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Dopage

Soupçon de dopage généralisé en Russie: le CIO prêt à dégainer

Le président du CIO Thomas Bach (gauche) en compagnie de Vladimir Poutine (centre) et Dimitri Medvedev, à Sotchi en février 2014.
Le président du CIO Thomas Bach (gauche) en compagnie de Vladimir Poutine (centre) et Dimitri Medvedev, à Sotchi en février 2014. REUTERS/Dmitry Astakhov/RIA Novosti/Pool/Files
3 min

Un documentaire-choc diffusé récemment à la télévision allemande révèle un dopage généralisé dans l’athlétisme russe. Alors que l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) a immédiatement diligenté une enquête, le Comité international olympique annonce qu’il se montrera intraitable si les faits étaient avérés.

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Si les accusations de dopage généralisé des athlètes russes venaient à être prouvées, le Comité international olympique (CIO) réagirait conformément à sa politique « zéro tolérance », a annoncé samedi son président, l'Allemand Thomas Bach.

« Etant donné la gravité des accusations, la responsabilité du CIO est de respecter le droit de chaque personne à se défendre. Nous respectons l'enquête menée par l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) et nous n'interférerons pas », a déclaré M. Bach. « Si ces accusations venaient à être prouvées par la commission d'éthique de l'IAAF, alors le CIO réagirait conformément à sa politique zéro tolérance », a-t-il ajouté.

Documentaire explosif

La commission exécutive du CIO, actuellement réunie à Monaco, a appelé vendredi à une enquête rapide à la suite des accusations de dopage généralisé des athlètes russes, portées dans un documentaire de la télévision allemande. Diffusé le 3 décembre sur la chaîne publique ARD, ce documentaire intitulé « Dopage confidentiel : comment la Russie fabrique ses vainqueurs » dresse, témoignages de sportifs à l'appui, un portrait sévère de l'athlétisme russe, présenté comme gangrené par un dopage et une corruption massifs.

Parmi les témoignages figurent ceux de l'athlète russe Julia Stepanova, spécialiste du 800 m, actuellement suspendue pour dopage, et de son époux, Vitali Stepanov, qui a travaillé entre 2008 et 2011 pour l’Agence russe antidopage. « On ne peut pas atteindre ses objectifs sans se doper. Tu dois te doper, c'est comme ça que ça marche en Russie », dénonce Vitali Stepanov. « Quand un sportif se fait pincer, on le jette et on en prend un autre », poursuit son épouse. Le couple a dû quitter la Russie après avoir témoigné dans ce film.

Réplique russe

De son côté, la marathonienne Lilia Schobuchova, elle aussi actuellement suspendue pour dopage, affirme comment, pour pouvoir participer aux JO de Londres, elle a dû payer 450.000 euros. Une somme qui lui aurait été exigée par l’entraîneur Alexeï Melnikov pour trafiquer ses échantillons de sang prélevés entre 2009 et 2011 et jugés suspects par l'IAAF.

De côté des institutions russes, si l’Agence russe antidopage a annoncé qu'elle ouvrait une enquête sur ces accusations, la Fédération russe d'athlétisme étudie, elle, toutes les options ouvertes par les législations russe et allemande pour défendre ses droits, y compris l'engagement de poursuites judiciaires adaptées à l'encontre des allégations formulées dans le documentaire d’ARD qu’elle considère diffamatoires à son égard. La fédération « considère le film qui a été diffusé sur la chaîne ARD comme une provocation visant à ébranler le sport russe », indique un communiqué signé de son président Valentin Balakhnichev.

 

L’Allemagne prépare une loi antidopage ultra répressive

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière a déclaré samedi vouloir faire adopter d'ici la fin du premier semestre 2015 un projet de loi prévoyant jusqu'à trois ans de prison pour les sportifs coupables de s'être dopés.
Le texte ne va concerner que les sportifs de haut niveau allemands, soit environ 7.000 athlètes qui figurent sur les listes de l'agence antidopage nationale (Nada).
Outre les peines d'emprisonnement, l'article 4 de ce texte prévoit des amendes ainsi que la confiscation des prix éventuels reçus lors de performances accomplies grâce au dopage. Enfin, le texte doit simplifier l'échange d'informations entre les parquets, les tribunaux et la Nada.

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