Rugby

Mondial de rugby: la Nouvelle-Zélande entre dans l’histoire

Les Néo-Zélandais remportent une dexième Coupe du monde de Rubgy.
Les Néo-Zélandais remportent une dexième Coupe du monde de Rubgy. REUTERS/Dylan Martinez

Après 80 minutes d’une finale intense, la Nouvelle-Zélande s’est offert un deuxième titre d'affilée de champion du monde en battant samedi à Twickenham l’Australie (34-17). Il s'agit du troisième sacre mondial pour les All Blacks après ceux de 1987 et 2011, conquis à chaque fois à domicile.

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Personne n’avait réussi à conserver son titre. La Nouvelle-Zélande entre dans l’histoire après une rencontre spectaculaire face à l’Australie. Absent lors de la finale 2011 pour cause de blessure, la légende néo-zélandaise, Dan Carter, savoure désormais un titre acquis sur la pelouse et non sur le banc. À trente-trois ans, il dit adieu de la plus belle manière aux All Blacks. Sa cent-douzième sélection restera dans l’histoire du rugby avec 19 points au compteur, dont un magnifique drop libérateur. « C'est un rêve qui devient réalité », souligne Carter. À Twickenham, ils étaient sept All Blacks à avoir été déjà titulaires lors de la finale 2011 à l'Eden Park d'Auckland (Nonu, C. Smith, O. Franks, Whitelock, Kaino, Read et McCaw). Mais le spectacle avait été décevant face à la France (7-8).

Un combat des chefs

Le capitaine Richie McCaw soulève la Coupe Webb Ellis.
Le capitaine Richie McCaw soulève la Coupe Webb Ellis. REUTERS/Dylan Martinez

Carter et les All Blacks se sont aujourd'hui taillé une place éternelle dans la légende du rugby. Le capitaine et flanker emblématique Richie McCaw (34 ans) s'est sans doute offert aussi une sortie triomphale, avec une 131e victoire pour sa 148e et probablement dernière sélection. Cette fois, le combat face aux Wallabies a été plus intense et plus technique et les Australiens n’ont jamais renoncé.

Un peu chahutés à l'heure de jeu, les All Blacks ont mis un coup d’accélérateur en fin de partie pour prendre le large. Il faut souligner que lors de la première période, les Néo-Zélandais s’étaient déjà détachés grâce à un essai de l'ailier Nehe Milner-Skudder transformé par Dan Carter et un deuxième juste au retour des vestiaires par Ma'a Nonu. Menés 21 à 3, les Wallabies vacillaient au bord du précipice, en dépit d'efforts défensifs considérables. 

Et puis un grain de sable a soudainement enrayé la mécanique néo-zélandaise, en l'occurrence un carton jaune à l'arrière Ben Smith pour un plaquage dangereux à quelques centimètres de sa ligne d'en-but (52e).

Ne pas céder à l'affolement

Réduits à 14 contre 15, les All Blacks ont souffert, encaissant dans la foulée un essai de David Pocock, une des figures de la compétition, puis un second du centre remplaçant Kurtley Beale (21-17, 63e). La force des partenaires de Richie McCaw fut alors de ne pas céder à l'affolement et d'inverser la dynamique. Comme lors de la demi-finale remportée contre l'Afrique du Sud (20-18), un drop de Dan Carter, claqué de 40 mètres, a soulagé la pression sur les épaules All Blacks. L'ouvreur ajoutait cinq minutes plus tard une pénalité (27-17) et un dernier essai en contre de Beauden Barrett scellait le sort d'une magnifique partie, qui installait les All Blacks au Panthéon du sport.

Tous sports confondus, peu d'équipes auront été aussi dominatrices que les Néo-Zélandais ces quatre dernières années. Depuis leur titre conquis dans leur jardin d'Eden d'Auckland en octobre 2011 face à la France (8-7), les hommes du sélectionneur Steve Hansen affichent un bilan ahurissant de quarante-neuf victoires, deux matches nuls et trois défaites seulement.

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