Football

Mondial 2018: Vahid Halilhodzic toujours sous le «choc»

Plus de deux semaines après son limogeage du poste de sélectionneur du Japon, Vahid Halilhodzic est toujours sous le « choc » d'avoir été privé du Mondial 2018 et veut des explications. « Même dans mes pires cauchemars, je n'ai pas pu imaginer qu'un jour il pourrait se passer cela maintenant », confie le Franco-Bosnien dans un entretien accordé à l'AFP à Tokyo. A deux mois du Mondial, Halilhodzic a cru à « une blague » quand le président de la Fédération japonaise de football (JFA) lui a annoncé la nouvelle début avril à Paris. « J'étais plus que choqué, après tu te refais tout le film dans ta tête », raconte-t-il. « Jamais personne ne m'a averti qu'il y avait un quelconque danger d'être remercié », assure-t-il. Nommé en mars 2015, Vahid Halilhodzic estime avoir rempli sa mission en qualifiant les « Samourai Blues » pour leur sixième Mondial de rang. « On est venu chercher Vahid pour ça. J'ai qualifié l'équipe, et maintenant ils m'empêchent de tenter quelque chose de plus grand », tempête l'ancien entraîneur du PSG et de Lille, privé d'une deuxième Coupe du monde après son aventure avec l'Algérie en 2014 au Brésil. S'il n'obtient pas d'éclaircissements, Vahid Halilhodzic envisage « d'autres procédures », se réservant la possibilité de poursuivre la Fédération pour « interruption abusive de contrat ». Vahid Halilhodzic avait déjà été évincé sans ménagement en 2010 après avoir manqué sa Coupe d'Afrique des Nations (CAN) avec la Côte d'Ivoire quelques mois avant le Mondial en Afrique du Sud. Le Japon a hérité d'un groupe et sera opposé à la Colombie, au Sénégal et à la Pologne.