Football / Coupe du monde

Mondial 2018: Eiji Kawashima, le plus Belge de tous les Japonais

Le gardien de but Eiji Kawashima lors de Pologne-Japon en Coupe du monde 2018.
Le gardien de but Eiji Kawashima lors de Pologne-Japon en Coupe du monde 2018. REUTERS/Toru Hanai

L’équipe de Belgique affronte celle du Japon ce 2 juillet à Rostov en huitième de finale de la Coupe du monde 2018 de football (coup d’envoi à 18h TU). Pour le gardien de but japonais Eiji Kawashima, qui a passé cinq saisons dans le championnat belge, ce sera un match un peu spécial.

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De notre envoyé spécial à Rostov-sur-le-Don,

En Belgique, le gardien de but de l’équipe du Japon, Eiji Kawashima, est connu comme le loup blanc. Avant d’officier notamment en France, à Metz, le portier de 35 ans a en effet passé cinq saisons dans le championnat belge (Pro Ligue), à Lierse (2010-2012) puis au Standard Liège (2012-2015). Alors, à l’heure de défier les « Diables rouges », en huitièmes de finale du Mondial 2018, le Nippon préfère laisser les émotions de côté. « Il y a certains joueurs contre lesquels j’ai joué. Donc, ce sera spécial pour moi, explique-t-il. J’essaie d’être distant parce que je joue contre la Belgique en Coupe du monde ».

D’autant qu’Eiji Kawashima s’attend à une rencontre difficile face à la meilleure attaque du premier tour (9 buts inscrits). « Je pense que ça va être un match très dur, admet-il. Ils ont un gros potentiel et de l’expérience. Mais pour nous, peu importe qui est en face. La seule chose qui compte est de gagner. »

Un gardien critiqué

Eiji Kawashima a souffert durant sa troisième Coupe du monde, après celle de 2010 et de 2014. Il a été très critiqué après des buts concédés face à la Colombie (2-1) et au Sénégal (2-2). Mais c’est paradoxalement lors d’une défaite face à la Pologne (0-1) que Kawashima est redevenu l’un des héros des « Samurai Blue ». Le gardien a en effet réussi deux parades superbes qui ont épargné au Japon un revers plus lourd, synonyme d’élimination en faveur du Sénégal.

« C’est un perfectionniste, assure Akira Nishino, le sélectionneur. Après le premier et le second match, j’ai eu une conversation avec lui en tête à tête a propos de son poste et de notre manière de jouer. Nous avons discuté de ça un long moment. Il a analysé sa façon de jouer, lui-même. »

Le Mondial, un tremplin ?

Eiji Kawashima est actuellement sans club, suite à la relégation du FC Metz en 2e division française. Cette Coupe du monde 2018 peut l’aider à trouver un nouveau contrat, même si un retour dans le championnat japonais n’est pas à exclure. Après huit années, et malgré des déconvenues, celui qui n’exclut pas de jouer jusqu’à 40 ans a prouvé qu’un portier nippon pouvait s’imposer sur le Vieux continent.

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