Cyclisme / Tour de France 2012

André Greipel récidive

André Greipel s'impose à Saint-Quentin, le 5 juillet 2012.
André Greipel s'impose à Saint-Quentin, le 5 juillet 2012. REUTERS/Jean-Paul

André Greipel (Lotto-Belisol) a remporté la 5e étape entre Rouen et Saint-Quentin, jeudi 5 juillet. Comme la veille, une chute a coupé le peloton en deux dans le final alors que l'échappée du jour formée par quatre coureurs avait assuré l'essentiel du spectacle. Un copier-coller de la quatrième étape. Fabian Cancellara reste en jaune.

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De notre envoyé spécial sur le Tour de France,

Avec un scénario identique à la veille, le peloton a relié la ville de Saint-Quentin dans l’Aisne. Une chute a encore coupé celui-ci en deux à environ trois kilomètres du but et André Greipel s’offre une deuxième victoire d’affilée. « Notre équipe a fait un travail parfait, comme hier...», s'est félicité Greipel après l'arrivée. Matthew Goss (Orica-GreenEdge) se classe deuxième et l'Argentin Juan Jose Haedo (Saxo Bank), complète le podium.

Mathieu Ladagnous (FDJ), Julien Simon (Saur-Saujasun), Pablo Utarsun Perez (Euskatel-Euskadi) et Jan Ghyselinck, eux, sont partis dès le premier kilomètre avant de se faire avaler par la meute à 150 mètres de la ligne. « A trois kilomètres, j'y croyais encore », a déclaré Mathieu Ladagnous, élu combatif du jour.

« Les coureurs souhaitent s’économiser »

Il y avait donc de quoi se poser des questions sur cette nouvelle journée tranquille. Richard Virenque, qui totalise 7 victoires d’étape sur la Grande Boucle et qui s’est offert sept maillots de meilleur grimpeur se lance : « Le tour de France, c’est très difficile et les coureurs souhaitent s’économiser. C’est un peu dommage pour le suspens et pour le panache de la course mais à partir de samedi ce sera différent. Il aurait fallu une dizaine de coureurs dans le groupe de tête pour changer cette tactique de course. »

De droite à gauche,  Julien Simon, Pablo Urtasun-Perez,  Jan Ghyselink et Mathieu Ladagnous, le 5 juillet 2012.
De droite à gauche, Julien Simon, Pablo Urtasun-Perez, Jan Ghyselink et Mathieu Ladagnous, le 5 juillet 2012. REUTERS/Stephane Mahe

L’ancien baroudeur Carlos Da Cruz, qui a souvent pointé le bout de son nez à l’avant de la course, analyse : « Pour l’instant, le parcours n’est pas très difficile et la majorité des coureurs savent que l’échappée n’ira pas au bout. Comme à partir de samedi 7 juillet, on va attaquer des parcours moins faciles, les sprinteurs savent qu’ils n’auront plus rien à jouer. Alors ils souhaitent tout contrôler. L’époque où on laisser filer un groupe qui pouvait prendre jusqu’à 20 minutes, c’est terminée. Aujourd’hui, la configuration de course est différente tout simplement parce que les écarts entre les coureurs se sont réduits. Tout cela grâce à la lutte anti-dopage. Nous avons visiblement changé d’époque. »

Comment le téléspectateur peut passer autant de temps devant son écran alors que seul le sprint sera passionnant à regarder ? « Moi qui suis passionné de vélo, je ne regarde pas forcément l’étape dans sa totalité. Franchement, seuls les dix derniers kilomètres sont intéressants », avoue Carlos Da Cruz.

André Greipel, Mark Cavendish et Peter Sagan veulent s’imposer

Yvon Sanquer, directeur sportif de l’équipe Cofidis, dont le coureur David Moncoutié faisait partie du trio de tête entre Abbeville et Rouen (4e étape), trouve une explication assez rationnelle. « Il n’y a pas énormément de sprint sur ce Tour de France et Cavendish n’a pas l’intention de laisser passer une deuxième victoire. Du coup, il doit peut-être y avoir une forme de lassitude pour les baroudeurs qui savent que toute tentative est vouée à l’échec. André Greipel, Mark Cavendish et Peter Sagan veulent s’imposer, alors pour un petit groupe de fuyards, c’est presque peine perdue. Les équipes de sprinteurs sont aussi comptables de leurs coups de pédale et même si le bon de sortie est accordé, ils laissent très peu de champ ».

Marcel Kittel, le sprinteur allemand de l’équipe Argos-Shimano n’aura lui pas eu l’occasion de faire parler sa pointe de vitesse et d’anéantir les tentatives d’échappées. Malade, il a mis pied à terre au kilomètre 35. Entre Epernay et Metz vendredi 6 juillet, un scénario identique devrait se reproduire.

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