Coupe du monde 2014

Mondial: Brésil, l’humiliation finale

A l'image de son attaquant vedette Neymar -présent sur le banc de touche-, le Brésil sort de cette Coupe du monde 2014 la tête basse.
A l'image de son attaquant vedette Neymar -présent sur le banc de touche-, le Brésil sort de cette Coupe du monde 2014 la tête basse. REUTERS/Dominic Ebenbichler
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le pays hôte de la Coupe du monde 2014 s’est incliné ce samedi 12 juillet face aux Pays-Bas pour la troisième place du tournoi sur le score de 3-0. Une nouvelle claque après la lourde défaite encaissée contre l’Allemagne en demi-finale.

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Il rêvait de broder une sixième étoile de champion du monde sur son maillot ; il ne finira même pas sur le podium. Pour le Brésil, l’échec est total dans cette Coupe du monde organisée chez lui. Humiliée par l’Allemagne en demi-finale 7-1, la Seleçao a encore subi une défaite cuisante samedi 12 juillet en encaissant trois buts face aux Pays-Bas. La troisième réalisation des Hollandais, inscrite dans le temps additionnel, a même été applaudie par des groupes de supporters brésiliens, dégoûtés par cette ultime déroute.

Pendant 90 minutes, les joueurs brésiliens ont produit un jeu indigent, avec une animation offensive quasi inexistante. La défense, supposée être le point fort de l’équipe, a pris l’eau pour la deuxième fois en deux matches, avec un premier but marqué sur pénalty dès la 2e minute, puis un deuxième à la 17e.

Douloureuse conclusion

Ce match pour la troisième place a été la douloureuse conclusion d’un tournoi où les faiblesses de la Seleçao, aperçues dès la première rencontre, n’ont cessé de s’accroître. Surnageant grâce au génie de Neymar, l’équipe a finalement sombré après la blessure au dos de son attaquant vedette en quarts de finale contre la Colombie.

Les Pays-Bas, eux, savourent cette troisième place. « Pour nous, je pense que c'est la meilleure manière de terminer ce tournoi, s’est réjoui Arjen Robben qui, à 30 ans, disputait peut-être son dernier match de Coupe du monde. Personne n'attendait la Hollande parmi les quatre premiers. Et c'est donc un très grand résultat. » Dante, le défenseur de la Seleçao, parle quant à lui de « soulagement », comme si ce Mondial n'avait été qu'une longue et douloureuse épreuve : « C’est un soulagement d’abord que ce soit fini, mais on est aussi un peu déçus de ne pas avoir accompli notre mission. Il va falloir maintenant aller de l’avant. »

C’est une débâcle collective, celle de toute une équipe, mais aussi celle d’un sélectionneur. Auteur d’une campagne désastreuse, paraissant dépassé par les événements, Luiz Filipe Scolari ne juge pourtant pas le bilan de son équipe si négatif. « En 2006, 2010, nous n’avons pas fini parmi les quatre meilleurs. Et en 2014, si », a-t-il déclaré à l’issu de la rencontre. Pour lui, il n’y a pas de quoi accabler ses joueurs qui, assure-t-il, se sont battus et se sont créé des opportunités. « [L’équipe] va rester marquée par le résultat des sept buts, oui. Mais elle va aussi être marquée comme une génération qui a commencé une étape pour le Mondial 2018 avec un classement parmi les quatre meilleurs du monde ». Les dirigeants brésiliens risquent cependant de ne pas être du même avis et ce fiasco devrait signer la fin du bail de Scolari à la tête de la Seleçao.

À défaut d’y participer, les Brésiliens ont choisi leur camp pour la finale : ce sera l’Allemagne qu’ils soutiendront ce dimanche soir. Pas rancuniers, certains revêtaient déjà le maillot de la Mannschaft qui rencontre l’Argentine au stade Maracana de Rio de Janeiro. Car pour eux, mieux vaut une victoire de l’équipe qui les a humiliés en demi-finale que celle de leur rivale historique.

 → (RE)LIRE : Entre Argentins et Brésiliens, une rivalité sans fin

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