Mondial de rugby: l'Argentine en rêve

Le pilier de l'Argentine Marcos Ayerza après la victoire face à l'Irlande en quarts de finale de la Coupe du monde de rugby, le 18 octobre 2015, à Cardiff.
Le pilier de l'Argentine Marcos Ayerza après la victoire face à l'Irlande en quarts de finale de la Coupe du monde de rugby, le 18 octobre 2015, à Cardiff. AFP PHOTO / LOIC VENANCE

Le monde du rugby est sous le charme de cette équipe d'Argentine joueuse (deuxième au nombre d'essais marqués dans le Mondial 2015), qui affronte l'Australie, dimanche, en demi-finale de la Coupe du monde. Et les Pumas rêvent de défier la Nouvelle-Zélande en finale. Ce serait une première pour les Sud-Américains.

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Faire mieux qu'en 2007. Et pour arriver à faire mieux que leurs glorieux anciens, 3e du Mondial français, Juan Fernandez-Llobe a un plan : « On va s’envoyer comme des chiens pendant 80 minutes ». Simple mais efficace. Comme le rugby développé par le XV de l'Argentine, qui joue sa demi-finaliste de la Coupe du monde 2015, dimanche face à l'Australie.

En cas de victoire à Twickenham, les Pumas vont retrouver la Nouvelle-Zélande, qui les avait dominé en phase de poules (26-16). Mais, avant de songer à une possible revanche, les hommes de Daniel Hourcade devront franchir un obstacle de taille. Car l'Australie, même chahutée par l'Ecosse en quarts, ne viendra pas en victime expiatoire. Favoris des pronostics, les Wallabies ont démontré qu'ils avaient les armes pour aller loin, d'abord en s'extirpant sans sourciller du groupe de la mort avec l'Angleterre et le pays de Galles puis en s'imposant au mental devant les surprenants Ecossais.

« On rêve de tout »

Reste donc l'Argentine. Et les Sud-Américains ont rendez-vous avec l'histoire. Les petits nouveaux de l'échiquier du rugby rêvent d'atteindre la première finale de leur jeune histoire et ainsi chambouler le gratin de l'ovalie. La génération dorée des Pichot, Ledesma et des frères Contepomi a décroché la 3e place en 2007? Juan Imhoff et Nicolas Sanchez peuvent profiter de leur expérience dans le Four Nations pour progresser encore et tutoyer les plus grands.

L'Argentine 2015 s'appuie toujours sur ses points forts "ancestraux" (une mêlée forte et une envie décuplée) mais elle y a ajouté un jeu de mouvement étiqueté hémisphère sud. De quoi croquer l'Irlande (43-20) au tour précédant. Suffisant pour faire chuter l'Australie? Ca l'était en 2014. Pas sûr que les hommes de Michael Cheika se laissent prendre cette fois. « On les rencontre sur une base régulière maintenant, avec le Four nations, donc on n'est pas étonné de les voir à ce niveau. Donc on s'est préparé pour les affronter. Et puis les Pumas ont aussi battu l'Afrique du Sud cette année, ils ont un niveau de jeu pour arriver aussi loin et c'est à nous de les arrêter », promet d'ailleurs le coach australien.

Engouement autour des Pumas

Les Argentins, eux, peuvent compter sur une ferveur populaire en forte croissance. Ils étaient 25.000 à Cardiff pour soutenir les Pumas, dont un certain Diego Maradona. « Tout le pays est derrière nous et ça nous fait du bien », déclarait d'ailleurs l'ailier Juan Imhoff. Trois nouvelles équipes de télévisions argentines sont même arrivées après le quart de finale pour couvrir le parcours des Pumas.

Le coach argentin, Daniel Hourcade, l'assure: « On rêve de tout ». Et tant pis si son équipe semble parfois encore un peu jeune. « On ne peut pas avoir plus grande motivation que jouer en demi-finale d'une Coupe du monde. »

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