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Sport / Jeux paralympiques

Jeux paralympiques: histoires humaines, records et performances

L'Iranien Siamand Rahman a soulevé 310 kilos lors des compétitions d'althérophilie aux Jeux paralympiques.
L'Iranien Siamand Rahman a soulevé 310 kilos lors des compétitions d'althérophilie aux Jeux paralympiques. Reuters
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Les Jeux paralympiques ont véritablement gagné leurs lettres de noblesse il y a 4 ans, à Londres où une pluie de record du monde était tombée. A Rio, les athlètes ont continué à s’illustrer par leur performance. Les Jeux paralympiques sont un savant mélange d’histoires humaines et de sport pratiqué à haut niveau.

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De notre envoyé spécial à Rio,

Entendu au détour d’une conversation : « J’ai bien tenté, mais je n’ai jamais touché le ballon, je ne sais pas comment tu fais. » Un kinésithérapeute valide s’adressait à une jeune aveugle du goalball. Chaque jour à Rio, les athlètes handisport mouillent le maillot et le public en reste souvent bouche bée.

Le poids d'un tigre de Bengale sur les bras !

Comme lorsqu’un haltérophile iranien a battu le record de la discipline en soulevant 310 kilos. Siamand Rahman est devenu l’homme le plus fort des Jeux paralympiques de Rio et il est désormais dans le Guinness Book des Records. Le matin même, le porte-parole du Comité international paralympique (CIP), Craig Spence, invitait en conférence de presse tous les journalistes présents à ne pas rater ce moment. « Nous savions que les athlètes sont incroyables. Je n’espérais pas que Siamand Rahman soit à 310 kilos, l’équivalent d’un tigre du Bengale. C’est le fruit du travail des fédérations et des comités nationaux », avouera ensuite Craig Spence.

Le public carioca, en famille, se délecte de tous ces moments de sport depuis le 8 septembre. Un peu plus de deux millions de billets ont été vendus durant les Paralympiques et presque 70 000 enfants des écoles de l’Etat de Rio ont pu profiter de tous ces exploits. De quoi les sensibiliser aux problèmes du handicap.

L'Algérien Abdellatif Baka.
L'Algérien Abdellatif Baka. REUTERS/Jason Cairnduff

Une frappe en pleine lucarne pour un aveugle

Au cécifoot, un joueur mexicain, Jorge Lanzagorta, s’est fait remarquer après un geste technique haut en couleur : une frappe du pied gauche en pleine lucarne. Le gardien qui est le seul voyant présent sur le terrain est resté de marbre ! Une vraie prouesse sportive saluée par les « oh » qui descendaient des tribunes. Le Brésilien Nene, ancien joueur du Paris Saint-Germain, a mis en avant le cécifoot et l'équipe du Brésil qui jouera la finale samedi 17 septembre face à l'Iran.

En athlétisme, l’Algérien Abdellatif Baka a fait le buzz lors du 1 500 mètres, dans la catégorie T13 des malvoyants, en courant plus vite que les valides lors des JO. Certes, la course olympique s’est courue plus lentement que d’habitude (le moins bon temps depuis 1932) pour une question de stratégie, mais la performance est tout de même à souligner ! Avec l’or autour du cou, il a déclaré : « Cette médaille cache derrière elle une grande souffrance et une abnégation. »

Vendredi 16 septembre, après huit jours de compétition, on pouvait dénombrer 184 records du monde battus à Rio. Et cela devrait durer encore une vingtaine d’années selon Craig Spence, qui l’explique par le nombre croissant de pratiquants.

Des athlètes de plus en plus professionnels

« Il y a de plus en plus d’athlètes qui se présentent et qui sont semi-professionnels en termes d’entraînement. Il y a une tendance à vouloir coller à ce qui se fait chez les valides. C’est donc normal que les performances suivent et que les records du monde tombent de manière importante », explique le journaliste Patrick Montel présent à Rio pour France Télévision. « Il y a des épreuves qui sont déjà de très haut niveau et d’autres qui en sont encore aux balbutiements », ajoute-t-il.

« Je crois que le handisport doit rechercher la performance, mais il doit garder sa spécificité avec le poids de l’histoire des athlètes. Sinon, cela perdra de son impact dans le côté exemplaire des Paralympiques », avance Patrick Montel. 

« J’espère que l’on nous regarde avec admiration, pour ce que l’on est capable de faire. Je ne veux pas inspirer de pitié », raconte Cassio, joueur de cécifoot avec le Brésil, qui souhaite que les Paralympiques organisés dans son pays restent un bel héritage pour les générations futures en matière de handisport. « Tokyo 2020 sera encore meilleur. Les athlètes veulent toujours passer les obstacles », conclut Cassio.

Flavio Machado, directeur artistique, a promis « de fêter la diversité » lors de la cérémonie de clôture dimanche 18 septembre. Histoires humaines et performances athlétiques, les Jeux paralympiques de Rio ne cessent d'étonner.

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