Cyclisme / Tour de France

Vincenzo Nibali : «Un Tour presque sur mesure pour moi»

Vincenzo Nibali termine en solitaire à la Planche des Belles Filles, un tournant dans l'édition 2014 du Tour de France.
Vincenzo Nibali termine en solitaire à la Planche des Belles Filles, un tournant dans l'édition 2014 du Tour de France. AFP PHOTO / JEFF PACHOUD
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Vincenzo Nibali a remporté son premier Tour de France, ce dimanche 27 juillet. Une victoire qui vient après celles sur la Vuelta en 2010 et sur le Giro en 2013. L’occasion pour le champion italien de revenir sur ces trois épreuves, de livrer une première analyse sur le Tour 2014, qu’il juge spectaculaire, et d’évoquer les courses qu’il aimerait gagner un jour.

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Quelle comparaison est possible entre votre victoire et celle de Marco
Pantani en 1998 ?

« C'est difficile de faire une comparaison entre Pantani et moi. Si je ne me trompe pas, il a gagné son Tour dans la dernière semaine. Pour moi, c'est tout le contraire. J'ai pris le maillot jaune après deux journées. »

Est-ce très différent de vos succès à la Vuelta et au Giro ?

« C'est la Vuelta (2010) qui m'a donné l'assurance de lutter sur le Giro et le Tour. Le Giro (2013) a été très important, devant le public italien, mais le Tour c'est encore plus. Tout le monde regarde le Tour, c'est plus fort encore, c'est plus beau. Et puis, sans dévaloriser le Giro, le niveau est encore plus haut. »

Avez-vous conscience d'entrer dans l'histoire après tant de champions ?
« C'est important pour moi, mais il n'y a pas que le Tour. Ces champions ont gagné d'autres courses. Quand je suis arrivé pour la première fois sur le Tour, ma plus grande émotion était de penser aux Champs-Elysées, à l'Arc de Triomphe, à la Tour Eiffel, au public français, parisien... »

« Il y a encore des courses que je rêve de gagner »

Stefano Zanatta (son directeur sportif de l'époque) disait qu'à votre premier Tour, en 2008, vous étiez triste, vous doutiez...
« J'étais plutôt déçu, je voulais au moins le maillot blanc. Il y a eu beaucoup de progrès depuis, les contrôles, le passeport biologique. On voit les résultats. S'il n'y avait pas eu tous ces contrôles, je n'en serai peut-être pas là aujourd'hui. »

Comment caractériseriez-vous ce Tour ?
« Spectaculaire, magnifique, très différent des précédents que j'ai courus. Il était presque sur mesure pour moi avec des montées déjà difficiles dans la première semaine. »

Aimeriez-vous l'an prochain être confronté à Froome, Contador, Quintana ?

« Bien sûr. Et même Wiggins, même si j'ai vu qu'il allait plutôt se consacrer à la piste, mais pourquoi pas... »

Vous allez gagner les trois grands tours. Que vous reste-t-il à conquérir ?
« Il y a encore des courses que je rêve de gagner. Le Tour de Lombardie, où je n'ai jamais eu beaucoup de chance jusqu'à présent, le championnat du monde, Liège-Bastogne-Liège. Ce sont des courses dans lesquelles j'ai essayé de donner mon meilleur mais je suis plus à l'aise dans les courses par étapes. »
 

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