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NATATION

Florent Manaudou s’approche des sommets

Lors des Mondiaux 2014 de Doha, Florent Manaudou a décroché six médailles et a battu deux records du monde. Jusqu'où ira-t-il ?
Lors des Mondiaux 2014 de Doha, Florent Manaudou a décroché six médailles et a battu deux records du monde. Jusqu'où ira-t-il ? MARWAN NAAMANI / AFP
Texte par : Romain Schué
3 min

Dans le sillage de sa sœur, Florent Manaudou poursuit sa quête vers les sommets. Deux ans après un titre surprise aux JO 2012, le nageur de 24 ans a encore impressionné aux Mondiaux de Doha avec six médailles et deux records du monde. Même s'il n'a pas réussi à décrocher l'or qu'il convoitait sur le 100 m libre.

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On pourrait voir la piscine à moitié vide. On pourrait parler d’échec. D’échec ? Tout simplement parce que Florent Manaudou ne manque pas d’ambition. Son objectif était simple : remporter trois titres individuels lors des Championnats du monde petit bassin de Doha. Mais oserait-on écrire ceci ? Certainement pas. Bien au contraire. Avec six médailles, dont deux en or, et deux records du monde à la clef, le petit dernier de la famille a impressionné. Une fois de plus.

En 2012, son titre olympique un brin inattendu décroché à Londres aurait pu le troubler. Dans le sillage d’une grande sœur au palmarès exceptionnel qui prenait définitivement sa retraite, la pression pouvait le faire craquer. L’anéantir. Il n’en a rien été. Au Qatar, Florent Manaudou s’est affirmé comme un champion. Un grand champion. Le chef de file de la natation française au potentiel incroyable et à la polyvalence enviée.

Laure et Florent, deux Manaudou stars des bassins.
Laure et Florent, deux Manaudou stars des bassins. REUTERS/Toby Melville

Manaudou : ­« C'est quand même une belle semaine, je suis content »

« Il devient carnivore, il veut dévorer la compétition », avait indiqué son entraîneur Romain Barnier suite au record du monde de son élève sur 50 m dos (22.22) samedi 6 décembre, son deuxième de ces Mondiaux, après celui obtenu sur 50 m libre la veille (20.26), le premier de sa carrière, avec l’or, à chaque fois, au bout de la ligne. Ses troisièmes et quatrièmes médailles même, après le titre sur 4x100 m libre et l’argent sur 4x50 m 4 nages un peu plus tôt. Ne lui restait plus qu’un objectif : s’imposer sur la distance reine, le 100 m libre.

Mais c’était sans compter l’inévitable Cesar Cielo, le Brésilien qui avait déjà privé Alain Bernard et Fabien Gilot d’un titre manquant toujours à la natation française. L’apothéose attendra, la faute à ces six petits centièmes (45.81 contre 45.75) de différence. « Je ne peux pas cracher dessus, même si je voulais gagner, admet le nageur de 24 ans. Ce n'est pas un bon temps mais j'ai fait mon max ce soir, je suis 2e et c'est comme ça. C'était ma douzième course je crois, ce soir, ça pêche un peu sur la nervosité mais voilà, c'est quand même une belle semaine je suis content ».

Son entraîneur : « Il sait nager toutes les nages »

Jusqu’où peut aller Florent Manaudou ? Rien ne lui semble interdit. « Je lui ai toujours dit qu’il était plus polyvalent que Laure. Florent, il est bon en tout », affirmait son père avant que ses derniers résultats ne le confirment une nouvelle fois. « Il sait nager toutes les nages, renchérit Romain Barnier, son coach à Marseille. Il a compris l’eau de façon extraordinaire ». Bien aidé par un physique monstrueux (1,99 m pour 99 kg), le benjamin de la fratrie s’approche donc des Jeux de Rio avec une étiquette de favori bien collée sur le maillot. « Je ne suis pas une machine, je ne peux pas gagner à tous les coups, tempère cependant l’intéressé après ces Mondiaux. Ça me rend humain aussi, je ne peux pas faire des records du monde à chaque fois et être champion du monde à chaque fois. Ce n'est pas si simple que ça ». Pourtant, ce n’est pas l’impression qu’il donne…

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