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Cyclisme

Tour de France 2019: lutte ouverte pour le maillot jaune, Bernal en favori

Les coureurs de l'équipe Ineos Egan Bernal (g.) et Geraint Thomas pendant l'entraînement.
Les coureurs de l'équipe Ineos Egan Bernal (g.) et Geraint Thomas pendant l'entraînement. REUTERS/Christian Hartmann

La 106e édition du Tour de France s'élance samedi de Bruxelles, en Belgique. Au programme : 21 étapes, 3 480 kilomètres et plusieurs cols légendaires à escalader pour conquérir le mythique maillot jaune. Pour ses 100 ans, la tunique emblématique de la Grande Boucle pourrait couvrir les épaules d'un petit jeune : le Colombien Egan Bernal, 22 ans, fait figure de favori dans une course très ouverte.

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Pas besoin d'éplucher la liste des partants : d'un coup d'œil, on remarque les absents. Le Britannique Christopher Froome, le Sheriff du Tour, rêvait de coudre une cinquième étoile sur son maillot. Son ambition s'est fracassée contre un mur, le mois dernier, près de Roanne, alors qu'il répétait ses gammes sur le parcours du contre-la-montre du Criterium du Dauphiné. Le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième l'an passé, rêvait de grimper la dernière marche. Las, son début de saison est une collection de chutes et d'abandons. Il ne sera pas de la partie.

Sur les 176 coursiers annoncés, deux anciens vainqueurs seront au départ, dont le sortant Geraint Thomas, mais le Gallois est tombé récemment en Suisse. Résultat : préparation tronquée, forme incertaine.

Pour d'autres raisons, on colle un gros point d'interrogation au champion 2014, l'Italien Vincenzo Nibali. Coureur racé, intelligent, expérimenté, il a une bonne tête de vainqueur, mais il a terminé 2e de son tour national au mois de mai, et l'enchaînement Giro - Tour dans le même état de forme relève du miracle.

Dans ce contexte, le grand favori est un petit jeune : le Colombien Egan Bernal, 22 ans seulement. Avec ses faux airs de Fausto Coppi dans l'allure, il allie classe et talent : fort en contre-la-montre, très fort en montagne et même déjà fin tacticien. C'est un coureur complet, vainqueur récemment de Paris-Nice et du Tour de Suisse, deux courses d'une semaine.

Un statut de co-leader

Autre atout dans la manche du Colombien : son équipe, Ineos (ex-Sky). L'armada britannique a changé de nom, pas de braquet. Dans la plaine, pour éviter les pièges des premiers jours, notamment sur les petites routes belges, Bernal pourra ainsi s'appuyer sur les robustes Dylan Van Baarle, Luke Rowe et autres Gianni Moscon.

En montagne, s'il a besoin d'un train pour l'emmener au sommet du Tourmalet, du Galibier ou de l'Izoard, le jeune prodige aura des wagons de TGV : Michal Kwiatkowski, Wout Poels, voire... Geraint Thomas. Le tenant du titre et Bernal devaient se partager le leadership dans une stratégie à deux têtes caractéristique de la formation britannique, mais les cartes pourraient être rebattues si le Gallois n'est pas dans sa forme optimale.

Dans tous les cas de figure, le Colombien, favorisé par un parcours montagneux, pourra courir sans muselière, contrairement à ses débuts dans le Tour, l'an dernier. Chargé d'épauler Froome et Thomas, il avait semblé à plusieurs reprises plus saignant que ses leaders, sans aller jusqu'à jouer sa carte personnelle. Dans une équipe où tout est pesé, mesuré, calculé, le crime de lèse-majesté est irréparable. Bien sagement, Bernal avait bouclé la boucle à la 15e place du classement général.

Cette fois, il devra aussi assumer la pression d'un statut de leader et favori dans la plus grande course du monde. En est-il capable ? Les trois prochaines semaines devraient donner plus d'indications sur la véritable consistance de la pépite colombienne.

Des Bleus en jaune ?

En plus de la pression, Egan Bernal devra composer avec une meute de vieux loups. De ses compatriotes Rigoberto Uran et Nairo Quintana au Danois Jakob Fuglsang, en passant par les jumeaux Yates, les autres prétendants au paletot jaune (hormis peut-être l'Espagnol Enric Mas) ont de la bouteille, qualité indispensable dans une course de trois semaines.

Même constat pour les deux principales chances françaises : Thibault Pinot et Romain Bardet approchent de la trentaine, ils ont tous les deux connus le podium et sont plus que jamais des successeurs crédibles à la succession de Bernard Hinault, dernier vainqueur français en 1985. Le premier nommé, libéré par sa victoire au Tour de Lombardie 2018 et épaulé par une solide équipe Groupama-FDJ, possède un vélo d'avance, mais le second est un modèle d'abnégation.

Vainqueur du classement de la montagne et de deux étapes l'an passé, Julian Alaphilippe devrait de nouveau se concentrer sur ces objectifs, tout comme le nouveau champion de France, le Breton de l'équipe Arkéa-Samsic Warren Barguil.

Enfin, pour le maillot vert, lutte intéressante entre le sexptuple vainqueur, le polyvalent Peter Sagan et deux sprinters purs : l'Italien Elia Viviani et le Néerlandais Dylan Groenewegen.

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