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PSG: Edinson Cavani, à jamais l'idole du Parc des Princes

Edinson Cavani célèbre son 200e but sous le maillot du Paris SG contre Bordeaux au Parc des Princes le 23 février 2020
Edinson Cavani célèbre son 200e but sous le maillot du Paris SG contre Bordeaux au Parc des Princes le 23 février 2020 AFP/Archives
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Paris (AFP)

Edinson Cavani restera pour longtemps le meilleur buteur du PSG devant les superstars Ibrahimovic, Neymar ou Mbappé: faute d'annonce d'une prolongation de contrat, l'Uruguayen s'achemine mercredi vers une sortie en catimini à Paris, où il laissera des supporters conquis, à défaut d'un sacre européen.

La fin de son aventure, précipitée par le coronavirus et l'arrêt des compétitions, n'était pas celle rêvée par ses milliers de fans. Mais n'en déplaise à "Ney", "Kyky", ou le capitaine Thiago Silva, même quand il était remplaçant, le chouchou à Paris, c'est "Edi"!

Un temps relégué derrière la recrue Mauro Icardi dans la hiérarchie des attaquants, l'Uruguayen (33 ans) a réussi l'exploit de rester le favori du public parisien.

Avec la même scène lors de ses entrées en jeu: des "Cavani, Cavani" qui retentissent dans les virages du Parc des Princes, toujours prêts à entonner un chant à sa gloire sur l'air des "Démons de minuit".

Dernier épisode marquant avant cette date butoir du 30 juin, synonyme de fin de son contrat sauf improbable accord de dernière minute? Son 200e but inscrit devant son public fin février contre Bordeaux (4-3) dans la ferveur la plus totale et qui l'a consacré comme le meilleur marqueur de l'histoire du club, loin devant Zlatan Ibrahimovic (156 buts).

"C'est magnifique pour moi. Je les remercie pour la chaleur, pour l'amour qu'ils me donnent, dans les moments difficiles, dans les moments de joie", avait-il déclaré, après avoir reçu l'hommage de ses équipiers, des supporters et du club, qui lui a remis un trophée spécial. Un moment qui résonne aujourd'hui comme une cérémonie d'adieu avant l'heure...

- De maladroit à "Matador" -

Comment expliquer une telle idylle? "Quand les Ultras reviennent au Parc en 2016 (après six ans d'absence, NDLR), Zlatan Ibrahimovic n'est plus là et l'homme en forme, c'est Cavani. Il y a aussi son côté simple, accessible, qui a créé une vraie communion", confie à l'AFP Philippe Goguet, fondateur du site Culture PSG.

Une passion extrême qui a conduit à l'une des plus graves polémiques depuis l'arrivée en grande pompe de Neymar à l'été 2017: la question du tireur attitré des penaltys de l'équipe, un "penaltygate" contre Lyon en septembre 2017 que le N.10 brésilien mettra du temps à digérer...

Pourtant, à son arrivée en 2013 contre une somme de 63,5 M EUR, Cavani, auréolé d'une réputation flatteuse à Naples, doit composer avec l'ombre imposante d'Ibrahimovic, star incontestée du projet qatari.

Exilé sur la gauche de l'attaque pour laisser toute la lumière à "Ibra", l'Uruguayen ronge son frein sans se plaindre. Sifflé pour sa maladresse technique, il finit par retourner les supporters grâce à un sacrifice défensif et un sens du but hors du commun. La naissance du "Matador".

Cavani "n'a jamais triché dans son investissement physique avec un don de soi mis au service du club. Avec ses cheveux longs, il représente bien l'aspect guerrier sud-américain, la fameuse +grinta+", analyse Philippe Goguet.

- Chasse, pêche, nature et finition -

De Laurent Blanc à Thomas Tuchel, tous ses entraîneurs louent son investissement "super professionnel".

Au point que ses retards après les fêtes de fin d'année passées en Uruguay sont vite pardonnés. Comme ses échecs répétés en Ligue des champions, le seul trophée qu'il n'a pas remporté avec Paris.

Discret sur sa vie privée, Cavani fait figure d'ovni dans la galaxie du "foot-business" où le nombre de "followers" est devenu aussi important que les statistiques individuelles.

Loin des fêtes mondaines prisées par Neymar et ses autres équipiers "latinos", "Edi" est prêt à mouiller la chemise si besoin, même s'il préfère passer son temps libre dans un étang en quête de poissons-chats, à Rambouillet ou à Salto, sa ville d'origine, pour "relâcher la pression".

Une image "antisystème" qu'il cultive même lors de la tournée commerciale du club parisien en Chine l'été dernier lors d'une partie de pêche improvisée.

"La pêche, c'est tout ce que j'aime!", avait-il confié sur le site du club. "La pêche, c'est comme le football. Il faut attendre le bon moment, le moment juste... comme un attaquant!"

Pour l'Uruguayen, le moment est apparemment venu de quitter le PSG. Avant, peut-être, de recroiser Paris sur la scène continentale à l'avenir, via un dernier gros contrat avec un grand club européen?

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