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MMA: Retour d’Abdul Razak Alhassan, l’étoile noire déchue de l’UFC

Le Ghanéen Abdul Razak Alhassan, en janvier 2020.
Le Ghanéen Abdul Razak Alhassan, en janvier 2020. Photo by Barry Chin/The Boston Globe via Getty Images
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Le 15 juillet 2020 près d’Abou Dabi aux Émirats arabes unis, Abdul Razak Alhassan affrontera le Tunisien Mounir Lazzez chez les mi-moyens de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus puissante ligue d’arts martiaux mixtes (MMA) au monde. Le Ghanéen de 34 ans fera son grand retour à l’UFC, après deux années d’absence liées à un procès pour viols.

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Pour Abdul Razak Alhassan, l’île de Yas, où l’Ultimate Fighting Championship (UFC) va organiser une série de combats d’arts martiaux mixtes (MMA) en juillet, ressemblera sans doute à un paradis. Pas seulement parce qu’il s’agit d’un haut lieu du tourisme balnéaire aux Émirats arabes unis. Mais aussi et surtout parce que c’est là, près d’Abou Dabi, que le Ghanéen va reprendre une carrière prometteuse interrompue depuis il y a près de deux ans.

Procès pour viols

Une ascension stoppée en septembre 2018, quelques jours après sa 11e victoire en 10 combats de MMA. Deux semaines après avoir mis KO l’Américain Niko Price, le natif d’Accra est en effet inculpé au Texas. Deux femmes l’accusent de viols alors qu’il officiait en tant que videur dans un bar, en mars 2018. Lors d’une audition, Abdul Razak Alhassan a reconnu un rapport avec l’une des deux plaignantes mais a affirmé que cette relation était consentie.

Après deux années de procédure, le 6 mars 2020, celui qu’on surnomme « Judo Thunder » est déclaré non-coupable, malgré des zones d’ombre dans ce dossier. Dans la foulée, Abdul Razak Alhassan s’épanche sur les réseaux sociaux : « Au cours des deux dernières années, j’ai vécu un cauchemar éveillé. Je ne pensais pas que je vivrais ce genre de choses un jour. Ça fait mal, ça fait tellement mal que je ne peux même pas décrire ce que je ressens sans avoir envie de m’arracher la tête. »

Retour en scène

Près de cinq mois après le verdict, c’est donc dans une cage et non pas dans une cellule que le « Black Star » se trouvera, le 15 juillet. Il aura en face de lui le Tunisien Mounir Lazzez, un nouveau combattant de la ligue. Abdul Razak Alhassan tentera à cette occasion de reprendre sa marche en avant, lui qui restait sur 4 succès en 5 sorties à l’UFC. Car jusqu’en 2018, cet ancien judoka faisait figure de prétendant potentiel à la ceinture de champion des poids mi-moyens (welterweight). Un titre actuellement détenu par le Nigérian Kamaru Usman.

À 34 ans et après une si longue pause, Abdul Razak Alhassan peut-il redevenir un épouvantail chez les welterweight ? Fernand Lopez, entraîneur français réputé y croit : « Razak est un sérieux concurrent et il l’a toujours été. Malgré son âge, il reste extrêmement dangereux. Il me rappelle beaucoup Usman Kamaru dans le sens où il a un background de judoka. Il a une grosse solidité. Il est très équilibré, difficile à faire tomber et très stable sur ses appuis. Et puis, il a une très grande dextérité. Il reste aussi extrêmement dangereux sur un coup, avec un transfert de poids incroyable. Sans aucun doute, c’est un des meilleurs espoirs de l’Afrique. »

Abdul Razak Alhassan peut aussi compter sur son entourage. Le Ghanéen appartient à l’écurie du manager Américano-Égyptien Ali Abdelaziz qui compte des stars comme Usman, le Russe Khabib Nurmagomedov ou l’Américain Henry Cejudo.

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