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Tennis: colère envers Novak «Djokovid» après son test positif

Le Serbe Novak Djokovic.
Le Serbe Novak Djokovic. REUTERS/Antonio Bronic/File Photo
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Testé positif à la Covid-19, Novak Djokovic suscite la colère depuis ce 23 juin 2020. Le tennisman serbe, figure de proue d’une tournée caritative dans les Balkans (Adria Tour), est taxé d’irresponsabilité. Le numéro un mondial, rebaptisé « Djokovid » sur les réseaux sociaux, risque de mettre du temps à restaurer son image.

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Novak Djokovic, superstar du tennis, a gagné un nouveau surnom sur les réseaux sociaux et il est tout sauf flatteur : « Djokovid ». Ce 23 juin 2020, le numéro un mondial au classement des joueurs professionnels (ATP) a révélé que sa femme et lui avaient été testés positifs à la Covid-19. Comme d’autres participants – Grigor Dimitrov (19e), Borna Coric (33e) et Viktor Troicki (184e) – de l’Adria Tour, cette tournée caritative prévue du 13 juin au 5 juillet dans quatre pays des Balkans (Serbie, Croatie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine).

Des joueurs critiques

Les images des deux premières étapes, à Belgrade (13-14 juin) et à Zadar (20-21 juin), ont provoqué l’incompréhension d’une partie du monde du tennis. On y voit Djokovic et consorts s’enlacer, jouer au basket et au football, danser en boîte de nuit, ou se mêler à des dizaines de fans, sans le moindre respect des gestes barrière. « Je suis profondément désolé que notre tournoi ait pu causer de tels dommages, a déclaré le Serbe sur Twitter. Nous avons eu tort, c'était trop tôt ».

Des excuses qui n’ont pu empêcher les critiques, alors que les associations de tennis masculin (ATP) et féminin (WTA) viennent d’annoncer la reprise des compétitions officielles pour août, après trois mois d’interruption liée au coronavirus. L’Australien Nick Kyrgios, connu pour ses légendaires coups de sang, a été un des premiers à dégainer, via les réseaux sociaux : « Ne mentionnez pas ce que j'ai pu faire d'"irresponsable" par le passé ou ce qui a pu être qualifié de "stupide". Là, ça dépasse tout. » Le Britannique Andy Murray y est allé d’un commentaire plus mesuré : « Je ne pense pas que ça ait donné une très bonne image du tennis. »

Des fans déchaînés

C’est surtout l’image de Novak Djokovic qui est écornée par cette affaire. L’intéressé a pourtant essayé de se justifier. « Tout ce que nous avons fait depuis un mois était fait avec le cœur pur et avec les intentions sincères », a-t-il assuré, soulignant que l’Adria Tour avait été organisé « à un moment où la force de l’épidémie baissait […], avec l'idée d'aider les joueurs de tennis de la région, de créer des conditions pour qu'ils jouent, pour qu'ils aient des revenus afin de surmonter plus facilement cette période difficile ».

Il n’empêche, certains fans ne semblent pas prêts à lui pardonner. « Ce n’est pas vraiment une breaking news : Novak Djokovic est un idiot. C’est Novax Djokovid, n’est-ce pas ? », lâche l’un d’entre eux.  « Je regarde les images [du Serbe danser en boîte de nuit, Ndlr]. Oh mon Dieu, tu es tellement stupide, Novak Djokovid ! », s’exclame un autre.

En mars dernier, le basketteur français Rudy Gobert avait dû supporter un torrent d’insultes et des menaces de mort après être devenu le premier joueur NBA testé positif à la Covid-19. Quelques jours plus tôt, le pivot du Jazz d’Utah était filmé en train de blaguer sur le coronavirus, touchant les affaires de ses coéquipiers ou mettant ses mains sur les dictaphones de journalistes. « Vous vous souvenez quand Rudy Gobert a fait ses idioties, qu’il a chopé le Covid et qu’on l'a désigné mec le plus crétin du monde du sport ? Eh bien, c’était vrai, mais honnêtement, Djokovic l’a surpassé », lance un Internaute.

Des défenseurs aussi

Novak Djokovic a tout de même ses défenseurs pour rappeler que la Serbie recense officiellement peu de cas de coronavirus et que la gestion de l’étape à Zadar par la Fédération croate avait été très critiquée.

Dans le quotidien L’Équipe le Français Julien Boutter, organisateur de tournoi, a ainsi volé au secours de « Djoko ». « Tout le monde était d'accord pour venir. S'il était dans son droit, s'il a suivi les règles sanitaires de son pays et que les joueurs ne sont pas venus le couteau sous la gorge, il n'est pas critiquable », estime le directeur de l’Open Moselle.  Et de conclure, en vue des prochaines compétitions : « La réflexion intelligente à avoir est de se dire qu'on a eu une réplique d'un événement tennistique important, voilà les conséquences. Qu'est-ce qu'on fait ? C'est une bonne leçon. Je le compare à un crash-test de voiture. On pensait que c'était parfait mais on se rend compte qu'il y a un couac. À nous de le corriger. »

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