JEUX OLYMPIQUES / LONDRES 2012

JO 2012: les handballeurs français sur l'Olympe

Les Français Nikola Karabatic et Thierry Omeyer sont champions olympiques pour la deuxième fois consécutive, dimanche 12 août.
Les Français Nikola Karabatic et Thierry Omeyer sont champions olympiques pour la deuxième fois consécutive, dimanche 12 août. REUTERS/Marko Djurica

A la faveur d'un match maîtrisé de bout en bout contre la Suède en finale des JO de Londres, l'équipe de France l'emporte (22-21) et s'adjuge un second titre olympique consécutif. Une performance historique qui la place parmi les meilleures équipes de tous les temps.

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Ils sont intouchables ces Experts ! Leur victoire contre la Suède en finale des Jeux olympiques de Londres leur permet de décrocher un second titre consécutif après celui glané à Pékin. La performance est tout simplement historique. Seule l'URSS en 1988, devenue la CEI en 1992, a fait aussi bien.

L'adversaire du jour, la Suède, est une habituée des podiums, même si elle n'avait pas goûté à pareille fête depuis les années 1990. Elle fait donc son grand retour au plus haut niveau après avoir écarté des équipes comme le Danemark (en quart de finale) ou la Hongrie (en demi-finale).

Lors de la phase de poule, la Suède et la France se sont déjà affrontées et les Bleus se sont imposés (29-26). Une victoire qui, de fait, lui a octroyé un avantage psychologique évident à l'orée de la finale.

Sans surprise, les premières minutes de cette ultime rencontre se jouent dans un climat tendu, les défenses prenant le pas sur les attaques. Thierry Omeyer, le gardien de but de l'équipe de France, est le premier à s'illustrer. Il multiplie les parades sur sa ligne,  mais est très vite imité par son homologue suédois Johan Sjöstrand. Les deux formations sont au coude à coude et se rendent coup pour coup. Au sens propre comme au sens figuré.

Omeyer fait montre de toute sa classe

Jérôme Fernandez, le capitaine des Experts, est le premier à être victime de la main un peu leste d'un défenseur suédois, lequel écope de deux minutes d'exclusion. La rivalité entre les deux nations ne date pas d'aujourd'hui. La Suède régnait sur la planète handball il y a plus d'une décennie. Un titre que lui a ravi la France depuis le début des années 2000.

Thierry Omeyer, gardien de but de l'équipe de France, a de nouveau multiplié les exploits contre la Suède en finale, dimanche 12 août.
Thierry Omeyer, gardien de but de l'équipe de France, a de nouveau multiplié les exploits contre la Suède en finale, dimanche 12 août. REUTERS/Marko Djurica

A la faveur d'un collectif impressionnant d'efficacité, l'équipe scandinave se détache quelque peu (5-3) en milieu de première mi-temps mais la France recolle vite au score. Comme il l'a fait depuis le début des JO, Omeyer fait montre de toute sa classe en repoussant une à une les salves suédoises.

Dans les dix dernières minutes de la première mi-temps, les Français imposent leur griffe. Et maintiennent leurs adversaires à une distance raisonnable de deux buts. 10-8 à la pause.

Les Bleus attaquent la seconde mi-temps tambour battant, la rage de vaincre chévillée au corps mais la Suède ne se démonte pas et rappelle - en témoigne leur efficacité retrouvée devant les buts - qu'elle n'est pas arrivée en finale par hasard.

La France, désormais seule sur le toit de l'Olympe

Tandis que l'arrière gauche Daniel Narcisse, discret jusqu'ici, enchaîne les buts comme des perles (trois en début de seconde période), permettant aux Bleus de mener rapidement 15 à 12, l'adversaire viking répond du tac au tac derechef.

Le scénario est invariable : quand on croit que les Experts vont s'envoler, les jaune et bleu reviennent et maintiennent toujours cet écart de deux buts. Une avance rassurante à défaut d'être confortable pour les Experts.

A deux minutes de la fin, la France compte deux buts d'avance quand Nikola Karabatic, pierre angulaire des Bleus, prend deux minutes d'exclusion. Il reste un peu plus d'une minute à jouer et le score est de 21-19 en faveur de la France.

La tension est à son comble. Les tricolores doivent conserver la balle. Mais Luc Abalo, l'ailier volant, fait mieux : il inscrit le but de la gagne après un exploit personnel dont il est si souvent coutumier. La Suède a beau réduire le score, il est trop tard. Les hommes de  Claude Onesta empochent leur second titre olympique quatre ans après celui de Pékin. Ils sont désormais seuls sur le toit de l'Olympe.

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