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Football

Foot: Stéphanie Frappart va arbitrer une rencontre de première division

Stéphanie Frappart lors d'une rencontre de Ligue 2 entre Valenciennes et Béziers, le 19 avril 2019.
Stéphanie Frappart lors d'une rencontre de Ligue 2 entre Valenciennes et Béziers, le 19 avril 2019. FRANCK FIFE / AFP
4 mn

Stéphanie Frappart, première femme arbitre à officier en deuxième division (Ligue 2) va devenir lors de la rencontre entre Amiens et Strasbourg la première à arbitrer un match du championnat de première division (Ligue 1), en France. Ce match lui servira de préparation pour le Mondial féminin 2019 qui se jouera dans l’Hexagone.

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À 35 ans, Stéphanie Frappart sera au sifflet pour la rencontre entre Amiens et Strasbourg dimanche 28 avril. Ce sera une première dans l’histoire du championnat de première division en France (Ligue 1). Jusque-là, seule Nelly Viennot a été arbitre assistante en bord du terrain, pendant dix ans dans l'élite jusqu'en 2007.

Retenue pour la Coupe du monde féminine en France

Stéphanie Frappart a commencé à se faire une place chez les hommes en deuxième division (Ligue 2), où elle a débuté en 2014, devenant la première femme à arbitrer un match pro masculin. Elle a dirigé 14 rencontres cette saison. Auparavant, elle avait arbitré à l'échelon national (troisième division).

Stéphanie Frappart s'est illustrée au niveau international chez les dames, avec deux parties à la Coupe du monde 2015 et la finale du Mondial des moins de 20 ans l'été dernier.

Seule arbitre centrale française retenue pour la Coupe du monde féminine 2019 en France (7 juin au 7 juillet), Stéphanie Frappart évoquait devant la presse la possibilité d’officier en Ligue 1. « Bien sûr que j'ai envie d'y aller parce que je suis une compétitrice, disait-elle, mais il y a aussi tout un parcours à faire pour arriver à cet échelon. On peut toujours penser qu'on a le niveau pour y aller, mais peut-être que d'autres sont meilleurs. Ça viendra le jour où j'aurai prouvé que je peux y aller. »  À l’heure actuelle, il ne s'agit pas d'une promotion définitive en Ligue 1, mais d'une rencontre qui s'inclut dans la préparation de la Française pour le Mondial 2019.

Une reconnaissance de ses compétences

« La FIFA a invité les Fédérations possédant une arbitre retenue pour ce Mondial féminin, à les préparer dans les meilleures conditions en vue de cette compétition de haut niveau. Leur préparation, technique, athlétique, sera aussi axée sur l'utilisation de l'assistance vidéo, qui sera en fonction lors de cette Coupe du monde », a indiqué la Fédération française de football.

« Déjà, arriver à ce niveau-là (Ligue 2), ce n'est pas donné à tout le monde. Je suis dans les 40 meilleurs arbitres français et dans les 27 arbitres mondiales chez les filles », avait confié Stéphanie Frappart à l'AFP, début avril.

« Après, l'accession à la Ligue 1, un peu comme la Ligue 2, je le vois plus comme une reconnaissance de mes compétences. Je ne veux pas qu'on me mette en haut de l'affiche ou en Ligue 1 parce que je suis une femme », a-t-elle poursuivi. « Ce n'est pas à moi de vous dire que j'ai le niveau. On est une vingtaine d'arbitres donc forcément, moi je vais vous dire que j'ai le niveau, mais est-ce que l'autre n'est pas meilleur que moi ? Ça viendra ».

« Cette désignation s’inscrit dans son programme jusqu’à la Coupe du monde. On veut lui offrir du temps de jeu d’autant que l’assistance vidéo sera utilisée au Mondial », indique à RFI Pascal Garibian, Directeur technique de l'arbitrage à la FFF. « En Ligue 2 elle est intégrée dans le paysage et elle va s’enrichir en termes d’expérience. En tout cas elle a toute notre confiance. On verra si à la fin de la saison, elle bénéficie d’une promotion pour intégrer la Ligue 1 », ajoute-t-il en précisant que la Fédération travaille pour avoir « d'autres Stéphanie ».

Sur les traces de Bibiane Steinhaus

Stéphanie Frappart a débuté sur le terrain en même temps que Corinne Diacre, lorsque l'actuelle coach de l’équipe de France était sur le banc de Clermont.

Cette première française intervient moins de deux ans après les débuts de l'Allemande Bibiane Steinhaus, 40 ans, devenue en septembre 2017 la première femme arbitre dans un grand championnat professionnel, à l'occasion du match entre l'Hertha Berlin et le Werder Brême. Elle a continué cette saison à arbitrer en Bundesliga. Tous niveaux confondus, la FFF dénombre 1 000 arbitres féminines, amateures, et compte bénéficier de l'effet de levier du Mondial 2019 pour tendre vers la barre des 1.500 arbitres à moyen terme.

Stéphanie Frappart est la seule femme à pouvoir vivre en partie de ses fonctions d'arbitre, dans « une sorte de semi-professionnalisme avec un fixe mensuel et des indemnités de matches », a expliqué en avril à l'AFP Pascal Garibian. Elle travaille encore trois jours par semaine à côté.

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