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XV de France: Ollivon a enfilé le costume de capitaine

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Nice (AFP)

Le nouveau patron, c'est lui. Charles Ollivon, 26 ans et 11 sélections, va devenir dimanche face à l'Angleterre le 92e capitaine du XV de France. Un rôle particulier, décrypté par quelques uns de ses illustres devanciers.

A Nice, où les Bleus se sont préparés, il a joué les guides. Sur le terrain, pour relancer un coéquipier égaré ou en encourager un autre. Sur le terrain, comme en dehors, le géant basque (1,99 m, 108 kg) était partout.

A l'hôtel, il déambulait avec un grand sourire et toujours un petit mot pour chacun. Mais aussi les marques de ses combats passés clairement visibles sur le visage.

Visiblement, le Basque "habite" déjà le rôle. "Il est prêt à mettre la tête là où certains ne mettraient pas le pied et ça, c'est important", souligne Abdelatif Benazzi, 78 sélections entre 1990 et 2001, dont 11 comme capitaine.

"Il ne faut pas changer, il faut rester le même, surtout auprès des joueurs. Il faut continuer à chambrer avec eux, à parler avec eux", ajoute "Abdel" qui a connu son premier capitanat en 1996, face aux champions du monde en titre sud-africains, "un match très dur, un sacré challenge".

"Il faut impliquer les joueurs eux-mêmes en leur disant que, même s'il faut un capitaine, il faut quatorze autres leaders. Sans eux, on ne peut pas exister. Il faut non seulement les valoriser mais aussi les responsabiliser. Une équipe, ça ne se gère pas avec un capitaine. Il faut tous être capitaines et leaders dans l'âme", souligne Benazzi, qui ne veut pas voir Ollivon "prendre tout à coeur".

Détenteur du record français des sélections (118, dont 42 capitanats), Fabien Pelous a une vision un peu plus pragmatique.

"Le premier rôle du capitaine en équipe de France, c'est de mobiliser au maximum les joueurs sur l'événement. C'est le départ de quelque chose donc la principale tâche de Charles sera de trouver les bons relais dans cette équipe pour construire quelque chose de durable et que ça ne repose pas trop que sur lui", lance l'ancien Toulousain, deuxième dans la hiérarchie des capitaines, derrière Thierry Dusautoir (56).

- Ollivon fait l'unanimité -

Au passage, Fabien Pelous avance que le fait d'affronter les Anglais constitue un bel atout pour Ollivon. "C'est assez confortable, de commencer contre une grosse équipe. De fait, les joueurs sont mobilisés. Et, de fait, on va avoir des attentes un peu moindres... Les joueurs sont mobilisés contre les grosses équipes, comme l'Angleterre ou les All Blacks. Quand on joue l'Italie, c'est peut-être un peu moins vrai. Au final, le travail du capitaine est peut-être un peu plus compliqué quand on affronte l'Italie que contre l'Angleterre", ajoute Pelous, avec en mémoire son premier capitanat... une défaite face à l'Italie (40-32) en 1997.

Surtout, Charles Ollivon semble avoir conquis ses coéquipiers. "C'est un super gars. Ce n'est pas pour rien qu'il est capitaine. Il fédère vachement, il est très simple. Le rôle lui va très bien", estime le 3e ligne François Cros (Stade Toulousain).

"Il ne se prend pas la tête, il prend les choses comme elles viennent, sans trop se poser de questions", prolonge Baptiste Serin, qui le côtoie désormais à Toulon.

Ollivon pourra en outre compter sur "le soutien" de deux de ses prédécesseurs, le sélectionneur des Bleus Fabien Galthié (24 capitanats en 65 sélections) et le manager général Raphaël Ibanez (41 capitanats en 98 sélections).

"Avec le Tournoi qui approche, il y a un double enjeu. D'abord, être là pour lui, avec nos propres expériences de capitaine, de l'accompagner pour l'aider dans sa prise de responsabilité, dans sa montée en puissance", a d'ailleurs assuré Ibanez, qui avait étrenné la fonction... contre l'Angleterre, le 7 février 1998. Ce jour-là, le XV de France s'était imposé (24-17) avec une équipe rajeunie. Un sacré clin d'oeil...

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