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BOXE / POLITIQUE

Ukraine: Vitali Klitschko, un manifestant pas comme les autres

Vitali Klitschko, leader de l'opposition ukrainienne, dimanche 1er décembre à Kiev.
Vitali Klitschko, leader de l'opposition ukrainienne, dimanche 1er décembre à Kiev. REUTERS/Vasily Fedosenko
Texte par : Romain Schué
3 mn

Ce dimanche 1er décembre, le boxeur Vitali Klitschko est encore descendu dans la rue, à Kiev, pour manifester contre le refus du gouvernement ukrainien de s’engager avec l’Union européenne. Portrait d’un champion WBC des lourds, déjà candidat pour la prochaine élection présidentielle ukrainienne.

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Avec de telles mensurations, il ne passe pas vraiment inaperçu. Encore moins avec un porte-voix, comme ce fut une nouvelle fois le cas à Kiev ce dimanche 1er décembre. Du haut de ses 2 mètres 02, de son imposante carrure et de ses 114 kg, Vitali Klitschko est bien plus qu’un boxeur. Bien plus qu’un simple sportif. Adulé en Ukraine, le champion du monde WBC des lourds mène un autre combat. Certainement bien plus important que les 47 autres qu’il a disputés sur un ring (pour 45 victoires). Cette fois-ci, c’est le gouvernement actuel, avec le président Ianoukovitch en ligne de mire, qu’il souhaite mettre KO.

« Je serai candidat à l’élection présidentielle en 2015 »

Depuis plusieurs semaines, Vitali Klitschko a abandonné l’entraînement. A 42 ans, le leader de l’opposition ukrainienne a déjà dévoilé ses intentions. « Je serai candidat à la présidentielle » de 2015, a-t-il lancé au Parlement il y a quelques jours. En attendant, on le retrouve devant le siège de l’administration présidentielle, comme ce dimanche 1er décembre. En compagnie d'au moins 100 000 personnes, il manifeste contre le revirement du président Ianoukovitch qui a claqué la porte des négociations avec l’Union européenne dans le cadre d’un accord d'association avec l’Ukraine. « Le régime du président actuel mène l’Ukraine à la dictature et à l’isolement international », jure Klitschko.

Fin politicien, déjà, il gère son image. Les mots à la place des maux. Ce dimanche après-midi, il a fortement conseillé aux manifestants, porte-voix en main, de ne pas tomber dans le piège de l'affrontement avec les forces de l'ordre. 

Il veut lutter contre la corruption

Mais quel serait son programme ? Que revendique-t-il clairement ? Très populaire dans son pays - les derniers sondages le donneraient même vainqueur face à Ianoukovitch au deuxième tour -, le leader du parti libéral Oudar a ciblé un domaine bien précis : la lutte contre la corruption pour une Ukraine démocratique et solidement ancrée en Europe. Un nouveau combat. Un de plus. Avec le même succès ?

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