Cyclisme / Tour de France 2012

Peter Sagan enlève la 1ère étape sur les routes belges

Le Slovaque Peter Sagan.
Le Slovaque Peter Sagan. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Peter Sagan (Liquigas), 22 ans, a remporté la première étape du Tour de France 2012, ce dimanche 1er juillet dans la ville belge de Seraing. Le Slovaque a devancé au sprint Fabian Cancellara (RadioShack). Le Suisse a conservé le maillot jaune de leader sous les yeux d'un public belge toujours aussi friand de cyclisme.

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De notre envoyé spécial à Liège,

Pour son deuxième jour en Belgique, entre Liège et Seraing, le peloton a sillonné les routes vallonnées des classiques ardennaises. Une échappée de six coureurs a animé ce premier jour de course dès le premier kilomètre. Finalement, tout s’est joué au sprint avec la victoire du jeune Slovaque Peter Sagan (Liquigas) sur Fabian Cancellera (RadioShack), le patron du prologue. Le Suisse reste en jaune. Le régional de l'étape, Philippe Gilbert, qui aurait voulu briller dans sa province natale, se classe quatrième.

La Belgique et le vélo, un mariage parfait

Tout au long de cette première étape, il y a eu comme à l’accoutumée, un public de connaisseurs. Que ce soit l’hiver avec le cyclo-cross ou au printemps avec les classiques, les amateurs ont encore une fois répondu présents. Charly Mottet, ancien coureur français et maillot jaune en 1987, se souvient de ses campagnes belges. « A l’âge de 20 ans, quand j’ai débuté dans l’équipe Renault-Elf, on allait faire les kermesses. Mais j’ai réellement découvert ce pays avec Marc et Yvon Madiot. A l’époque, on restait un mois en commençant par les Trois Jours de la Panne pour terminer par Liège-Bastogne-Liège ». Il ajoute : « Je me souviens des gens qui attendaient avec impatience l’ouverture de la saison, il y avait du monde partout et c’était très grisant. »

Selon Marc Sergent, lui aussi ancien coureur et actuel manageur de l’équipe Lotto-Belisol, la Belgique et le vélo « c’est un mariage parfait ». Dans le prologue de Liège (30 juin), le double champion de Belgique a baissé sa fenêtre pour profiter de cette ferveur incroyable. Une exaltation que le coureur de l’équipe Espagnol, Euskatel-Euskadi, Pablo Urtasun Perez, a sûrement apprécié dans la fameuse côte de Francorchamps, non loin du circuit automobile de Spa. Une difficulté inscrite aussi au programme de Liège-Bastogne-Liège qu'il a franchi en premier.

Nicolas Edet (en rouge) mène l'échapée du jour.
Nicolas Edet (en rouge) mène l'échapée du jour. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

L’ambiance. Voilà le maître mot qui règne ici. « Il y a une odeur particulière avec notamment les baraques à frites. Cela peut paraître folklorique, mais c’est la réalité », admet Charly Mottet. Ce que le suiveur a pu encore constater entre Liège et Seraing. Marc Sergent, abonde aussi dans ce sens : « Etre devant dans un final d’une course sans même gagner, c’est quelque chose d’exceptionnel », explique-t-il. Nicolas Edet (Cofidis), qui a lancé le coup du jour, aura certainement savourer ces 192 kilomètres d'échappée. Au final, Il est élu combatif du jour.

Malgré les sifflets de la veille à l'encontre de Thomas Voeckler lors du prologue, Christophe Kern (Europcar) applaudit des deux mains les spectateurs du jour. « Il ne faut pas s'arrêter à quelques personnes, ici tout le monde soutient les cyclistes avec une ferveur incroyable ».

Une journée piège passée avec succès sauf pour Tony Martin

Pour réussir sur cette terre de cyclisme, Il faut être adroit, malin, savoir s’orienter et jouer avec le vent qui a soufflé parfois très fort ce dimanche 1er juillet, comme au-dessus de la côte de Lierneux. Mais aujourd’hui, dans ce Tour de France 2012 qui paraît très ouvert, rien n’a été laissé au hasard. Aucun grand leader n'a été pris au piège et les coéquipiers n'ont pas failli à leur tâche : les protéger du mieux possible. Comme le confirme Nicolas Roche (AG2R La Mondiale), co-leader, qui estime que « c'était un final très dangereux et qu'il fallait vraiment faire attention aux cassures ». Seul bémol, l'Allemand Tony Martin (Omega Pharma-Quick Step), champion du monde du contre-la-monte, s'est fracturé le scaphoïde (un os du poignet).

Demain, entre Visé (ville étape inédite) et Tournai, le Tour de France fera ses adieux au royaume de Belgique. Friand de vélo, le supporter du Plat Pays devra patienter quelques années pour espérer voir un nouveau grand départ sur les routes wallonnes ou flandriennes.

Le classement de l'étape et le général

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