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JO 2016 / Brésil / Handball

JO 2016/handball: la France accrochée par la Tunisie

Nikola Karabatic, la star de l'équipe de France de handball face aux Tunisiens, le 7 août 2016.
Nikola Karabatic, la star de l'équipe de France de handball face aux Tunisiens, le 7 août 2016. REUTERS/Kai Pfaffenbach
4 mn

La France, championne olympique en titre a débuté son tournoi face à la Tunisie dimanche 7 août à la Future Arena de Rio. Les hommes de Claude Onesta se sont imposés 25-23 face à des Tunisiens volontaires et très accrocheurs en seconde période.

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De notre envoyé spécial,

Les handballeurs français, en quête d'une troisième médaille d'or olympique d'affilée, ont débuté leur campagne avec difficulté, face à une Tunisie accrocheuse. Une équipe qu’ils avaient déjà rencontrée lors de leurs deux derniers sacres olympiques.

Les Bleus sur la défensive

Les Bleus de Nikola Karabatic ont hérité du groupe le plus relevé avec pour principaux adversaires la Croatie, le Danemark et le Qatar, vice-champion du monde.

Comparée à ces équipes, la Tunisie paraissait manœuvrable. D’autant plus que les Français s'étaient défaits de cet adversaire lors de leurs quinze dernières confrontations. Leur dernière défaite face aux Tunisiens remonte à 2005 aux Jeux méditerranéens (27-29).

« Le début de compétition est toujours compliqué. On a fait une bonne entame de match et en deuxième période, la quantité de déchets dans notre jeu a remis l’équipe adverse sur les rails, alors qu’elle semblait avoir renoncé. Les Tunisiens se sont remis à croire en l’exploit », raconte Claude Onesta, le coach de l’équipe de France.

Les Champions d’Afrique savaient sur quel pied danser face aux handballeurs français. L'ancien pivot de Montpellier, Issam Tej, l'actuel ailier droit du club héraultais Aymen Toumi ou encore l'ancien gardien de Nantes Marouène Maggaiez, qui a fait un double arrêt magique (30e), connaissaient bien leur adversaire du jour.

« Nous avons fait douter une grosse équipe »

Issam Tej n’oublie pas que la France est une équipe qui a un palmarès très fourni : « Nous avons fait douter une grosse nation du hand et j’espère que nous allons continuer la compétition de cette manière. »

« Au retour des vestiaires, nous avons décidé de jouer le repli défensif et nous avons cherché les points faibles de la France. C’était un gros match, dit encore Issam Tej, qui, supporté par le public, a ramené les Tunisiens à un point (23-22 / 54e). Je sais que nous ne sommes pas les favoris pour sortir de ce groupe, mais dans le sport tout est possible. La Tunisie n’est pas là par hasard. Nous avons battu la Macédoine au tournoi de qualification en Pologne. Nous voulons redevenir un leader africain ».

Les Français qui n’ont pas fait de podium lors du dernier Euro en Pologne en janvier dernier et se sont contentés d’une cinquième place avaient les « crocs » pour cette campagne brésilienne. Si à la pause, les tricolores menaient avec cinq points d’avance, la route semble pourtant longue jusqu’au prochain sacre. « Nous n’avons a pas réussi à garder la main en seconde période et les Tunisiens nous ont mis la pression », lâche simplement l'expérimenté Daniel Narcisse.

Pas de complexe pour les Tunisiens

Pour le Tunisien Aymen Toumi, « le début de la rencontre était difficile ». Le stress était visiblement là. « C’est compliqué d’entamer une grande compétition comme les JO. Chaque joueur veut bien faire, ajoute-t-il. Si on était un peu affolé au début, on est redescendu sur terre pour faire douter la France. Mais nous n’avons pas de complexe et nous avons joué notre hand ».

Les Français ont néanmoins mené de bout en bout et ce, avec une équipe rajeunie. Seulement six des quatorze joueurs étaient présents aux Jeux de Londres en 2012.

Nikola Karabatic a sorti le grand jeu en inscrivant les deux derniers buts tricolores. « Il a pris des shoots que les autres n’osaient plus prendre », dit simplement Onesta. La Tunisie a elle aussi sorti le grand jeu.

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