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FOOTBALL

Mondial 2022 au Qatar: une nouvelle affaire de corruption?

La Coupe du monde 2022 attribuée au Qatar par Sepp Blatter et la FIFA est à nouveau décriée.
La Coupe du monde 2022 attribuée au Qatar par Sepp Blatter et la FIFA est à nouveau décriée. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 min

Alors que l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar est de plus en plus décriée, le magazine France Football dévoile mardi 9 décembre 2014 le témoignage d’une ancienne chargée de communication du comité de candidature de l’émirat. Elle évoque une tentative de corruption auprès de dirigeants africains.

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La Coupe du monde au Qatar aura-t-elle lieu ? Depuis de nombreux mois, cette question revient de plus en plus intensément sur la table. La faute aux multiples déclarations et affaires qui surgissent petit à petit au sujet de l’attribution de la compétition à l’émirat du Moyen-Orient. Cette fois-ci, il n’est plus question d’un débat autour de la tenue de l’épreuve en été ou en hiver, en raison des conditions climatiques, mais bien d’un témoignage, le premier à visage découvert, sur une tentative de corruption des futurs organisateurs auprès de dirigeants africains appelés à voter pour désigner le pays hôte.

Dans une interview diffusée dans le magazine France Football mardi 9 décembre 2014, Phaedra Almajid, ancienne chargée de la communication du comité de candidature Qatar 2022, décrit une scène vécue en janvier 2010, dans une suite d’un hôtel de Luanda, la capitale de l’Angola, où se tenait le congrès de la confédération africaine. Une personne « indique que les Qataris sont ravis de la présence (d'un) haut dirigeant (du foot africain) et qu'ils souhaitent faire bénéficier sa fédération d'un don d'un million de dollars », raconte-t-elle à France Football. « Ce monsieur répond, sans même un regard pour le Qatari : "Ah, un million de dollars... Pourquoi pas un million et demi de dollars". Et le Qatari dit qu'il espère pouvoir compter sur son soutien. L'intéressé lui assure que c'est le cas. Et c'est fini », ajoute-t-elle. Selon elle, la même scène aura lieu avec deux autres responsables du foot africain qui n’ont pas été identifiés.

Michel Platini dément toute tentative de corruption le concernant

Mis en cause récemment par le Sunday Times, Michel Platini, le président de l’UEFA, qui n’a jamais caché son vote pour la Russie (Coupe du monde 2018) et le Qatar, a tenu à rappeler son honnêteté. « Je suis plus que blanc, je n'ai reçu ni Picasso, ni lingot, ni pétrole, ni gaz », a indiqué le patron du foot européen. « Mais j'ai été la proie d'investigateurs privés chargés de faire courir des rumeurs, peut-être que ça date de l'époque où je voulais me diriger vers la FIFA ».

Il y a quelques jours, l’ex-international français avait déjà qualifié les « allégations » du Sunday Times de « totalement fictives », dénonçant cette « rumeur ridicule ». « Moi, je le redis, j'ai toujours voté par conviction. Si j'ai voté pour Qatar et Russie, c'est que je voulais que le football aille dans de nouveaux territoires ». La FIFA procédera-t-elle, à la suite de ces nouvelles accusations, à un nouveau vote ? Michel Platini le répète : « S’il y a des preuves de corruption, il faudra revoter ».

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