Sports / Olympisme

Denis Masseglia se pose en rassembleur du sport français

La délégation française lors des JO de Londres en 2012.
La délégation française lors des JO de Londres en 2012. AFP PHOTO / BEN STANSALL
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Denis Masseglia, a confirmé lors de la cérémonie des voeux au monde sportif qu'il solliciterait un deuxième mandat lors de l'élection à la tête de l'institution prévue en mai prochain. Premier candidat à se déclarer, l'homme souhaite renforcer le rôle du CNOSF. 

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Adieu Londres et bonjour Rio. C’est un peu le sentiment qu’à donné Denis Masseglia en annonçant lors des vœux du Comité national olympique et sportif français vouloir briguer un nouveau mandat. « Les années 2013-2016 devront être celles du courage et de l’innovation », a lancé le président.

Le premier à annoncer sa candidature

Elu en mai 2009, Denis Masseglia a donc officiellement annoncé sa candidature à sa succession. A 65 ans, l'ancien président de la Fédération française d'aviron présentera un projet pour son deuxième mandat par le biais d'un livre co-écrit avec Pascal Boniface, directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

« Ce livre exprimera un point de vue sur ce qui s’est fait jusqu’ici et sur ce qu’il me paraît nécessaire d’entreprendre », a-t-il indiqué. Il ajoute : « S’y trouvera notamment la vision des prochaines années que je peux avoir sur le sport français et sur le CNOSF. » Denis Masseglia, qui est le premier à annoncer officiellement sa candidature, pourrait donc conduire les équipes de France olympiques à Sotchi-2014 et Rio-2016. Selon lui, Londres 2012 a été une réussite pour l’équipe de France.

« Le CNOSF doit prendre sans attendre davantage de responsabilités, en matière de haut niveau, de relations internationales, de grands événements, de gestion du Centre national pour le développement du sport (CNDS) », a-t-il souhaité lors de ses vœux prononcés devant la ministre des Sports Valérie Fourneyron, dont la « démarche novatrice [a permis] d'acter un premier transfert de responsabilités vers le CNOSF, celui qui concerne les relations internationales ».

« Nous devons être imaginatifs »

« Nous ne pouvons pas en effet rester un des derniers pays d'Europe occidentale, si ce n'est le dernier, où le comité olympique a un aussi faible rôle dans la gouvernance du sport », a estimé M. Masseglia qui souhaite désormais qu'un transfert de responsabilités entre l'Etat et le CNOSF s'opère dans le domaine de la gestion du sport de haut niveau. « Nous devons être imaginatifs », indique Denis Masseglia..

« Je vais aborder cette élection avec humilité. » En effet, même si Denis Masseglia est le premier à annoncer sa candidature, il pourrait bien se retrouver face à Bernard Amsalem, qui vient d’être réélu pour un quatrième mandat à la tête de la Féfération française d'athlétisme. Mais pour l’instant, l’homme semble ne pas avoir pris sa décision.

Autre candidat potentiel : Bernard Lapasset. A soixante-cinq ans, le président de l’International Rugby Board (IRB) refuse pour le moment d’aborder cette éventualité. Il vient d’être nommé par le ministère des Sports à la tête d'une mission destinée à améliorer l'influence de la France au sein du CIO. Mais il connaît bien le CNOSF pour en avoir été vice-président jusqu'en 2009. La course à la présidence est bel et bien lancée pour cette nouvelle olympiade. L'élection du nouveau patron du sport français est prévue le 23 mai.
 

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