Tennis: la France en finale de la Coupe Davis

Tsonga et Gasquet sont arrivés à bout non sans mal d’une des meilleures paires de double au monde.
Tsonga et Gasquet sont arrivés à bout non sans mal d’une des meilleures paires de double au monde. RFI/Pierre René-Worms

Double tenante du titre en Coupe Davis, la République tchèque a été sortie par une équipe de France de tennis motivée comme jamais, ce 13 septembre 2014 à Paris. Retour en texte et en images sur cette demi-finale.

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La  génération Tsonga, Monfils, Gasquet voulait marquer l'histoire du tennis français, comme celle des Noah, Forget, Leconte et suivre les traces des glorieux « Mousquetaires » ( des années 1920 et 1930). Cette rencontre pliée en trois matches par des joueurs qui ne pensaient plus qu'à la finale depuis des mois entrera au Panthéon des victoires.

Richard Gasquet avait annoncé la couleur dès l'an passé en disant à son capitaine Arnaud Clément que la Coupe Davis était désormais son objectif majeur. Et Gasquet n'a pas failli à ce rendez-vous. Il a donné le ton dès le premier match, le 12 septembre, en balayant en trois petits sets le numéro 6 mondial Thomas Berdych et a été imité deux heures après par Jo-Wilfried Tsonga qui est venu à bout de Lukas Rosol en trois petits sets également.

Une ambiance festive

« On est chez nous » scandent les supporters dans une folle ambiance digne du Stade de France. Le stade Roland Garros construit en 1928 pour accueillir les finales de Coupe Davis dont la France était alors détentrice a vécu un week-end de rêve avec cette demi-finale France-République tchèque.

Cela faisait 12 ans qu'aucune rencontre de cette « Coupe du monde des nations de tennis » ne s'était pas déroulée dans l'antre fétiche de la porte d'Auteuil. Pour l’occasion le stade avait repris du service dans une ambiance très « rock’n’roll ». La sono diffusait entre chaque changement de côté des hymnes censés galvaniser les joueurs, contrairement à la quiétude du tournoi du Grand Chelem où le moindre chuchotement est réprimé. Les « Bleus » ont été poussés par des supporters bruyants, armés de tambours et autres cornes de brume.

Dans cette ambiance festive, les Tchèques peu habitués au jeu sur terre battue et éprouvés –comme les Français- par la longue tournée estivale des tournois américains ont sombrés d’une manière inattendue après ces années de domination.

Des Tchèques à terre

Le double de ce 13 septembre a été décisif et a montré les limites d’adaptation du numéro un tchèque Thomas Berdych à la surface. Car tout juste sorti depuis une semaine du tournoi new-yorkais de Flushing Meadows, il n’a eu que très peu de temps pour se remettre du décalage horaire et s’adapter au jeu sur terre battue.

Le meilleur joueur français du moment, Gael Monfils, lui, avait été préservé le premier jour par son capitaine Arnaud Clément. L’implosion de l’équipe tchèque est donc autant due à l’enchaînement d’épreuves majeures dans un délai très court qu’à la puissance, la motivation et à la concentration des joueurs français.

Arnaud Clément aura finalement fait le choix d’aligner deux joueurs qui étaient frais mais motivés comme jamais pour atteindre la finale de cette compétition mythique.

Lors du double décisif, Gasquet et Tsonga sont finalement venus à bout de la meilleure paire mondiale actuelle de Coupe Davis, Berdych-Stepanek qui ne comptait jusqu’alors qu’une défaite en douze rencontres.

Totalement dépassé, Berdych n’aura pas retrouvé son niveau dans la nuit et le dos de Stepanek, 36 ans, a failli lâcher. Ce qui a permis aux Français de revenir dans une partie dont le résultat aurait pu s’inverser sur quelques détails.

Quatre ans après la dernière finale jouée en Serbie, la France se retrouve une nouvelle fois en finale de cette épreuve majeure. Sans doute face à la Suisse de Federer et Wawrinka, à Lille, à la fin du mois de novembre.
 

 

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