est à partir de 1978 et l’époque de Michel Platini que les Bleus commencent à avoir plus d’argent. Même si c’est incomparable avec l’ère actuelle. Les joueurs commencent à faire plus de publicité et les journalistes sont de plus en plus nombreux à couvrir les grands évènements. La télévision, et maintenant internet, ne laissent plus de secrets et comme l’indique Thomas Pitrel, « l’épisode de Knysna (le Mondial 2010 en Afrique du Sud, NDLR), et le clash entre Raymond Domenech et Nicolas Anelka, a largement été relayé. Pour chacun de ses sélectionneurs, Anelka a eu une phrase assassine».

Eric Cantona en 1988 lors de la finale du Championnat d'Europe espoirs au stade Karaiskaki.
Eric Cantona en 1988 lors de la finale du Championnat d'Europe espoirs au stade Karaiskaki. PHOTO AFP GEORGES GOBET

On se souvient aussi du coup de gueule d’Eric Cantona qui n’avait pas été retenu par Henri Michel en août 1988 pour un match amical contre la Tchécoslovaquie. « Je souhaite qu’on s’aperçoive rapidement qu’il est l'un des plus incompétents sélectionneur du football mondial », avait déclaré « Canto ». Raymond Kopa aura de son côté terminé sa carrière en Bleu par un énorme clash avec son sélectionneur. « Le coach, c’est celui sur lequel on peut taper en premier le plus facilement car c’est le poste le plus exposé », admet Ronan Boscher.

« En 2010, on s'est posé la question de savoir si cela représentait encore quelque chose de porter le maillot de l’équipe de France ou d’une sélection nationale », déclare Ronan Boscher. Mais la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000 permettent encore aux joueurs de l’époque de surfer sur cette vague. Un joueur comme Christophe Dugarry, devenu commentateur, très critiqué en 1998, est actuellement le plus apprécié chez les jeunes supporters. Des commentateurs qui auront le loisir de raconter les exploits de la « génération 1987 » (Nasri, Benzema, Ben Arfa, Ménez).

« J’attends beaucoup d’Hatem Ben Arfa », confie Ronan Boscher. Il ne reste plus qu'à souhaiter aux deux jeunes auteurs un bel Euro-2012 aux côtés des Bleus! En attendant de lire la suite des aventures de l'équipe nationale, Les Miscellanées des Bleus alimenteront nos mi-temps!

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