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Mondiaux d’athlétisme 2017

Athlétisme: l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou frôle l’or aux Mondiaux

L'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou après sa deuxième place en finale du 100 mètres des Championnats du monde d'athlétisme 2017.
L'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou après sa deuxième place en finale du 100 mètres des Championnats du monde d'athlétisme 2017. REUTERS/Kai Pfaffenbach
5 mn

Marie-Josée Ta Lou a failli décrocher la première médaille d’or de l’histoire de la Côte d’Ivoire en championnats du monde d’athlétisme, ce 6 août 2017 à Londres. L’Ivoirienne a pris l’argent sur 100 mètres derrière l’Américaine Tori Bowie, un an après voir fini deux fois à la quatrième place aux JO 2016.

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De notre envoyé spécial à Londres,

« Je ressens juste de la joie, de l’émotion et beaucoup de respect pour mes concurrentes ! » Marie-Josée Ta Lou vient de remporter la médaille d’argent sur 100 mètres, juste derrière Tori Bowie, aux Championnats du monde d’athlétisme 2017 et elle n’en revient toujours pas. « C’est ma première grosse médaille, sourit celle qui est championne d’Afrique du 200 mètres. Je ne peux que dire merci à Dieu, à mon coach, à mes coéquipiers qui m’ont donné de bons conseils, à tous ceux qui ont prié pour moi comme ma famille, et mes amis… » Une consécration pour celle qui a eu le plus grand mal à exploiter tout son potentiel.

« Je ne suis pas surpris car elle a confirmé ce que j’attendais d’elle, assure son entraîneur Anthony Koffi. Dès les séries de ces Mondiaux, j’avais compris qu’elle pouvait courir très vite, que tout allait se jouer au niveau du mental ». Il ajoute : « Je lui ai donc dit de prendre du plaisir, de n’avoir peur de personne et de ne pas se mettre de pression. »

Passée tout près de la postérité

La sprinteuse est passée à un rien de la postérité, ce 6 août 2017, sur la piste du Stade olympique de Londres. A 28 ans, elle a en effet failli décrocher la première médaille d’or de l’histoire de l’Afrique sur 100 mètres en Championnats du monde et aux Jeux olympiques, hommes et femmes confondues. Ce qui aurait été aussi le premier titre mondial de la Côte d’Ivoire en athlétisme.

« Si j’avais mieux fait le "casser", c’était la médaille d’or assurée ! Mais j’ai la médaille d’argent, je la prends et j’en suis contente », rit-elle. Comme à Rio, Ta Lou n’a pas incliné suffisamment son buste et sa tête au moment de franchir la ligne d’arrivée, contrairement à Tori Bowie. Avec un temps de 10 secondes 86 (son record), elle a ainsi été devancée d’un centième par l’Américaine.

« Aujourd’hui, Ta Lou est vice-championne du monde. Il y a quatre ans, personne ne la connaissait », relativise Anthony Koffi. «  e me disais que je pouvais être sur le podium ce soir. Mais je voyais Elaine Thompson finir à la première place, explique-t-elle. Je pensais être à la lutte avec Bowie pour le bronze. Mais ça s’est passé comme la finale du 100 mètres chez les garçons », avec la victoire de Gatlin devant Bolt.

Les larmes de Rio en partie oubliées

Marie-Josée Ta Lou sait ce que vaut cette médaille aux Mondiaux 2017. Il y a un an, aux Jeux olympiques 2016, elle avait fini 4e sur 100 puis sur 200 mètres. Elle avait notamment échoué au pied du podium sur la distance-reine, en terminant à quelques millièmes de secondes de Shelly-Ann Fraser-Pryce. « Il y a eu beaucoup de frustration l’année dernière, mais aujourd’hui ce n’est que la joie », lance-t-elle.

Reste maintenant à Marie-Josée Ta Lou le 200 mètres pour créer encore la surprise et rentrer cette fois dans l'histoire de l'athlétisme. Les séries auront lieu le 8 août et la finale le 11...

Propos d'Anthony Koffi recueillis par Christophe Jousset,


L’Ivoirienne Murielle Ahouré 4e en finale

La soirée a été nettement moins belle pour l’autre Ivoirienne qualifiée en finale du 100 mètres. Murielle Ahouré a en effet terminé à une frustrante 4e place, à quelques millièmes de seconde de la médaille de bronze, Dafne Schippers. Furieuse, celle qui avait été double médaillée d’argent aux Championnats du monde 2013 a foncé jusqu’aux vestiaires. « C’est douloureux pour elle, a expliqué  Marie-Josée Ta Lou, qui en est passé par là, aux JO 2016. Murielle a eu pas mal de bobos et elle revient petit à petit. Je suis contente qu’elle ait fait la finale. Ça me fait plaisir qu’elle retrouve l'état de forme qu'elle avait avant ».

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