Cyclisme

Mondiaux de cyclisme: Julian Alaphilippe, une chance française

Julian Alaphilippe lors du Tour de France 2018.
Julian Alaphilippe lors du Tour de France 2018. Jeff PACHOUD / AFP

Depuis 1997, l'année du titre de Laurent Brochard, la France ne compte que deux podiums aux Mondiaux de cyclisme. Pour cette nouvelle édition en Autriche sur le terrible circuit d’Innsbruck, le Tricolore Julian Alaphilippe est cité parmi les favoris de la course Elite hommes, organisé le dimanche 30 septembre.

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A 26 ans, Julian Alaphilippe affiche ses ambitions. Le meilleur grimpeur du dernier Tour de France se dit « impatient d’en découdre » sur le difficile circuit d’Innsbruck, dont le parcours s’annonce comme le plus compliqué de l’histoire des Championnats du monde de cyclisme sur route, avec des montées à répétitions et aux pourcentages parfois dantesques.

Une saison prolifique

Il faut dire que Julian Alaphilippe a réalisé une saison pleine avec 8 victoires, dont deux sur des classiques : la Flèche Wallonne et la Clasica San Sebastian. Sans compter ses deux étapes sur le Tour de France, au Grand-Bornand et à Bagnères-de-Luchon. « Il faudra battre Alaphilippe ». Voilà le discours de beaucoup de sélectionneurs étrangers.

Pourtant, il faut remonter à 1997 pour voir un Tricolore se parer du maillot arc-en-ciel de champion du monde, avec Laurent Brochard à San Sebastian (Espagne). Le sélectionneur de l’équipe de France, Cyrille Guimard, qui apprécie la personnalité de Julian Alaphillippe, sait aussi que son coureur, meilleur puncheur et coureur de classiques français, est « l’homme dangereux » pour les autres nations.

Guimard ne veut pas parler de leader, plutôt d’un chef de file. Romain Bardet et Thibaut Pinot sont aussi des pointures pour les Bleus. « Un leader, c'est valable pour une équipe de marque qui travaille toute l'année ensemble. En équipe de France, c'est pour une journée », avance-t-il.

Près du but, déjà en 2017

« J'ai vu quelqu'un qui a le sens des responsabilités et du devoir, qui a aussi le sens du sacrifice », ajoute Cyril Guimard. Julian Alaphilippe était passé près du succès lors des Mondiaux 2017 à Bergen en Norvège. En tête pendant dix kilomètres dans le final, le Français avait été avalé par le peloton au dernier kilomètre. « Je ne me rappelle plus à quelle distance de l'arrivée je me suis fait rattraper, tant je suis déçu », avait déclaré Alaphilippe, finalement 10e du sprint.

Depuis 1997, la France ne compte que deux podiums aux Mondiaux : une médaille de bronze à chaque fois, Jean-Cyril Robin en 1999 et Anthony Gesmo en 2005. Ce qui n’empêche pas la France d’être un des outsiders de cette édition 2018 en Autriche.

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