Accéder au contenu principal

Volley-ball: se qualifier aux JO 2016, un vrai casse-tête

Le volleyeur français Earvin Ngapeth.
Le volleyeur français Earvin Ngapeth. AFP PHOTO / MARCO BERTORELLO
4 mn

Les tournois de qualifications olympiques européen et africain débutent respectivement à Berlin et à Brazzaville. Pour les équipes nationales de volley-ball, aller aux JO 2016 relève du parcours du combattant et c’est un sacré casse-tête. Explications.

Publicité

On connaîtra bientôt trois qualifiés supplémentaires sur les douze équipes qui participeront au tournoi masculin de volley-ball des JO 2016, en août prochain. Et ce n'est déjà pas une mince affaire...

Trois tournois de qualification olympique (TQO) ont en effet lieu quasi-simultanément en Europe (5-10 janvier), en Afrique (7-14 janvier) et en Amérique du Nord (8-10 janvier). Le vainqueur de chacune de ces trois compétitions ira aux Jeux de 2016.

Les équipes classées deuxièmes et troisièmes à Berlin, Brazzaville et Edmonton, elles, disputeront encore un des deux tournois de repêchage, prévus du 14 mai au 5 juin 2016 au Japon. Vous suivez toujours ?

Les sept équipes africaines actuellement présentes à Brazzaville – Algérie, Cameroun, Congo, Egypte, Nigeria, RDC, Tunisie – espèrent évidemment s'épargner ces complications en rejoignant directement les équipes du Brésil, des Etats-Unis, de l’Italie et de l’Argentine (voir ci-dessous).

Les champions du monde, d’Afrique et d’Europe pas qualifiés…

Au Congo, les Egyptiens seront favoris. Et pour cause : ils ont gagné le Championnat d’Afrique, il y a seulement cinq mois ! Mais la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) a décrété que remporter un championnat continental ne suffisait pas pour aller à Rio.

Même constat pour la France, vainqueur de la Ligue mondiale et surtout du Championnat d’Europe, en 2015. Deux grandes performances pourtant insuffisantes pour avoir un sésame olympique.

Pour cela, les Français vont ainsi devoir lutter à Berlin, durant un tournoi très relevé, avec la Russie (championne olympique), la Pologne (championne du monde), l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Finlande, la Serbie.

« C’est le plus gros tournoi de volley des vingt dernières années ! pestait récemment l'entraîneur de l'équipe de France, Laurent Tillie, sur lequipe.fr. Dans quel autre sport, vous avez le champion olympique, le champion du monde et le champion d’Europe qui ne sont pas directement qualifiés pour les Jeux olympiques ? »

Un sport fouillis

A la fin des années 1990, la Fédération internationale avait simplifié les règles du volley pour rendre ce sport plus compréhensif et plus attractif aux yeux du grand public.

Mais, depuis, elle a également mis en place un système de qualification olympique confus, où les fameux TQO font de l’ombre aux grandes compétitions.

La FIVB aurait donc tout intérêt à simplifier aussi son fonctionnement. Elle organise en effet le Championnat du monde tous les quatre ans, les années paires ; la Coupe du monde tous les quatre ans, les années impaires ; la World Grand Champions Cup, qui se tient tous les quatre ans, après les JO ; et la Ligue mondiale qui se joue tous les étés.

Quant à expliquer les différences entre ces quatre événements, aux non-spécialistes de volley…


VOLLEY-BALL: LES DOUZE QUALIFIES POUR LES JO 2016

Pays hôte : Brésil
Vainqueur de la Coupe du monde 2015 : Etats-Unis
Finaliste de la Coupe du monde 2015 : Italie
Vainqueur du TQO sud-américain : Argentine
Vainqueur du TQO africain : 1 place
Vainqueur du TQO asiatique : 1 place
Vainqueur du TQO européen : 1 place
Vainqueur du TQO nord-américain : 1 place
Vainqueur d'un tournoi intercontinental de repêchage : 1 place
Tournoi mondial de repêchage : 3 places

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.