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Sport/CIO

Choc de simplification pour le CIO

Thomas Bach, le président du CIO.
Thomas Bach, le président du CIO. inserbia.info
Texte par : RFI Suivre
4 min

Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, espère faire adopter par l'ensemble des membres réunis à Monaco lundi et mardi prochain, les 40 mesures dessinant les contours des futurs Jeux olympiques, appelé l'Agenda 2020. La plus emblématique : réduire drastiquement le coût des Jeux.

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Il n’y a pas de grande révolution, mais des propositions pour faire avancer le CIO. Quinze mois après son élection, Thomas Bach espère faire adopter par l'ensemble des membres réunis à Monaco les 40 mesures dessinant les contours des futurs Jeux olympiques. Le 18 novembre dernier, le CIO avait rendu public son catalogue appelé à guider sa réforme et à donner plus de souplesse dans son fonctionnement. Regroupées sous le titre Agenda 2020, ces recommandations sont le fruit de longs mois de travail de 14 comités.

Privilégier les projets projets sociaux et environnementaux

Parmi les réformes envisagées, il y aura celle des candidatures des villes. Le CIO « invitera désormais les candidates potentielles à présenter un projet qui correspond le mieux à leurs besoins sportifs, économiques, sociaux et environnementaux à long terme », et privilégiera « l'usage maximum d'équipements existants ». Dans un contexte économique difficile, de nombreuses villes européennes avaient abandonné le projet d’une candidature, ou se sont carrément retirées du processus d’obtention des Jeux d’hiver de 2022, ne laissant que Pékin et Almaty, au Kazakhstan, dans la course. Le pharaonique budget des Jeux d'hiver de Sotchi en Russie a visiblement fait fuir. Hégémonique par le passé, notamment dans ses rapports avec les villes candidates, l'institution dit désormais vouloir écouter « quel projet olympique s'intègre le mieux dans le plan de développement à long terme d'une région hôte ainsi que dans ses projets sociaux et environnementaux ». Le CIO entend également « réduire les coûts de candidature » et inscrire la « durabilité dans tous les aspects des Jeux ».

Tokyo veut réduire les coûts des JO 2020

D’ailleurs, Tokyo, qui a obtenu les Jeux pour 2020, souhaite réduire le coût d’1,36 milliard d'euros, en revoyant à la baisse ou en abandonnant les plans de construction d'infrastructures nouvelles. La facture pour la préparation des sites olympiques, incluant la construction de dix nouveaux équipements, s'élève selon les dernières estimations à 3,8 milliards de dollars (environs 3 milliards d'euros), soit trois fois plus que prévu initialement. « Nous avons dû réviser nos projets d'infrastructures après que les dépenses prévues se sont envolées. Nous avons présenté des plans révisés au CIO et je pense que nous avons été compris. L'important est que nous construisions des installations qui seront utiles aux Tokyoïtes après les Jeux », explique Katsura Enyo, membre du comité d'organisation des Jeux de 2020 pour la ville de Tokyo.

En début d'année, le gouverneur de la ville, Yoichi Masuzoe, avait demandé que les projets soient revus. La construction d'une nouvelle salle de basket pourrait ainsi être abandonnée au profit d'un palais des sports déjà existant, situé à 25 km au nord de la capitale. Le vice-président du CIO, John Coates, a récemment incité l'organisation des épreuves hors de Tokyo, alors que la candidature japonaise promettait qu'elles auraient toutes lieu dans un rayon de 8 km autour du village olympique. « Nous devrions utiliser au maximum les infrastructures existantes et dépasser la philosophie des huit kilomètres », a-t-il dit après une visite à Tokyo, suggérant en particulier que des matches de basket aient lieu à Osaka.

Autre point qui sera probablement sujet à débats, la création d'une chaîne de télévision olympique qui émettrait 365 jours par an pour maintenir la flamme entre deux éditions des Jeux. Entièrement numérique, cette chaîne n'aurait bien sûr pas vocation à concurrencer les diffuseurs traditionnels des JO, dont l'Américaine NBC qui vient de débourser 6,2 milliards d'euros pour s'assurer les six prochains JO.

Côté sportif, dans ces 40 propositions, un nouveau sport, une nouvelle discipline ou épreuve, pourrait aussi s'inviter au programme olympique tous les quatre ans dans un souci de flexibilité et de diversité des futurs JO.

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