Football / Sénégal

Salif Sané, pièce maîtresse de l’AS Nancy-Lorraine

Salif Sané lors du match contre Troyes, le 16 avril.
Salif Sané lors du match contre Troyes, le 16 avril. AFP PHOTO FRANCOIS NASCIMBENI
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Après avoir passé sept mois dans la zone rouge, l’AS Nancy-Lorraine a encore la possibilité de se maintenir en Ligue 1 après sa victoire face à Troyes, le week-end dernier. Pour cela, il faudra absolument réussir les cinq dernières rencontres du championnat français. Une tâche qui incombe notamment au Franco-Sénégalais Salif Sané.

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L'AS Nancy-Lorraine a désormais la possibilité de rester en Ligue 1, grâce notamment à Salif Sané. Après sept mois passés dans la zone rouge, les Lorrains ont sorti la tête de l’eau après leur victoire contre Evian (3-1), le week-end dernier.

Si on parle souvent des grosses écuries et de la course au podium dans le championnat français, on oublie souvent la « galère » de ces clubs, dont la mission se résume à un seul combat : éviter la relégation. Et derrière ce combat, ce sont des hommes qui doivent aller au charbon, comme le Franco-Sénégalais Salif Sané.

Ça forge un caractère

« Voilà trop longtemps que l’on attendait de sortir de cette zone rouge. Mais il ne faut pas croire que c’est acquis. Il reste encore cinq matches et c’est seulement à l’issue du championnat que l’on fera les comptes », souffle Salif Sané. On peut se poser la question de savoir si cette situation n’est pas trop pesante pour un garçon de 22 ans, qui préférerait découvrir le haut niveau dans de meilleures conditions. Il a signé son premier contrat professionnel en 2010. « Ce n’est pas difficile. Nous sommes bien encadrés et j’aborde les rendez-vous sans me poser de questions. Si je commence à faire des calculs, je ne peux pas me concentrer sur mon match. C’est une situation que l’on connaît, puisque qu’on a vécu la même chose l’an dernier. Ça forge un caractère et on se sent plus mature avec ce genre de situation », avoue Salif Sané.

Heureusement pour lui, il a quand même eu des sujets de satisfaction depuis le début de la saison. Il a été titulaire à trente reprises et a trouvé le chemin des buts par deux fois. Alors qu’a-t-il apporté aux Lorrains cette année ? : « Je ne sais pas du tout, c’est au staff technique qui faut poser la question », lâche le milieu de terrain en riant. On a beau insister, il n’apporte aucune réponse. La modestie, sans doute. Désormais, le joueur n’a plus qu’une idée en tête à cinq journées de la fin du championnat : « Continuer sur cette lancée, remporter les matches à domicile et ramener au moins 1 point lors des matches à l’extérieur ». C'est louable, et c'est sa mission.

« Jean Fernandez m’a fait progresser »

Même si les résultats se sont fait attendre, et qu'une grande partie de la saison a tourné au fiasco, il peut tout de même y avoir une osmose entre un joueur et son coach. C’est le cas de Salif Sané et de son ancien entraîneur, Jean Fernandez, parti en janvier dernier avec pertes est fracas. « C’est quelqu’un qui m’a fait progresser et je lui dois beaucoup. Je suis heureux pour lui qu’il ai signé à Montpellier. Il va pouvoir montrer qu’il a sa place comme entraîneur en Ligue 1 », glisse Salif Sané.

Tout comme son ex-coah, Salif Sané veut aussi se faire une place. Lui, c'est au sein des Lions de la Téranga qu'il veut se la forger, en compagnie de son frère Ludovic, joueur à Bordeaux. « C’est un truc que j’attends depuis longtemps. Ce serait magnifique », s’enflamme Salif Sané. D’ailleurs, il avoue volontiers avoir choisi le Sénégal « car les portes de l’équipe de France sont plutôt fermés ». Et, Salif Sané en est sûr, l’équipe du Sénégal devrait finir par redevenir compétitive. Un peu comme Nancy.

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