BASKET/CHAMPIONNAT DU MONDE FEMININ

Valérie Garnier: «L'équipe de France se reconstruit»

La coach de l'équipe de France de basket, Valérie Garnier, plutôt satisfaite du parcours des Bleues lors du Mondial en Turquie.
La coach de l'équipe de France de basket, Valérie Garnier, plutôt satisfaite du parcours des Bleues lors du Mondial en Turquie. AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En dominant la Serbie ce dimanche (88-74), l’équipe de France féminine conclut son Mondial à la 7e place. Eliminées en quart de finale par les futures championnes américaines, les vice-championnes d’Europe, avec un effectif renouvelé, ont néanmoins atteint leurs objectifs. Même si Valérie Garnier, la sélectionneuse nationale, garde une touche d’amertume...

Publicité

Terminer ce Mondial sur une bonne note doit vous redonner le sourire…
C’était de désir de toutes les joueuses. C’est toujours mieux de finir une compétition de cette manière, surtout que la Serbie sera l’un de nos concurrents directs lors du prochain Euro.

Quel bilan tirez-vous de ce Mondial ? Etes-vous satisfaite d’avoir atteint les quarts de finale ?
Les quarts, c’était notre premier objectif. Mais on s’est retrouvées face aux Etats-Unis car on a laissé échapper notre premier match (défaite 50-48 face à la Turquie). C’est un enseignement à retenir : être prêt dès le départ de la compétition. Mais c’est surtout cette défaite hier (samedi, en match de classement) contre le Canada qui me fâche. Après notre élimination contre les Etats-Unis, on s’était reconcentrées pour décrocher la cinquième place, qui nous a finalement échappé.

Avant d’affronter les Américaines en quart, vos joueuses n’étaient-elles pas résignées, malgré votre victoire en amical contre ces mêmes joueuses (76-72 à Paris le 21 septembre) ?
Ce n’était plus du tout le même contexte. Lors de cette rencontre amicale, tous les feux étaient au vert pour nous alors que les Américaines venaient de se retrouver. Après cette défaite, elles ont décidé de rappeler une joueuse pour renforcer leur effectif. Cette équipe est formatée pour être au rendez-vous des grandes compétitions. Malgré ce succès, on n’était pas au même rang qu’elles. Il y a beaucoup de qualités chez elles, c’est très compliqué de les jouer.

Que vous a-t-il manqué ?
De la réussite près du cercle, des points. L’absence d’Endy Miyem (touchée au mollet face aux Etats-Unis, elle a déclaré forfait pour les matchs de classement et avait déjà manqué le premier match contre la Turquie) a été préjudiciable. Elle est l’une de nos armes offensives. Beaucoup de choses ont été construites pour elle. Son absence nous a mises en difficulté. Pour moi, l’identité de jeu de notre équipe est simple : prendre des rebonds propres et courir. Mais avec sept matches en neuf jours, les organismes sont émoussés.

Durant ce Mondial, vous avez eu l’occasion d’intégrer de nouvelles joueuses. Vous ont-elles convaincues ?
Beaucoup ont, pour la première fois de leur vie, enchaîné sept matchs internationaux en neuf jours. Obligatoirement, elles ont grandi et appris. C’était notre but.

Vous avez également vécu votre première compétition internationale en tant que coach principal…
Ce fut intense, notamment au niveau du management ! Tous les matches se succèdent. Parfois, il n’y a que 14h entre deux rencontres. Il faut également gérer un staff de onze personnes. Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte.

Hormis les Américaines, d’autres formations vous ont-elles impressionnées ?
L’Espagne (championne d’Europe 2013 et finaliste de ce Mondial) répond encore présente. Le Canada est une jeune nation de basket, mais elle progresse chaque année. Et la Turquie confirme que l’Europe doit à présent compter sur elle.

Vous allez être attendue l’an prochain pour l’Euro 2015, qualificatif pour les JO de Rio…
On est vice-championnes d’Europe, certes, mais on a de nouvelles joueuses. Aujourd’hui, on reconstruit. Mais c’est important d’être présent. L’objectif n’a pas changé : se qualifier pour les Jeux.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail