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Football

Ligue des champions: les Lyonnaises règnent sur l’Europe pour la 6e fois

Les Lyonnaises ont surclassé les Barcelonaises en finale de la Ligue des champions 2019.
Les Lyonnaises ont surclassé les Barcelonaises en finale de la Ligue des champions 2019. Lisi Niesner/Reuters
6 mn

Triples tenantes du titre, les joueuses de l’Olympique lyonnais n’ont laissé aucune chance au FC Barcelone, écrasé en finale de la Ligue des champions ce 18 mai (4-1). Grâce notamment à son Ballon d’or Ada Hegerberg, le club du Rhône s’adjuge son 6e titre européen et assoit un peu plus sa domination.

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Les filles ont vengé les garçons. Ou plutôt, les filles ont à nouveau montré la voie aux garçons. Le 13 mars dernier, en huitièmes de finale de la Ligue des champions masculine, les Lyonnais se faisaient éjecter sans ménagement par le FC Barcelone. Ce samedi 18 mai, ce sont les Barcelonaises qui ont été dévorées par l’ogre lyonnais à un tout autre niveau : en finale de la Ligue des champions féminine. A Budapest, l’OL a littéralement écrasé le Barça (4-1).

Les Lyonnaises n'étaient venus pour plaisanter

Ultra-dominatrices en France et en Europe depuis des années, les joueuses coachées par Reynald Pedros avaient tout pour elles avant le coup d’envoi : la confiance, l’expérience de sept finales de Ligue des champions jouées en neuf ans (cinq victoires, deux défaites, le talent, le statut de favorites avec trois titres de rang... Mais en grandes professionnelles, la capitaine Wendie Renard et ses coéquipières savaient qu’un match n’est jamais joué d’avance, d’autant que le Barça féminin progresse saison après saison.

Vendredi, les vice-championnes d’Espagne prévenaient d’ailleurs leurs adversaires. Lieke Martens, l’attaquante néerlandaise, rappelait : « Tout le monde attend que l’OL gagne, mais il ne faut pas nous oublier. » « Elles ne sont pas invincibles », ajoutait leur coach Lluis Cortes.

Si les championnes d’Europe avaient besoin de motivation supplémentaire, alors ces mots ont été très efficaces. Wendie Renard annonçaient déjà, à 24 heures de la finale, que l’OL avait l’intention de « démarrer très fort, faire mal ».Et ça s’est vu de manière flagrante sur la pelouse du Groupama Arena, à Budapest en Hongrie, théâtre de cette finale débutée à 18h00.

Le onze des Lyonnaises au coup d'envoi de la finale de la Ligue des champions 2019 contre le Barça.
Le onze des Lyonnaises au coup d'envoi de la finale de la Ligue des champions 2019 contre le Barça. Lisi Niesner/Reuters

Hegerberg surpuissante, l'OL un peu plus au sommet

Dzsenifer Marozsan, internationale allemande mais qui a aussi la nationalité hongroise, a donné le ton. Née à Budapest il y a 27 ans, l’attaquante a peut-être été inspirée par l’air de la capitale. Bien trouvée par Shanice van Sanden, la Lyonnaise a ouvert le score sans problème (5e). Un événement déjà que ce but : la défense de fer de Barcelone n’avait plus cédé depuis un match contre les Kazakhes du BIIK Kazygurt en septembre. Ni Glasgow City, ni Lillestrom, ni le Bayern Munich n’étaient parvenus à faire plier l’excellente gardienne Sandra Panos depuis lor ; Dzenifer Marozsan l’a fait, et ce n’était que le début du calvaire catalan.

Après Marozsan, Van de Sanden a offert le but du 2-0 à Ada Hegerberg, buteuse après un contrôle dans la surface suivi d’un tir bien placé (14e). La Norvégienne, devenue en décembre dernier la première lauréate du Ballon d’Or féminin, s’est enflammée ensuite. Elle a mis le Barça KO debout en reprenant ensuite un centre d’Amel Majri (19e). Et Hegerberg s’est chargée du coup de grâce à bout portant (30e). 4-0 après seulement une demi-heure de jeu : un supplice terrible pour le Barça, surclassé dans tous les domaines et impuissant face à une Ada Hegerberg sur une autre planète.

Ada Hegerber, Ballon d'Or 2018, a signé un triplé pour l'OL face au Barça, le 18 mai 2019.
Ada Hegerber, Ballon d'Or 2018, a signé un triplé pour l'OL face au Barça, le 18 mai 2019. Bernadett Szabo/Reuters

Bien trop fortes pour les Barcelonaises, les « Fenottes » ont pu gérer leur avance en seconde période en ne laissant aucun espoir de « remontada » à leurs adversaires. La Nigériane Asisat Oshoala a seulement pu sauver l'honneur dans les dernières minutes (89e). Cela fait donc six Ligues des champions (2011, 2012, 2016, 2017, 2018 et 2019) pour le club lyonnais présidé par Jean-Michel Aulas. Le dirigeant réussit, avec la section féminine, à assouvir son rêve de suprématie européenne.  Sur l’échiquier du football féminin en Europe, la hiérarchie est claire : il y a Lyon, et il y a les autres.

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