Basket-Ball / Mondial 2014

La France va tenter de faire sans Tony Parker

Tony Parker avec les Spurs contre Oklahoma City, le 2 juin 2012.
Tony Parker avec les Spurs contre Oklahoma City, le 2 juin 2012. REUTERS/Jim Young
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L'équipe de France messieurs de basket, privée de son leader Tony Parker, entame la phase active de sa préparation à la Coupe du monde en Espagne, du 30 août au 14 septembre, par un premier match amical contre la Belgique ce mercredi. Les champions d’Europe en titre ont un mois pour s’habituer à jouer sans lui.

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Il sera bien en Espagne, mais dans les tribunes. Pour la quatrième fois de sa carrière, Tony Parker, le récent champion de NBA, ne sera pas sur le parquet au moment où la France lancera sa nouvelle campagne. Après une saison harassante, Parker doit se reposer et ménager son corps. Mais il compte bien être de la partie lors de l’Euro 2015, qualificatif pour les JO 2016 au Brésil. Son dernier grand défi.

« Ce n'est pas un joueur qui devra remplacer Tony »

C'est donc sans lui et son titre de champion d’Europe que la France va devoir tenir son rang. Avec l’absence du patron des Bleus, Boris Diaw et Nicolas Batum devraient tenir la boutique. Mais ils ne seront pas les seuls à devoir cravacher pour briller lors de ce Mondial en Espagne sans le meilleur joueur de l’histoire de France. L’an dernier, avec TP, les Bleus avaient décroché le premier titre international de l’histoire du basket français. Une tâche qui s’est aussi est compliquée par le forfait de dernière minute d'Alexis Ajinça (Nouvelle-Orléans/NBA) - qui a préféré rester auprès de sa femme, laquelle devrait accoucher dans quelques semaines -, et de Kevin Séraphin, qui n'a pas été libéré par son club des Washington Wizards (NBA), étant insuffisamment remis d'une arthroscopie à un genou.

« Ce n'est pas un joueur qui devra remplacer Tony, mais tout un groupe. On parle quand même de l'un des meilleurs joueurs du monde, le meilleur joueur de l'histoire du basket français. Il a son leadership, une aura, une présence qui font que ce n'est pas facile de le remplacer, mais on devra le faire », nous avait confié Nicolas Batum, il y a quelques jours.  « On a déjà joué sans Tony Parker. On ne pourra pas remplacer sa magie et ses coups d’éclat, donc on doit trouver un équilibre collectif pour bien faire. Nous avons de forts joueurs et il faut les mettre en confiance », explique Vincent Collet, le sélectionneur.

Thomas Heurtel et Antoine Diot dans la lumière

Thomas Heurtel, auteur d’une bonne saison sous les couleurs de Vitoria en Espagne et Antoine Diot, élu MVP français du dernier championnat de ProA avec Strasbourg, en font partie. « Il faut faire avec. La réponse sera collective et chacun devra prendre ses responsabilités. Il va falloir en faire plus pour pallier à cette absence, qui est énorme pour l’équipe de France. Mais ce n’est pas une fatalité », résume pour RFI Antoine Diot.

Celui qui porte sur le bras gauche un tatouage où figure la formule chimique de l’adrénaline n’a pour autant pas envie de se faire des nœuds au cerveau. « Je ne vais pas changer ma façon de jouer et je ne vais pas faire du Tony Parker. Je sais que je n’en ai pas les capacités, dit-il tranquillement. J’aurais peut-être plus de temps de jeu. Comme Thomas Heurtel, on va aider l’équipe sans trop de se poser de question. On est les champions d’Europe en titre et on est attendu ».

« Il va falloir du temps pour créer cette équipe », souligne Vincent Collet. Même son de cloche du côté de Boris Diaw le capitaine et champion de NBA : « Il faut que ce groupe France continue à progresser. On vise une médaille. On y va pour ça, sinon, autant rester à la maison ». Diaw a terminé la saison régulière de NBA avec des moyennes de 9,1 points, 4,1 rebonds et 2,8 passes par match. Il a surtout été décisif lors des play-offs, en particulier en finale de conférence Ouest contre Oklahoma City et lors de la finale NBA contre Miami.

Les Bleus auront neuf rencontres amicales pour recréer un collectif censé leur permettre de se montrer à la hauteur de leur titre de champion d'Europe et d'atteindre l'objectif minimal qui leur a été assigné en Espagne : les quarts de finale.

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