Accéder au contenu principal
FOOTBALL

Eliaquim Mangala, futur cadre de l’équipe de France?

Eliaquim Mangala (à droite), auteur d'une prestation solide face au Portugal, pourrait bien s'installer au sein de la défense centrale des Bleus.
Eliaquim Mangala (à droite), auteur d'une prestation solide face au Portugal, pourrait bien s'installer au sein de la défense centrale des Bleus. AFP PHOTO / FRANCK FIFE
Texte par : Romain Schué
4 mn

Titularisé samedi face au Portugal (victoire 2-1 de l'équipe de France) au sein de la défense tricolore, Eliaquim Mangala pourrait profiter des mésaventures de Mamadou Sakho pour s’installer chez les Bleus. Le joueur de Manchester City sera-t-il l’un des nouveaux hommes forts de Didier Deschamps ?

Publicité

En équipe de France, les places sont chères. Et rares. Depuis le match retour face à l’Ukraine (succès 3-0), qui a envoyé les Bleus au Mondial un soir de novembre 2013, et la belle compétition menée par les coéquipiers de Blaise Matuidi au Brésil conclue par un quart de finale (défaite 1-0 contre l’Allemagne), de nombreuses garanties s’offrent à Didier Deschamps. En attaque ? Karim Benzema, buteur samedi soir, apparaît intouchable, tout comme Antoine Griezmann et Mathieu Valbuena. Au milieu ? Le trio Matuidi-Cabaye-Pogba a pris du volume. Les seules incertitudes, ne les cherchez plus, sont en défense. Aux côtés de Raphaël Varane notamment, le jeune - 21 ans - mais solide et prometteur joueur du Real Madrid.

Il y a quelques semaines, la question ne se posait pourtant pas. Mamadou Sakho (24 sélections), fort de ses performances et de la hargne qu’il a impulsée aux Tricolores depuis plusieurs mois, paraissait inamovible. Et avec la présence dans le groupe de Laurent Koscielny (Arsenal, 21 sélections), les cartes semblaient déjà rabattues. Mais pourtant…En difficulté de côté de Liverpool, l’ancien Parisien squatte davantage le banc de touche que les pelouses anglaises (deux titularisations à peine depuis le début du championnat, avant de se blesser à la cuisse). Sa place au sein du onze national est-elle menacée en vue de l’Euro 2016 organisé par la France ? Tout dépend, peut-être, des performances d’Eliaquim Mangala.

Le défenseur le plus cher de l’histoire

Cristiano Ronaldo n'a pas trouvé la faille face à l'équipe de France et Eliaquim Mangala.
Cristiano Ronaldo n'a pas trouvé la faille face à l'équipe de France et Eliaquim Mangala. Pierre RENE-WORMS

Au Stade de France samedi soir, beaucoup de regards étaient tournés vers ce joueur de 23 ans, originaire du Congo, qui vient de décrocher le titre honorifique de « défenseur le plus cher de l’histoire du foot » cet été à la faveur d’un transfert record estimé à 53 millions d’euros. Somme déboursée par Manchester City pour recruter l’ex-roc du FC Porto, double champion du Portugal (2012 et 2013).

Formé au Standard de Liège, Eliaquim Mangala, encore méconnu avant l’été, a connu une progression fulgurante depuis trois saisons. Pilier des « Dragons » de Porto, le natif de Colombes (Hauts-de-Seine) a rapidement rejoint l’équipe de France, en juin 2013, lors d’une tournée en Amérique du Sud avant de décrocher sa place pour le Mondial brésilien en juin, même s’il n’a pas disputé la moindre minute avec le maillot bleu durant la compétition.

Une prestation timide face au Portugal

Aujourd’hui, tout a changé. En Premier League avec Manchester City, le champion en titre, le défenseur central prend petit à petit ses marques (3 titularisations) et sa côte ne fait que grimper. Alors que Didier Deschamps ne cesse de louer son potentiel, le sélectionneur français est passé aux actes face au Portugal, profitant d’une blessure de Laurent Koscielny pour offrir une quatrième sélection à Eliaquim Mangala.

Une quatrième sélection sans grands soucis pour Eliaquim Mangala avec l'équipe de France.
Une quatrième sélection sans grands soucis pour Eliaquim Mangala avec l'équipe de France. Pierre RENE-WORMS

A-t-il convaincu son entraîneur ? Plutôt discret et timide, prenant peu de risques offensifs, Mangala s’est néanmoins montré solide face à Cristano Ronaldo, ne commettant qu’une erreur – mais majeure - à la 21e en s’emmêlant les pinceaux avec Yohan Cabaye à l’entrée de sa propre surface, qui aurait pu profiter à Nani, avant de reprendre le dessus sur les attaquants lusitaniens. Puis d’enlacer, tout sourire, ses coéquipiers, auteurs d'une belle performance au Stade de France face au demi-finaliste de l'Euro 2012. Et s’il avait pris date ?

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.