FOOTBALL

Ligue Europa : nouvelle C3 pour le FC Séville, Benfica toujours maudit

Ivan Rakitic, capitaine du FC Séville, soulève le trophée de la Ligue Europa, mercredi 14 mai 2014.
Ivan Rakitic, capitaine du FC Séville, soulève le trophée de la Ligue Europa, mercredi 14 mai 2014. REUTERS/Juan Medina
Texte par : Thomas Pitrel
4 mn

Le club espagnol du FC Séville a remporté la Ligue Europa 2014 aux tirs au but face au Benfica Lisbonne (0-0, 4-2), ce mercredi 14 mai à Turin. Souvent dangereux, les Portugais perdent pourtant leur deuxième finale de C3 d'affilée. Une malédiction qui dure depuis les années 60, alors que le FC Séville gagne sa troisième coupe d'Europe en moins de dix ans.

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Depuis la substitution de la Ligue Europa à la Coupe de l'UEFA en 2010, aucune finale ne s'était terminée aux tirs au but. Et le match décisif de la C3 ne s'était plus terminé sur un score nul et vierge depuis le Galatasaray-Arsenal de l'an 2000. Personne ne le demandait, mais c'est chose faite. Ce n'est pas faute d'avoir multiplié les occasions de but pour le Benfica Lisbonne, mais c'est finalement son rival, le FC Séville, qui s'est imposé au terme d'une lente, voire très lente, montée en puissance.

Un début de match flou

Il est parfois difficile de faire la différence entre un match équilibré et un match ennuyant. Et de savoir si ce sont les défenses qui sont intraitables ou alors les attaques trop timides. C'est un peu l'histoire des 45 premières minutes de cette finale de Ligue Europa, où la plus belle action est un lob de 45 mètres de Rakitic pour Séville, passé à une dizaine de mètres du but. Le reste ? Une succession d'actions un peu molles devant un stade trop clairsemé pour une finale.

Puis tout a changé. Pour commencer, alors que les joueurs du Benfica avait passé l'essentiel de leur début de match à labourer les chevilles de leurs adversaires au milieu du terrain dans une quasi-impunité, c'est à leur tour d'être victimes de la placidité arbitrale. Juste avant la pause, Gaitan est accroché par Fazio dans la surface de réparation, tout comme Lima par Moreno à la 56e minute, sans conséquence.

Un suspense fou

Surtout, le jeu s'anime enfin, en même temps que les tribunes rougies par les supporters des deux équipes. Les contres succèdent à d'autres contres, la balle file d'un but à l'autre. Mais ne rentre jamais dedans. Soit par manque d'adresse, soit par manque de chance, soit par la grâce d'un sauvetage de la défense ou du gardien, comme sur cette frappe de 25 mètres de Lima sortie d'une claquette par Beto à la 84e minute. Petit à petit, le Benfica a augmenté son emprise sur la rencontre, jusqu'à assiéger la cage sévillane, mais le tableau de marque reste vierge.

Le temps réglementaire écoulé, la demi-heure de prolongation s'écoule lentement et délivre son lot de crampes avant les terribles tirs au but. Les deux courses d'élan lentes et saccadées de Cardozo et Rodrigo ne pardonnent pas : les Lisboètes loupent leurs tentatives tandis que Séville fait un sans faute. Gameiro envoie une fusée pour valider le nouveau trophée européen du FC Séville, après les deux Coupes de l'UEFA d'affilée remportées en 2006 et 2007. Les Portugais, eux, ont peut-être été écrasés sous le poids de leur Histoire. Déjà défait l'an dernier au même stade de la compétition par Chelsea, le Benfica perd ce soir sa huitième finale de coupe d'Europe de suite depuis 1963.

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