Jeux olympiques 2020

JO 2020: Istanbul, Madrid et Tokyo veulent séduire l’Afrique

Acnoa

La 15e assemblée générale de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) se déroule ces 12 et 13 juillet 2013 en Côte d’Ivoire. Istanbul, Madrid et Tokyo, les villes-candidates à l’organisation des JO 2020, veulent profiter de cette AG pour séduire les délégués africains. Le but : obtenir des votes pour l’élection de la ville hôte des Jeux d’été de 2020 qui aura lieu le 7 septembre 2013 à Buenos Aires.

Publicité

L’Afrique est au cœur de bien des préoccupations dans le milieu olympique ces 12 et 13 juillet 2013. La 15e assemblée générale de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa) se déroule ces vendredi et samedi en Côte d’Ivoire.

L’AG va déboucher sur la réélection du général Lassana Palenfo, seul candidat à sa propre succession à la présidence de l’Acnoa.

En attendant, cette AG a attiré bien des personnalités du mouvement olympique. Elle a en effet lieu deux mois avant deux scrutins majeurs, prévus les 7 et 10 septembre 2013 à Buenos Aires, lors de la 125e session du CIO : la désignation de la ville hôte des Jeux olympiques d’été de 2020, puis l’élection du président du Comité international olympique (CIO).

Trois villes sont candidates à l’organisation des JO 2020 : Istanbul, Madrid et Tokyo. Ces trois métropoles vont tenter de séduire les délégués africains de l’Acnoa et, à travers eux, la douzaine d'Africains, membres actifs du CIO, qui désigneront la ville hôte des JO 2020.

Didier Drogba soutient Istanbul

Pour convaincre les délégués africains, les émissaires d’Istanbul ont ainsi choisi deux ambassadeurs de prestige : les footballeurs ivoiriens Didier Drogba et Emmanuel Eboué, pensionnaires du club turc Galatasaray.

« La Turquie bénéficie d'une excellente culture sportive, ce pays fait des athlètes sa priorité, a ainsi déclaré Drogba. Istanbul ferait un hôte idéal pour les Jeux olympiques de 2020. Istanbul possède cette magie que tous les athlètes adorent ».

Les représentants stambouliotes ont par ailleurs affirmé que la Turquie et l’Afrique entretiennent des relations fortes. « Tout comme l'Afrique, Istanbul fait partie d’une région qui n’a jamais accueilli les Jeux, a rappelé Hasan Arat, président de la candidature d’Istanbul. Nous sommes sensibles aux défis auxquels est confronté le sport africain, et nous partageons la grande ambition de tous les pays qui n'ont jamais accueilli les Jeux ».

Tokyo et Madrid ne sont pas en reste

Tokyo s’est également exprimé par la voix du président du Comité olympique japonais,  Tsunekazu Takeda : « Le Japon a envoyé plus de 520 volontaires de l’Agence japonaise de coopération internationale dans toute l’Afrique. La Fondation du Japon a initié pas moins de 160 projets sportifs ces vingt dernières années. Par exemple, environ 10 000 kimonos de judo ont été envoyés en Afrique, à ce jour. »

Le président de Madrid 2020, Alejandro Blanco, n’a pas tardé à réagir à son tour. « Les réseaux sportifs espagnols sont déjà bien établis en Afrique, en particulier avec le soutien que nous apportons aux jeunes, a-t-il souligné. Un très bon exemple est ‘l’Olympafrica FutbolNet Cup’, un partenariat unique entre la fondation du FC Barcelone et le Comité international olympique. Ce programme repose sur une série de tournois pour les enfants africains âgés de 12 à 15 ans. Il a lieu dans 23 pays africains pour témoigner des changements que le sport peut apporter ». L’opération de charme est lancée.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail