Le «Monsieur Propre» de la Fifa tacle un éventuel retour de Blatter

Joseph Blatter dit Sepp en conférence de presse à Zurich le samedi 30 mai 2015.
Joseph Blatter dit Sepp en conférence de presse à Zurich le samedi 30 mai 2015. REUTERS/Arnd Wiegmann

La volte-face possible de Joseph Blatter, qui songerait à finalement rester à la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa), a pris du plomb dans l'aile avec les déclarations, ce dimanche 14 juin, du «Monsieur élections» de la Fifa. Celui-ci a réaffirmé l'absolue nécessité d'un changement, après plusieurs scandales de corruption dans le monde du foot.

Publicité

«J'aime la Fifa et le football plus que tout. Je veux faire au mieux. J'avais décidé de me représenter parce que je pensais que c'était la meilleure option. Les votes sont clos mais les affaires continuent. Mon nouveau mandat n'a pas le soutien de tout le monde du foot. C'est pourquoi j'en appelle à l'organisation d'un Congrès exceptionnel pour procéder à l'élection de mon successeur. » En annonçant sa démission, quelques jours seulement après avoir été élu pour un cinquième mandat, Joseph «Sepp» Blatter avait  frappé un grand coup.

Mais, alors que les candidats pèsent le pour et le contre avant de se lancer, le Suisse pourrait en frapper un second. Selon le Schweiz Am Sonntag, en effet, Joseph Blatter songerait à revenir sur sa décision, fort notamment du soutien des fédérations africaines et asiatiques. Dans la foulée, la BBC en a rajouté une couche, assurant que Blatter serait même prêt à rempiler en se présentant aux nouvelles élections, prévues entre décembre 2015 et mars 2016. Ce revirement ne serait pas une première pour le dirigeant de 79 ans qui avait déjà assuré en 2011 que son quatrième mandat serait son dernier.

Le «Monsieur élections» de la Fifa dit non

Mais, pour Domenico Scala, ces rumeurs n'ont pas lieu d'être. « Pour moi, les réformes sont un sujet central, assure le président indépendant du Comité d'audit et de conformité de la Fifa. C'est pourquoi je pense qu'il est absolument indispensable de poursuivre le processus de changement de président tel qu'il a été annoncé. » Le «Monsieur élections» de la Fifa, considéré par beaucoup au sein de l'instance dirigeante comme incorruptible, dispose d'un poids accru alors que l'instance est balayée par une tempête médiatico-judiciaire.

Cette déclaration lapidaire s'inscrit dans le droit-fil de ses précédentes positions, selon son entourage. Mais elle semble surtout destinée à tuer dans l'oeuf toute velléité de retour en arrière de la part de Blatter, qui a promis dans sa déclaration du 2 juin d'enclencher des réformes, dont la réduction de la taille du Comité exécutif (le gouvernement de la Fifa) ainsi que la limitation du nombre de mandats pour ses membres dont celui du président de la Fifa.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail