Football / Coupe de la ligue

Un PSG sans stars, un OM revanchard

Le Parisien Zlatan Ibrahimovic à la lutte avec le Marseillais Charles Kaboré lors du dernier OM-PSG, le 7 octobre 2012 (2-2).
Le Parisien Zlatan Ibrahimovic à la lutte avec le Marseillais Charles Kaboré lors du dernier OM-PSG, le 7 octobre 2012 (2-2). REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Pour la deuxième fois en un mois, le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille se retrouvent pour un match au sommet. Cette fois, dans le cadre des huitièmes de finale de la Coupe de la ligue, mercredi 31 octobre. Si, lors du match de championnat, les deux équipes s’étaient quittées sur match nul (2-2), cette fois, il faudra un vainqueur. Et en cas de revers, Paris pourrait connaître sa première défaite de la saison.

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« On sait tous qu’un Classico ça ne se joue pas, ça se gagne! ». C’est avec ces mots que l’ancien capitaine du PSG, le défenseur international Mamadou Sakho, parle de la deuxième confrontation de la saison face à l’OM. « Un match contre Marseille, ça reste toujours particulier, que ce soit en coupe ou en championnat ».

La Coupe de la ligue, pas une priorité pour le PSG

Pourtant, après la conférence de presse (mardi 30 octobre) de l’entraîneur parisien, l’Italien Carlo Ancelotti, on pourrait penser que cette rencontre ne revêt pas la même importance que la précédente. Zlatan Ibrahimovic pourrait rester sur le banc comme l’a précisé l’entraîneur : « Je n’en ai pas parlé avec lui, nous prendrons demain [mercredi] la décision. Physiquement, il n’a pas de problème. Demain je parlerai avec lui et nous prendrons la décision ensemble. S’il veut jouer, il va jouer, ça veut dire qu’il est prêt. » Salvatore Sirigu ne gardera pas le but parisien, laissant sa place à Nicolas Douchez. Marco Verrati, l’étincelant milieu de terrain italien qui brille depuis quelques semaines avec Paris, lui tiendra compagnie. Ce qui, malgré tous les discours que l’on peut entendre, laisse à croire que cette Coupe de la ligue n’a pas vraiment de valeur aux yeux des dirigeants parisiens. D'ailleurs, Carlo Ancelotti l'a confrimé lors d'un entretien accordé à l'AFP: « La Coupe de la ligue n'est pas la priorité, mais une compétition importante où nous devons faire bonne figure. »

Côté joueur, le discours n'est pas tout à fait le même. Pour Mamadou Sakho: « Un titre, c’est un titre. Je sais ce que c’est pour l’avoir gagné. C’est une chose exceptionnelle ! Un titre en plus dans mon palmarès, je ne dirais pas non. »

Du côté des Phocéens, triple tenant du titre, ce discours n’est pas de mise. Cette Coupe peut permettre, en très peu de rencontres, d’obtenir une place pour la Ligue Europa la saison prochaine. Elie Baup, le nouvel entraîneur des Marseillais, l’a déjà remportée et sait ce que représente cette Coupe. En 2002, alors qu’il dirigeait les Girondins de Bordeaux, il avait éliminé le PSG en demi-finale au Parc des Princes (0-3).

Marseille compte sur Paris pour se relancer

L’Olympique de Marseille, dont le match prévu dimanche dernier face à Lyon a été annulé pour cause de vent violent, a bénéficié de plus de temps que son adversaire pour préparer la rencontre. Elie Baup alignera le meilleur onze de départ possible, malgré l’absence d’André-Pierre Gignac en attaque et l’indisponibilité de Souleymane Camara en défense.

Loïc Rémy devrait être aligné à la pointe de l’attaque phocéenne, avec Morgan Amalfitano, Mathieu Valbuena et André Ayew en soutien. L’absence d’André-Pierre Gignac, dont on avait mesuré l’importance dans le dispositif tactique marseillais n’inquiète pas outre mesure Elie Baup : « Gignac avait répondu coup pour coup à Ibrahimovic en marquant deux buts. Rémy prendra le poste d’avant-centre. C’est un international de grand talent. Je ne m’interroge pas sur son potentiel. C’est dommage pour Gignac mais celui qui occupera ce poste a toute ma confiance ».

Bruno Cheyrou et Charles Kaboré officieront au milieu de terrain, devant le quatuor défensif composé de Jérémy Morel, Nicolas Nkoulou, Rod Fanni et Kassim Abdallah. Le capitaine Steve Mandanda sera également bien présent pour ce « classico ». Le premier auquel auront accès les supporters marseillais depuis plus de deux ans et la mort de Yann Lorence (supporter parisien décédé en février 2010, il avait été roué de coups par des supporters de la tribune Auteuil deux heures avant le coup d’envoi d’un PSG-OM). L’OM disposait de 400 places pour ses supporters. Mais à un jour de la rencontre, seuls 239 billets ont trouvé preneurs.

Le 7 octobre, lors du match OM-PSG (2-2), le public avait assisté à un bon match de football, agréable sur le plan du jeu et sans débordements sur la pelouse, ni en dehors. Il faut espérer que cette deuxième confrontation sera du même acabit. Si Zlatan Ibrahimovic est finalement titularisé, tous les ingrédients seront réunis pour que cette rencontre soit un véritable spectacle. Espérons seulement que Marseille retrouve le niveau qui était le sien avant la trêve internationale, car depuis, les Phocéens enchaînent les contre-performances. Or, il faut être deux pour faire un bon match !

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