JO 2012 / Handball

JO 2012 : un choc de titans entre la France et la Croatie

Nikola Karabatic, demi-centre et clef de voûte de l'équipe de France.
Nikola Karabatic, demi-centre et clef de voûte de l'équipe de France. REUTERS/Marko Djurica

Comme il y a quatre ans à Pékin, l’équipe de France masculine de handball retrouve la Croatie, sa meilleure ennemie depuis une décennie, en demi-finale des JO de Londres, ce vendredi 10 août à 19h30 TU. Une finale avant la lettre où les Croates voudront laver l’affront de 2008.

Publicité

La rencontre ce vendredi 10 août à la Basketball Arena de Londres entre la France et la Croatie, les deux dernières équipes championnes olympiques, promet d’être chaude. En jeu ? Un ticket pour la finale des Jeux face à la Hongrie ou la Suède, deux formations plus faibles sur le papier.

Plus faibles car, depuis une dizaine d’années, le paysage du handball international vit surtout au rythme des exploits des « Experts » et de leurs frères ennemis croates. A elles deux, ces nations ont remporté les deux dernières olympiades (la Croatie en 2004, la France en 2008) et quatre des six derniers championnats du monde (2001, 2009 et 2011 pour les Bleus, 2003 pour les Croates), sans compter les nombreux accessits.

Les Croates ont croqué chacun de leurs concurrents

Au regard des dernières confrontations entre les deux équipes, l’avantage psychologique semble du côté des Bleus qui ont pris le meilleur sur leur adversaire, lors de trois des quatre derniers grands rendez-vous (en demi-finales des Jeux de Pékin en 2008, en finale du Mondial 2009 et en finale de l'Euro 2010).

Ivano Balic, emblématique joueur de l'équipe de Croatie
Ivano Balic, emblématique joueur de l'équipe de Croatie REUTERS/Marko Djurica

Alors échaudés les Croates ? « Certainement pas, selon Patrice Canayer, entraîneur de Montpellier, le club le plus titré de France. Ces joueurs sont suffisamment forts dans leur tête et suffisamment professionnels pour vite gommer les échecs du passé. Pour moi, les deux équipes sont exactement au même niveau, ça va être très serré. »

En effet, à l’orée du match de ce soir, le moral des coéquipiers d’Ivano Balic, joueur le plus emblématique de la sélection, ne paraît pas entamé. Bien au contraire. Impressionnants de force et de détermination depuis le début du tournoi olympique, ils ont croqué chacun de leurs concurrents et sont sortis invaincus de leurs matches de poule.

Et si leur excès de confiance – un défaut dont ils sont coutumiers - a failli leur coûter cher face à la Tunisie en quart de finale (ils étaient menés d’un but à la mi-temps), ils ont su réagir à temps pour s’imposer.

Du côté des Français, on joue la prudence

Du côté des Français, on joue la prudence. Leurs prestations en phase de poule furent solides à défaut d’être brillantes. Ils ont commis un faux-pas (défaite contre l’Islande) qui leur a coûté la première place du groupe. Mais ils se sont très bien rattrapés par la suite en battant, toujours en poule la Suède, autre demi-finaliste, et surtout l’Espagne, rarement absente des podiums, en quart grâce à un but à la dernière seconde du revenant William Accambray.

Une force de caractère qui a fait défaut aux « Experts » lors du dernier championnat d’Europe en début d’année. Paraissant repus par tant de succès glanés les années précédentes, ils sont complètement passés à côté de leur tournoi, essuyant trois défaites en six matches et échouant à une indigente 11e place.

Aujourd'hui, si les joueurs français assurent à l’unisson que cette compétition n’est plus qu’un lointain souvenir, ils ont forcément en tête que l’équipe qui a définitivement mis fin à leur rêve de nouveau titre européen, à la faveur d’une victoire nette 29 à 22, ne fut autre que… la Croatie.
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail