Cyclisme

Le Français David Lappartient à la tête de l’Union cycliste internationale

Le Français David Lappartient, nouveau président de l'UCI.
Le Français David Lappartient, nouveau président de l'UCI. NICOLAS TUCAT / AFP
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Le Français David Lappartient a été élu président de l'Union cycliste internationale (UCI), jeudi 21 septembre à Bergen, en Norvège. Il succède au Britannique Brian Cookson, qui était en poste depuis quatre ans. David Lappartient a notamment dirigé la Fédération française de cyclisme.

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Le Français David Lappartient a été largement plébiscité jeudi 21 septembre 2017 lors de l'élection pour la présidence de l'UCI pour les quatre prochaines années. L’ancien président de la Fédération française de cyclisme, 44 ans, a été préféré par 37 voix contre 8 au président sortant, le Britannique Brian Cookson, qui avait succédé voici quatre ans à l'Irlandais Pat McQuaid, affaibli par les turbulences de l'affaire Armstrong. Les 45 délégués votants étaient issus des cinq confédérations internationales (15 en Europe, 9 en Asie, 9 en Afrique, 9 en Amérique et 3 en Océanie).

« J’espère que David Lappartient va redonner de l’esprit à notre sport »

Avant son élection, David Lappartient était vice-président de l'UCI, président de la confédération européenne de cyclisme et président du Conseil du cyclisme professionnel. Contrairement à ses prédécesseurs, le nouvel homme fort de l’UCI n’a jamais caché son attachement aux racines européennes du cyclisme. Il a créé les Championnats d'Europe annuels regroupant les meilleurs coureurs, et a été critiqué par les tenants de la mondialisation à outrance, à la conquête de nouveaux pays pour la route.

« Tout cela c’est un peu de la politique. Mais il faut avouer que Brian Cookson n’a pas fait grand-chose durant son mandat. J’espère que David Lappartient va redonner de l’esprit à notre sport plutôt qu’à l’internationalisation du cyclisme pour uniquement gagner de l’argent. Il faut revoir le calendrier World-Tour qui est trop chargé avec des courses au bout du monde, et qui n’ont pas fait leurs preuves. L’UCI vend un World-Tour, encaisse l’argent, mais ne fait rien pour les équipes », avance à RFI Sandy Casar, ancien coureur tricolore et triple vainqueur d’étape sur le Tour de France.

La réforme du cyclisme professionnel comme priorité

« Les priorités sont nombreuses. Il y a notamment la réforme du cyclisme professionnel », a déclaré de son côté David Lappartient dans la foulée de son élection. Il a également mis en avant le sujet de la fraude technologique. « Je ne dis pas qu'il y ait des vélos électriques, mais il faut être sûr qu'il n'y en ait pas », a insisté celui qui avait soutenu François Fillon lors des dernières élections présidentielles en France. « Les coureurs qui s'entraînent dur méritent autre chose que des rumeurs sur les vélos électriques », a ajouté le 11e président de l'UCI.

« J'avais fait mes comptes, j'attendais un score assez important au regard des soutiens que j'avais pu enregistrer. Mais je n'allais pas fanfaronner dans les journaux en annonçant mon score avant », a réagi le nouveau président qui a expliqué cette différence de voix notamment par « l'envie de changement des fédérations qui ont estimé n'avoir pas été considérées ». Lors de la dernière étape du Tour de France, nous l’avions rencontré en compagnie du président de la Fédération marocaine de cyclisme. Géomètre expert, diplômé de l'École spéciale des travaux publics, David Lappartient a voyagé d'un continent à l'autre ces derniers mois pour présenter son programme.

Organisateur de course (GP de Plumelec), dirigeant national à 23 ans seulement, David Lappartient est monté très rapidement dans la hiérarchie du cyclisme mondial. « Je n'ai jamais caché que la présidence de l'UCI m'intéressait. J'aime servir le vélo et c'est la suite logique de mon engagement », a-t-il avoué. Il avait commencé à réfléchir à ce poste voilà deux années.

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