TENNIS

Roger Federer à la recherche de son glorieux passé

Alors qu'il va affronter le Slovène Grega Zemlja au premier tour de l'US Open, le Suisse Roger Federer est en panne de confiance cette saison.
Alors qu'il va affronter le Slovène Grega Zemlja au premier tour de l'US Open, le Suisse Roger Federer est en panne de confiance cette saison. REUTERS/John Sommers II

Depuis le début de l’année, le Suisse Roger Federer n’est que l’ombre de lui-même. Handicapé par des pépins physiques, incapable de prendre le dessus sur des adversaires à priori plus faibles, c’est avec beaucoup d’incertitudes que le recordman des titres du Grand Chelem va aborder l’US Open qui commence lundi.

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Dominateur pendant plus d’une décennie sur la planète de la petite balle jaune, le Suisse Roger Federer est, à quelques heures de disputer le premier tour de l’US Open contre le Slovène Grega Zemlja, en plein doute. Celui qui fut numéro un mondial pendant 302 semaines d’affilée (un record !) pointe aujourd’hui à la 7e place à l’ATP, son plus mauvais classement depuis le 3 novembre 2002.

Hormis un succès à Halle (tournoi mineur sur gazon) et une demi-finale à l’Open d’Australie, le bilan de l’icône suisse cette année est bien maigre. Comme un symbole, c’est à Wimbledon, le théâtre de ses plus grands exploits (il y a acquis sept titres dont le dernier en 2012), que Federer a connu la plus grande désillusion de sa carrière : une élimination dès le 2e tour par l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky, 116e joueur mondial. Une défaite qui, en plus de miner son moral, a fait tomber son record de 36 quarts de finale consécutifs dans les tournois du Grand Chelem depuis 2004.

Comme Pete Sampras ?

Depuis, l’homme aux 77 titres, dont 17 en Grand Chelem, parait errer comme une âme en peine sur les courts. En juillet, il s’est incliné en deux sets secs en demi-finale du tournoi de Hambourg contre l’Argentin Federico Delbonis, 114e à l’ATP. La semaine suivante à Gstaad (Suisse), il déçoit à nouveau en se faisant sortir dès son premier match par un joueur quasi inconnu, l’Allemand Daniel Brands. Récemment, lors du Masters de Cincinnati, le dernier grand rendez-vous avant l’US Open, le Suisse a affiché un niveau de jeu nettement plus convaincant mais a chuté en quart contre le futur vainqueur et éternel rival, l’Espagnol Rafael Nadal.

Une mauvaise série qui conduit les observateurs à se demander si cette chute va s’arrêter un jour. Si certains invoquent un changement de raquette – depuis quelques semaines, le joueur teste un nouveau matériel – d’autres, plus nombreux, parlent de douleurs persistantes au dos. Mais la vérité ne serait-elle pas ailleurs ? Federer, qui a soufflé le 8 août ses 32 bougies, ne serait-il pas tout simplement rattrapé par l’âge ? A-t-il encore les ressources et la motivation nécessaires pour écarter des joueurs de la trempe de Nadal (27 ans), Djokovic (26 ans) et Murray (26 ans) qui, à eux trois, ont remporté 13 des 14 derniers tournois du Grand Chelem ?

Quoique. 32 ans, c’est l’âge qu’avait l’ancien numéro un mondial Pete Sampras quand il a décidé de mettre un terme à sa carrière en 2003. Un an plus tôt, c’est dans la peau du 17e joueur mondial et après deux ans de disette que l’Américain avait décroché au courage et au talent son ultime titre majeur, l’US Open. De biens étranges similitudes dont devrait s'inspirer Roger Federer.

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