Accéder au contenu principal
Hockey sur glace

Mondial de hockey: la France veut séduire à domicile

L'équipe de France lors d'une rencontre à Bordeaux face à la République de Biélorussie, le 30 avril 2017.
L'équipe de France lors d'une rencontre à Bordeaux face à la République de Biélorussie, le 30 avril 2017. NICOLAS TUCAT / AFP
5 mn

Les hockeyeurs français lancent leur Mondial à domicile contre la Norvège samedi 6 mai à Paris-Bercy. L’occasion de montrer au public de l’Hexagone que ce sport vaut le déplacement. L’organisation de ce Mondial à Paris et en Allemagne est un enjeu majeur pour la Fédération française de hockey sur glace qui espère avoir une belle vitrine pour le développement de ce sport peu médiatisé.

Publicité

Sauf énorme surprise, six nations devraient se disputer le podium au Mondial de hockey sur glace qui commence vendredi 5 mai à Cologne et à Paris. Et la France n’en fait pas partie. Rivaliser avec le Canada, la Russie, la Suède, la Finlande, les États-Unis ou encore la République tchèque sera un sacré challenge pour les tricolores. Ils auront à cœur de briller chez eux pour mettre en lumière un sport pas si connu de leurs concitoyens.

Un bon parcours sportif pour le développement du hockey en France

La Fédération française de Hockey sur Glace qui compte pour l’instant environ 22 000 licenciés, - loin des 641 000 basketteurs ou des 500 000 handballeurs -, espère bien grossir ses rangs à l’issue de ce Mondial 2017. Luc Tardif son président ne s’en cache pas : « On travaille sur ce projet depuis 2013. Une bonne organisation, des bons résultats financiers et un bon parcours sportif seront nécessaires au développement de notre sport. » Les organisateurs espèrent attirer entre 250 000 et 300 000 spectateurs.

Les Bleus ont envie de revivre l'aventure du Mondial 2014, à Minsk, lorsqu'une victoire inespérée sur le Canada en poule leur avait ouvert la porte d'un premier quart de finale. Surtout, il va falloir conserver cette place dans le haut du panier qu'ils occupent depuis neuf ans sans discontinuer.

« La difficulté pour augmenter notre nombre de licenciés est aussi facteur d’équipements disponibles. Une patinoire, ce n’est pas un terrain de football. En 2006, lors de la création de la Fédération, nous avons mis en place un plan patinoire et chaque année de nouveaux lieux ouvrent », explique Luc Tardif.

120 clubs français prêts à ouvrir leur porte

Considérés il y quelques années comme « coûteux et ringards » selon Luc Tardif, les nouveaux équipements seraient désormais un enjeu dans les communautés de communes sur le territoire français. Un plus pour la fédération qui doit disposer d’endroits pour accueillir les jeunes hockeyeurs. « On commence à mesurer les effets du plan patinoire. C’est ce qui va donner le tempo en termes de nouvelles recrues », se réjouit Luc Tardif. Les 120 clubs français sont toujours prêts à ouvrir leur porte.

Il faut remonter à 1951 pour voir Paris accueillir l’événement. Autant dire que la compétition ne devra pas revenir de sitôt en France. Alors les Bleus vont tenter d’aller le plus loin possible pour faire vibrer le public du Palais Omnisports de Paris-Bercy. Avec notamment Cristobal Huet, le meilleur hockeyeur français de l'histoire, qui mettra fin à sa carrière internationale en gardant une dernière fois la cage des Bleus au Mondial, à l'âge de 41 ans.

Trente matches auront lieu à Paris: tous ceux du groupe B du premier tour, ainsi que deux quarts de finale. Le reste des rencontres se déroulera à Cologne, dont la finale le 21 mai.

« Impossible de croire il y a dix ans »

Les Bleus pourront aussi compter sur Laurent Meunier, 38 ans, qui souligne qu'il était « impossible de croire il y a dix ans » à l'organisation d'un tel événement dans l'Hexagone. « L'ancienne fédération (la Fédération des sports de glace FFSG, ndlr) ne faisait pas grand-chose pour le hockey. Ce Mondial est l'événement qui peut nous permettre de montrer une bonne image de notre sport. On est en équipe de France pour ça. Quand les gens viennent à la patinoire, ils sont rarement déçus. C'est un sport qui va très vite et il y a beaucoup d'émotions dans les matches », souligne-t-il.

Sport spectaculaire, mais encore peu médiatisé en France, le hockey sera donc à l’honneur. Les Tricolores débuteront leur tournoi samedi 6 mai face à la Nornège. « Gagner un point, c'est aussi gagner des enfants qui plus tard auront envie de se mettre au hockey », lance Pierre-Edouard Bellemare, le joueur de Philadelphie.

Pour éviter le cruel paradoxe d'une relégation en deuxième division la France devra laisser au moins une équipe derrière elle dans son groupe de huit.


Le calendrier de la France (Heure en TU)

Samedi 6 mai (18h15) France-Norvège

Dimanche 7 mai (14h15) France-Finlande

Mardi 9 mai (18h15) France-Suisse

Jeudi 11 mai (18h15) France-Canada

Vendredi 12 mai (18h15) France-Bélarus

Dimanche 14 mai (14h15) France-République tchèque

Lundi 15 mai (18h15) France-Slovénie

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.