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Football

Football: les joueurs français souhaitent «bousculer les idées reçues»

Christophe Jallet (c) souhaite bousculer les codes du football français.
Christophe Jallet (c) souhaite bousculer les codes du football français. AFP
4 mn

Le syndicat des joueurs de football français (UNFP) a lancé un plan pour «valoriser l'engagement sociétal» des joueurs français auprès d'une association. Le but : bousculer les idées reçues dont ils peuvent être victimes. L'image des footballeurs, qui pâtit de polémiques à répétition, rejaillit dans l’opinion publique.

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Le constat est sans appel. Quatre-vingt-deux pour cent des Français considèrent que les joueurs de football ont un devoir d’exemplarité plus important que les autres citoyens. L’image de l’homme qui passe son temps à taper dans un ballon rond est largement chahutée, même si 39% des personnes interrogées ont une idée positive de leurs footballeurs.

C’est donc à partir de ce constat que le syndicat des joueurs de football français a lancé un plan pour « valoriser l'engagement sociétal » des joueurs français auprès d'une association, pour une cause en particulier, et « bousculer les idées reçues » dont ils peuvent être victimes alors que l'image des footballeurs pâtit des polémiques à répétition.

Stopper les idées reçues

Pourtant, selon l'UNFP, 20% des joueurs professionnels ont un engagement sociétal. Mais 60% d’entre eux sont prêts à rejoindre une cause ou à monter leur propre association.

Pour favoriser les vocations, le syndicat va mettre en place notamment une démarche d'accompagnement (juridique, marketing,...) ainsi qu'une plateforme digitale pour mettre en avant les projets développés et inviter le grand public à apporter sa contribution. Un spot TV mettant en scène les internationaux Olivier Giroud, Florian Thauvin, Christophe Jallet, Blaise Matuidi, Bafétimbi Gomis, Rio Mavuba ainsi que le Lillois Franck Béria est également diffusé sur internet et les réseaux sociaux pour prendre le contre-pied des clichés.

Depuis 2013, Franck Béria est le parrain de l’association Stand Hope qui a pour but de réaliser les rêves d’enfants atteints de déficiences mentales et de leur permettre de s’ouvrir au monde. « Notre rôle, c’est de leur donner de la visibilité. C’est un projet sociétal important qui devrait animer plus de sportifs », explique Franck Béria. Mais le défenseur de Lille regrette que la presse ne s’intéresse pas à ce genre de sujet. « Ce n’est peut-être pas assez sexy et vendeur pour des enfants en difficulté. Il faudrait un peu rééquilibrer la balance entre le sensationnel et ce genre de sujet spour repositionner le footballeur dans la société », lâche-t-il.

« On nous aborde toujours avec un petit côté réducteur »

Il y a dans l’inconscient collectif des a priori sur l’image des footballeurs censés n’être intéressés que par leur ego, les belles voitures, l’argent, etc… « On nous aborde toujours avec un petit côté réducteur, raconte l’ancien joueur du Paris Saint-Germain Christophe Jallet. Mais nous sommes des citoyens avant d’être des joueurs de foot. » Christophe Jallet avoue avoir désormais l’habitude des critiques et n’a plus besoin « du regard des autres » pour savoir ce qu’il vaut. « J’essaye de me donner au maximum. Si c’est bien perçu tant mieux. Si c'est mal perçu, tant pis. De toute façon il y aura toujours des gens pour critiquer », dit-il. Le joueur de l’Olympique lyonnais a choisi de mettre en valeur les métiers de l’artisanat. Il a un profond respect pour le milieu viticole dont il est issu.

En France, chaque footballeur génère 22 emplois et 22 000 personnes touchent un salaire lié directement au monde du ballon rond. Si 40% des Français juges les footballeurs arrogants et « bling-bling », l’Etat récupère chaque année un peu plus d’un milliard d’euros d’impôt de leur part. La moyenne d’une carrière n’est que de quatre années et le salaire moyen des professionnels français s’élève à 46 000 euros par an.

« Les critiques envers le monde du football ont évolué avec la médiatisation. Mais lorsque j’étais joueur, on m’avait ''vu'' vomir à 5h du matin à Strasbourg alors que je déteste l’alcool ! », conclut ironiquement Philippe Piat, ancien attaquant de l’AS Monaco et désormais co-président de UNFP.

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