Cyclisme

Tour de France: l’Italien Vincenzo Nibali remet le couvert

Vincenzo Nibali lors de la présentation des coureurs à Utrecht, le 2 juillet 2015.
Vincenzo Nibali lors de la présentation des coureurs à Utrecht, le 2 juillet 2015. REUTERS / Eric Gaillard
3 mn

Vincenzo Nibali (Astana) semblait très serein face à la presse, à la veille du départ du 102e Tour de France cycliste, à Utrecht aux Pays-Bas. L’Italien, vainqueur sortant, devra pourtant faire face à une concurrence rude pour réaliser le doublé, après un début de saison compliqué et les problèmes de son équipe.

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De notre envoyé spécial à Utrecht,

Un Alberto Contador à la recherche du doublé Giro-Tour de France. Un Nairo Quintana qui veut confirmer sa deuxième place obtenue lors de la Grande Boucle 2013. Un Christopher Froome vengeur après son abandon lors du Tour de France 2014. Et des Français qui souhaitent mettre fin aux 30 ans de disette du clan tricolore, avec Romain Bardet et Thibaut Pinot.

C'est sûr, Vincenzo Nibali a du pain sur la planche. Mais le leader de la formation Astana est prêt à relever ce nouveau défi malgré une saison en demi-teinte, avec juste une victoire d’étape lors du Critérium du Dauphiné.

Prendre du plaisir...


Le visage détendu, le Sicilien est dans le même état d’esprit que l’an dernier. « Je sais que l’on attend beaucoup de moi. J’ai eu un printemps difficile sans victoire, avoue-t-il. Comme vainqueur sortant du Tour, cela n’a pas été facile de recommencer la saison ». Sans oublier ces histoires de dopage. Pendant plusieurs semaines, Astana Pro Team a vécu sous la menace d’une rétrogradation, après les contrôles positifs de plusieurs coureurs de l’équipe kazakhe. C’est peut-être ce qui a le plus handicapé Nibali, qui devait se poser des tonnes de questions sur son avenir : « C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de rumeurs et que notre licence WorldTour a été discutée. Mais nous sommes là pour faire du mieux possible et prendre du plaisir. »

Evidemment, pour Nibali comme pour les autres prétendants, il va falloir sortir des dix premières journées de course sans perdre de temps. L’an dernier, Nibali avait surclassé la concurrence dès la première semaine. « Ça va être 10 jours compliqués avec par exemple une arrivée au mur de Huy ou encore sur les pavés. Je suis bien entouré pour appréhender la nervosité du début de ce Tour, avec par exemple le néerlandais Lars Boom, un spécialiste de Paris-Roubaix. Le Tour sera difficile cette année et la troisième semaine s’annonce terrible », raconte celui qu’on surnomme le « requin de Messine ».

Face à lui, il y a notamment un certain Alberto Contador et son projet de remporter le Giro et le Tour de France la même année. Le dernier à avoir réussi le challenge est le défunt Marco Pantani en 1998. « Rien n’est impossible avec Contador. Mais il y a beaucoup de coureurs capables de remporter ce Tour et je ne sais pas dans quelle condition il se présente », raconte Nibali. Et le prétendant au trône n’oublie pas de citer le petit grimpeur colombien, Nairo Quintana, qui est selon lui « le premier favori de cette course ».

 

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