Football / Finale de la Coupe de France

Bordeaux–Evian : Une coupe pour oublier

FRANCE, Bordeaux. Le défenseur bordelais Ludovic Sané (à droite), à la lutte avec l'attaquant d'Evian Yannick Sagbo (à gauche, maillot bleu) lors de la 38e journée de Ligue 1. 26-05-2013
FRANCE, Bordeaux. Le défenseur bordelais Ludovic Sané (à droite), à la lutte avec l'attaquant d'Evian Yannick Sagbo (à gauche, maillot bleu) lors de la 38e journée de Ligue 1. 26-05-2013 AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT

La finale de la Coupe de France viendra clôturer ce vendredi 31 mai la saison footballistique dans l’hexagone. Pour cette édition 2013, les Girondins de Bordeaux et l’Evian-Thonon-Gaillard sont les deux derniers rescapés de la plus populaire des compétitions du football français. Les Haut-Savoyards, après un maintien difficile en Ligue 1, rêvent d’offrir un premier titre national majeur à l’ETG. Coté Girondins, au-delà d’une quatrième victoire, c’est aussi l’occasion d’accrocher la Ligue Europa, l’objectif initial du club en début de saison.

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On connaîtra le successeur de l’Olympique Lyonnais ce vendredi 31 mai 2013 aux alentours de 23 heures, sous réserve de prolongations, voire de tirs au but bien sûr. Avant cela, les Girondins de Bordeaux et le club d’Evian-Thonon-Gaillard auront livré bataille au moins 90 minutes sur la mythique pelouse du Stade de France.

Pour en arriver là, Girondins et Haut-Savoyards auront eu un parcours diamétralement opposé durant cette 95e édition de la Coupe de France, mais fidèle à leur saison respective en championnat.

La Coupe comme bouffée d’oxygène

Evian pour sa part vient tout juste d’entériner son maintien en Ligue 1. C’était il y a deux semaines. Engagé dans une lutte à trois avec Sochaux et Nancy, l’ETG a dû attendre l’avant dernière journée pour se sauver, après une victoire 2-0 contre Valenciennes. Un vrai « ouf » de soulagement. « On était préparé à souffrir pour cette deuxième saison en Ligue 1, et cela a bien été le cas. Mais les bons résultats en coupe nous ont fait du bien », a reconnu en conférence de presse le milieu Olivier Sorlin.

A part un léger accroc au premier tour contre Amiens (CFA, 4e division), où l’ETG a été entraîné jusqu’aux tirs au but (1-1, 5-3 aux t-a-b), les Haut-Savoyards ont su éviter les confrontations pièges contre des formations évoluant à un niveau inférieur, souvent galvanisées dans ce type de confrontations. Que ce soit face à Vertou (CFA 2, 5e division) battu 2-0 en seizièmes de finale, ou face au Havre (L2, 2e division) dominé 3-1 en huitièmes, les joueurs d’Evian ont su faire respecter la hiérarchie.

Tout en avançant dans la compétition, l’ETG a même eu son lot de gloire et d’émotions, à l’occasion du quart de finale de la compétition lorsqu’il a accueilli « l’ogre Parisien », pour reprendre l’expression de Pascal Dupraz, l’entraîneur haut-savoyard. Dans un match houleux, surtout en fin de rencontre, et mené dès la 8e minute, Evian a fini par égaliser avant la mi-temps pour finalement s’imposer aux tirs au but, après une prolongation épique. Des expériences qui scellent un groupe et lui permettent de se surpasser. « J’ai dit à mes joueurs que lorsqu’on sort le favori, ce serait stupide de ne pas aller au bout. Or pour moi aller au bout, c’est gagner la finale », a prévenu le technicien originaire d’Annemasse.

Certes, Bordeaux sera un adversaire moins « ogresque » que le PSG au Stade de France ce 31 mai face à l’ETG, mais en deux oppositions cette saison, les hommes de Pascal Dupraz n’ont jamais trouvé la solution (2-3 à l’aller, 1-2 au retour en Gironde).

Bordeaux veut sauver sa saison

Pour sa deuxième saison sur le banc bordelais, Francis Gillot avance masqué et à contre-courant de son adversaire pour cette finale. Contrairement à Evian, déjà à Paris 48 heures avant le grand rendez-vous, le groupe bordelais n’arrivera que le matin du match dans la Capitale. De plus, si Pascal Dupraz a annoncé son groupe très tôt durant la semaine précédant l’évènement, Francis Gillot lui a décidé d’attendre. Principe de précaution ou hésitation ? « Bien sur que j’ai une idée de l’équipe ! Toutefois je ne l’ai pas encore arrêtée. »

Triple vainqueur de la Coupe de France en 1941, 1986 et 1987, Bordeaux veut soulever le trophée une quatrième fois, le club aquitain ayant déjà perdu six finales. Francis Gillot estime que si son équipe joue au vrai niveau qui est le sien, le titre ne devrait pas lui échapper. « Nous avons une équipe expérimentée, il faut jouer ce match sur notre qualité et notre valeur, si on le fait, ça peut passer. »

Après une deuxième partie de saison jugée comme décevante par rapport à la 5e place qu’ils détenaient en janvier dernier, les Girondins ont fini par abandonner tout espoir d’Europe l’an prochain par le biais du championnat, en terminant à une peu glorieuse 7e place pour un club de cette envergure. Les résultats en dents de scie ont privé le club d’une participation européenne.

La possibilité de retrouver la Ligue Europa passe donc obligatoirement par une victoire contre Evian. Jean-Louis Triaud, président des Girondins, ne l’ignore pas. « Pour nous, l’intérêt de la Coupe de France, c’est qu’on ne l’a pas gagnée depuis longtemps et qu’elle sauverait notre saison, en nous qualifiant pour une Coupe d’Europe. C’est important pour le standing du club. » Le numéro un de Bordeaux sait de quoi il parle. En 2007, son club avait terminé à la 6e place, non qualificative pour l’Europe, mais la victoire de Bordeaux la même année en Coupe de la Ligue lui avait quand même permis d’y participer.

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