Football

Mondial 2018: la Belgique souffre mais renverse le Japon

Les Belges reviennent de loin
Les Belges reviennent de loin REUTERS/Toru Hanai

Annoncé comme le huitième de finale le plus déséquilibré des huit affiches, Belgique-Japon (3-2) a failli accoucher d’une des plus grosses surprises de la Coupe du monde. Les Japonais ont mené 2-0 avant de se faire remonter et battre dans les dernières secondes par les Diables rouges. Ces derniers joueront le Brésil en quarts de finale vendredi 6 juillet à 18h TU.

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Le dénouement a été cruel pour le Japon autant que l’a été l’espoir d’une qualification historique face aux Belges, un des favoris du Mondial. Les Samouraïs Blue y ont cru pendant longtemps et avec eux une bonne partie des amateurs de foot qui n’en croyaient certainement pas leurs yeux avec ce tableau d’affichage qui indiquait 2-0 pour le Japon à la 52e minute. Inui venait de marquer le deuxième but nippon, quatre minutes seulement après l’ouverture du score de Haraguchi. Déjà en manque d’inspiration offensive en première période, la Belgique, meilleure attaque de la phase de poule (9 buts), allait véritablement se heurter à un vrai casse-tête japonais.

Cet incroyable moment a duré plus d’un quart d’heure. Un temps qui a permis au sélectionneur Roberto martinez de réajuster son équipe en faisant entrer Fellaini et Chadli, des choix qui vont s’avérer payants.

Manque d'expérience...

Lorsque Vertonghen, coupable sur l’ouverture du score japonais, égalise d’une reprise de la tête heureuse (69e), l’élan change de camp. La confiance aussi sans doute. Les Samouraïs se sont mis à reculer, et les Belges à pousser jusqu’à l’égalisation de Fellaini (oui de la tête !) sur un service de Eden Hazard (74e). Le joueur de Manchester United validait une première fois le coaching de Martinez.

Le Japon aurait pu couler après ce retour de l’enfer des Diables, mais Kawashima s’est montré impérial sur une double action de Chadli et Lukaku (88e), juste après une frappe puissante de Vertonghen (87e).

La détresse d'un supporter japonais.
La détresse d'un supporter japonais. REUTERS/Marko Djurica

Le Japon a cru à la victoire, avant de croire à une probable prolongation ou même à un succès dans les dernières minutes. C’est sans doute pour cela que les hommes d’Akira Nishino ont pensé pouvoir forcer leur destin en attaquant dans les arrêts de jeu. Ce manque d’expérience et/ou de vice leur sera fatale puisque sur le dernier corner, la Belgique partait en contre-attaque. Une relance de Courtois pour De Bruyne qui décale Meunier, ce dernier adresse un centre pour Lukaku, l’attaquant laisse passer pour Chadli qui marque presque sans opposition. Le chrono affiche 90+4. Le match est terminé. Les Japonais sont à terre, les Belges au ciel, conscients d’être revenus de très, très loin.

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