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JO 2012 / Basket-Ball

JO 2012 : Mickaël Gelabale, « il ne faut plus rater d’olympiade »

Mickael Gelabale en septembre 2010.
Mickael Gelabale en septembre 2010. AFP PHOTO / FRANCK FIFE
6 mn

L'équipe de France de basket a rendez-vous cette semaine pour une reprise en douceur à Paris avant le premier stage de dix jours à Pau. L'occasion de rencontrer Mickaël Gelabale, meilleur shooter à trois points de l’équipe de France durant le dernier championnat d’Europe, ancien joueur de NBA, qui devrait à nouveau se révéler être un joueur important de la sélection.

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RFI : Est-ce que vous avez imaginé, quand vous avez commencé le basket, pouvoir participer un jour aux Jeux Olympiques ?
Mickaël Gelabale : Non pas du tout. Quand j’ai commencé, mon rêve était de devenir professionnel et de pouvoir vivre de ma passion. Mais mes souvenirs de Jeux Olympiques remontent à 2000 (Sydney, ndlr) et j’étais très impressionné de voir la France jouer. C’est je crois ce qui m’a donné envie de faire un jour les JO.

RFI : Justement, l’équipe qui va participer au tournoi de Londres est complètement novice. Aucun joueur présent à Sydney ne sera sur le parquet. Est-ce selon vous un handicap ?
Mickaël Gelabale : Effectivement c’est une nouvelle génération, mais je ne considère pas que ce soit un handicap. Maintenant, c’est à nous de faire en sorte que dans quatre ans, d’autres joueurs puissent réaliser ce rêve. Il ne faut plus rater d’olympiade. Même si en 2000, la France a tout de même été médaille d’argent.

RFI : Comment allez-vous aborder la première rencontre du tournoi face aux Etats-Unis ?
Mickaël Gelabale : Déjà, c’était le dernier match de la France en 2000 et voilà que c’est le premier match en 2012. Je vais l’aborder avec beaucoup de sérénité. Nous allons jouer notre jeu sans « se prendre la tête » parce que ce sont les Américains. Il ne faut pas les mettre sur un piédestal, sinon on risque de se prendre très rapidement les pieds dans le tapis. Il faut faire abstraction de cela pour rester dans le match le plus longtemps possible.

Joakim Noah (g) et Mickael Gelabale lors de l'Euro 2011.
Joakim Noah (g) et Mickael Gelabale lors de l'Euro 2011. Christof Koepsel/Bongarts/Getty Images

RFI : Que peut-on dire sur ce groupe qui n’est pas très renouvelé par rapport à l’Euro ?
Mickaël Gelabale : C’est un groupe de copains et c’est très important. Nous avons réussi à créer un lien. C’est ce lien là qui fait que nous avons eu la médaille d’argent au championnat européen. Nous allons œuvrer pour garder cette cohésion et que chacun reste à sa place.

RFI : Meilleur shooter à trois points de l’équipe de France durant le dernier championnat d’Europe, quel rôle pouvez-vous jouer ?
Mickaël Gelabale : J’aimerais bien avoir le même rôle qu’au dernier Euro (Ailier). Cela m’a beaucoup plu l’année dernière et si je retrouve mon poste, c’est à moi d’être encore plus performant. Visiblement, on devrait garder plus ou moins la même équipe.

RFI : Vous allez rencontrer l’Argentine, vice-championne du monde en 2002 et championne olympique en 2004. Est-ce que finalement c’est une chance d’être tombé dans ce groupe ?
Mickaël Gelabale : Oui si on arrive à s’en sortir. Sinon, tout le monde dira que l’on est tombé dans la mauvaise poule. En fait, je crois qu’il n’y a pas de bon ou mauvais groupe. C’est à nous de retrouver la cohésion du dernier Euro et de former la meilleure équipe.

L'ailier français Mickaël Gelabale.
L'ailier français Mickaël Gelabale. Reuters

RFI : Est-ce que vous préférez un titre olympique à un titre mondial ?
Mickaël Gelabale : (rires) L’un ou l’autre, pour moi ce serait formidable. Pour moi, les JO c’est comme les championnats du monde. Ce sont les meilleures nations du basket qui participent au tournoi. La seule différence, c’est qu’aux JO il y a toutes les disciplines alors que chaque sport organise ses mondiaux. Même si je dois l’avouer, le fait que tous les athlètes soient ensemble fait que c’est l’évènement du sport par excellence.

RFI : Vous avez joué en NBA trois années avec les SuperSonics de Seattle et participé à un camp d’entraînement avec les Los Angeles Lakers. Est-ce qu’un titre olympique peut vous ouvrir à nouveau les portes de la NBA ?
Mickaël Gelabale : Franchement je ne sais pas. Même si j’en ai envie, rien n’est écrit. En 2000, l’équipe de France termine vice-championne olympique et personne n’est parti en NBA !

RFI : Pour terminer, Seattle (son ancien club entre 2005 et 2008 ,ndlr) qui est devenu Oklahoma city va jouer la finale de NBA contre Miami. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Mickaël Gelabale : Je vais regarder cela avec intérêt. Je suis toujours pour Oklaoma même si mon pote Ronny (Turiaf) que je connais depuis l’enfance joue à Miami ! Vous savez la NBA c’est un grand show. C’est extraordinaire, c’est comme une série télé qui passe le samedi soir. Là-bas on vole en jet privé pour se déplacer. On n’imagine pas ce que c’est. C’est le rêve de tous les basketteurs d’aller jouer en NBA.

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