FOOTBALL

Ligue des champions: l'AS Monaco tremble mais passe

Jérémy Toulalan (à gauche) et Wallace (droite) ont tremblé face à Olivier Giroud et Arsenal avant d'assurer leur qualification pour les quarts de finale.
Jérémy Toulalan (à gauche) et Wallace (droite) ont tremblé face à Olivier Giroud et Arsenal avant d'assurer leur qualification pour les quarts de finale. Reuters / John Sibley Livepic

Fort de sa nette victoire à Londres au match aller (3-1), l'AS Monaco s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions malgré sa défaite, à domicile, face à Arsenal (0-2). Le club de la Principauté rejoint le PSG à ce stade de la compétition.

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Que ce fut dur. Que ce fut hargneux. Que ce fut compliqué pour l'AS Monaco. Les supporteurs des Rouges et Blancs qui ont rempli pour la première fois de la saison le Stade Louis-II s'attendaient à une qualification aisée de leurs joueurs après la nette et convaincante victoire au match aller à Londres (3-1) ? Il n'en fut rien. Mais alors, rien du tout.

Durant quatre-vingt quinze interminables minutes, les vice-champions de France ont souffert et tremblé avant d'exulter, à bout, les mains sur les chevilles, après une multitude d'efforts fournis face aux coéquipiers d'Olivier Giroud revanchards, au visage complètement différent de celui proposé à Londres quinze jours plus tôt.

Olivier Giroud a redonné espoir à Arsenal

Fort d'une défense exceptionnelle, la meilleure de la compétition avec deux buts encaissés en sept rencontres, l'AS Monaco aurait pu s'appuyer sur ce point fort. Comment Arsenal aurait pu marquer trois buts, sans en encaisser un seul, face à Abdennour, Wallace, Toulalan et compagnie, si solides dans leur surface ? « On a refusé le jeu », répond, exténué, le milieu Geoffrey Kondogbia, auteur d'une réalisation magnifique à l'aller, au micro de BeIN Sports.

Dès l'entame de ce huitième de finale retour, les joueurs d'Arsène Wenger se sont jetés dans la surface monégasque. Giroud, d'abord, de la tête (14e) avait donné le ton. Arsenal entendait bien inverser la tendance et passer enfin ce cap après quatre éliminations consécutives à ce stade de la compétition. En grande difficulté à l'aller, l'attaquant international français a redonné espoir aux siens en poussant le ballon au fond des filets de Subasic, un brin chanceux en bénéficiant d'un contre favorable après un duel perdu face au gardien de l'ASM (0-1, 36e).

Asphyxiés, les joueurs de la Principauté ne seront pourtant pas malheureux lorsque, deux minutes plus tard, la frappe de Welbeck, seul à l'entrée de la surface, trouve miraculeusement les jambes d'Abdennour avant d'échouer légèrement à côté du but adverse.

Subasic sauve l'AS Monaco

Le portier croate va sauver à plusieurs reprises son équipe mise constamment sous pression et qui finira par craquer une seconde fois après une énorme erreur de Kurzawa qui remet la balle à Ramsey, quelques secondes après un poteau trouvé par Walcott (0-2, 79e). Une magnifique claquette sur un coup franc enroulé d'Ozil (53e), des sorties rassurantes et surtout, un réflexe qui vaut de l'or (83e) pour empêcher Giroud d'inscrire le but de la qualification pour Arsenal.

« On a souffert, reconnaît Geoffrey Kondogbia, avant de fêter cette première qualification en quart de finale pour l'ASM depuis 2004 et l'épopée qui avait conduit le club en finale. On a été mis en difficulté, on était sous pression. On s'est fait peur tout seul, mais on a tout donné. C'est notre force, on va essayer de continuer ».

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